Publications

sauv.net

·  Appel pour le rétablissement des horaires de français.
·  Révolution technologique.
·  Réforme du lycée et enseignement des lettres.
·  Des nouvelles du bac et du brevet.

  Lycée et Bac Blanquer

  Réforme 2016 du collège.

 Qui sommes-nous ?
Nous sommes des enseignants de lettres et d'autres disciplines, des professeurs des écoles, des citoyens, animés par un idéal scolaire de gauche. Réunis dans un collectif fondé en 2000, nous sommes en lutte, depuis la "réforme" Allègre, contre l'affaiblissement, le dévoiement, voire la disparition de l'enseignement de la langue et de la littérature, et contre une série de transformations qui ont pour conséquence une baisse graduelle des exigences et des résultats de l'école publique. En savoir plus ...
 Adhésion & soutien
Vous pouvez relayer nos actions, nous informer de celles que vous menez ; vous pouvez nous envoyer un texte d'analyse, une contribution, un compte rendu d'ouvrage.
Rejoignez-nous
ou soutenez-nous !

16/04/2021 / LA REFORME BLANQUER...QUOI QU'IL EN COÛTE ?
Bilan de deux ans de réforme du lycée


Cette seconde année scolaire par temps de COVID correspond aussi à la seconde année de l'application de la réforme du lycée.
La gestion ubuesque de l'épidémie par le ministère de l'Education nationale, la succession de protocoles inapplicables, la mise en place d'une « continuité pédagogique » et d'un « enseignement distanciel » qui ressemblent pour l'un à un oxymore et pour l'autre à une antiphrase, et aujourd'hui la fierté de proclamer que l'Education continue de fonctionner alors que les classes ferment par centaines chaque semaine depuis la rentrée des vacances d'hiver... pourquoi un tel déni, pourquoi tant d'acharnement à sauver les apparences d'une école qui tournerait « normalement » ? C'est oublier, entre autres, que M. Blanquer joue le sort de SA réforme du lycée et du bac, entrée en vigueur en 2019-2020. Il veut donner l'impression que s'applique envers et contre tout cette réforme mal pensée, délétère, contre laquelle nous alertons depuis sa conception  [...]

Publication / 27/08/2020 / Bonjour Maîtresse ! Journal d'une institutrice d'aujourd'hui (Rachel Boutonnet)

Bonjour MaitresseDepuis 2008, Rachel Boutonnet a fait le choix d'enseigner en REP (ex ZEP). Elle tient un journal depuis plus de 10 ans et nous raconte ce qui se passe réellement dans ses classes. Relations avec le corps enseignant et avec les parents, prise en charge des enfants, investissement des collègues, histoires de vie des enfants, joies et déceptions, petits échecs et grandes victoires, elle nous livre un témoignage fort et poignant. Son credo ? Apprendre à lire et à écrire à tous les enfants, Croire que l'enseignement et son investissement vont permettre à des enfants souvent défavorisés socialement de s'en sortir, quitte à ne pas toujours suivre les réformes, les dogmes et les modes pédagogiques !


Suivez Rachel Boutonnet sur Facebook - Instagram

Agenda

 Propositions pour une nouvelle école démocratique
Tribune parue dans l'Obs du 18/04/2017 / Propositions pour une nouvelle école démocratique (Sauver les lettres)

      Télécharger le texte complet


10-07-21
Tribune / Marianne du 22/12/2020 / Jean-Michel Blanquer finit d'achever le lycée. (Harold Bernat et Mathias Roux)
Avec sa réforme du lycée et de l’orientation, Jean-Michel Blanquer a fini de relier entre eux les engrenages patiemment mis en place par les réformes successives de l’école afin de mettre en marche sa délétère mécanique, une machine à produire la dévalorisation de la connaissance, l’angoisse des élèves et des étudiants soumis à évaluation permanente et une sélectivité arbitraire. […]
Rappel de l’affichage des principes du projet initial : en finir avec la césure fondatrice entre, d’un côté, l’enseignement secondaire (où des élèves acquièrent les connaissances de la culture commune, à l’abri des urgences du monde des adultes) et, de l’autre, l’enseignement supérieur (où des étudiants se spécialisent dans une perspective professionnelle). Désormais, dès la Seconde, l’élève est invité à se penser comme un futur étudiant, destiné à s’insérer à terme sur un marché du travail. Il doit s’inscrire dans une perspective Bac -3/Bac +3 et individualiser son parcours à l’entrée de première en choisissant 3 spécialités parmi les douze possibles. Adieu les séries classiques, bonjour le lycée à la carte autorisant enfin chacun à trouver ce qu’il espère bon pour lui.
Presse /Libération du 16/06/2021 / Nouveau bac, le grand bric-à-brac (Cécile Bourgneuf)
[…] La pandémie a transformé les épreuves communes en contrôle continu. «Or le prof ne peut pas être à la fois celui qui entraîne au bac et celui qui corrige, parce qu’il est soumis à la pression des élèves, de leurs parents et des chefs d’établissement, qui ont pour objectif d’avoir un bon taux de réussite au bac», remarque le sociologue Pierre Merle. Ce système favorise donc des pratiques de notation plus généreuses, avec des lycées d’excellence qui se retrouvent à augmenter leurs notes pour éviter l’effet couperet de Parcoursup. Conséquence : «Peu importe leur établissement, la grande majorité des élèves ont de bonnes notes mais leur valeur n’a plus de signification.» Effet pervers de cette surenchère : les établissements d’enseignement supérieur ne savent plus sur quels critères sélectionner les candidats dans Parcoursup et se retrouvent à départager des élèves au centième de point près, voire à regarder le lycée d’origine des élèves…

Analyse / Sauver les lettres du 16/04/2021 / Bac de crise... ou crise du bac (Mireille Kentzinger)

Entre improvisation et annulation : le triomphe du contrôle continu
[…] Ce choix arbitraire du contrôle continu et le régime d’improvisation permanente seraient peut-être un peu moins inquiétants si on pouvait nous garantir qu’ils se limiteront à la période houleuse actuelle, mais on peut craindre qu’ils ne soient devenus la règle du fonctionnement général de l’institution en régime Blanquer : en effet, déjà en juin 2019, le Ministère, confronté àune forte opposition à sa réforme de la part des enseignants, avait réglé le problème des notes de bac retenues par des professeurs grévistes en se livrant à différents tripatouillages et procédures d’exception lors des jurys de bac, pour maintenir coûte que coûte une apparence de déroulement normal et pour faire taire les critiques.

Presse /Le Monde du 02/07/2021 / /« Logiciels qui dysfonctionnent, plate-forme inaccessible, ordres et contre-ordres à foison »… Nouvelles difficultés pour les jurys du bac. (Mattea Battaglia et Yassine Bnou Marzouk)
Toute la semaine, les organisations représentatives ont fait état de « couacs » en série. « Convocations tardives, incomplètes, incohérentes ou multiples, logiciels qui dysfonctionnent, plate-forme inaccessible, absence de réponse aux messages des personnels, ordres et contre-ordres à foison », énumère-t-on au SGEN-CFDT. « Avec les bugs de Santorin [un logiciel d’aide à la correction décrié par de nombreux enseignants], beaucoup de professeurs ont récupéré les copies en retard ou ont eu des soucis d’accès aux copies », expliquait alors Sophie Vénétitay, secrétaire générale du SNES-FSU. .
Tribune / Le Monde du 05/07/2021/ À toi, l'élève inconnu du baccalauréat de philo (Francis Métivier)
[…] Vient alors le moment fort, là où tu voulais en venir, ce qui semblerait être pour toi le bras d’honneur suprême : « Je me suis arrangé pour avoir la moyenne au contrôle continu. » « Arrangé », c’est bien le bon terme. Car pour les élèves de ta trempe, la manœuvre a bien consisté en des arrangements, des petits arrangements.
Combien sommes-nous, parmi les professeurs de philosophie, à avoir supporté, dès l’annonce du ministre, le marchandage d’élèves médiocres au plan moral, qui ont voulu voir leur moyenne augmenter artificiellement, sous prétexte de bienveillance, et en réalité pour pouvoir stopper (ou ne pas commencer) le travail de préparation à l’épreuve.
Cela dans un seul but : partir de l’épreuve au bout d’une heure. Pire : combien de chefs d’établissement (et ce dans toutes les disciplines) ont demandé à des professeurs de monter artificiellement les moyennes, tellement la pression de quelques parents et d’élèves pleurnichards a été importante ? .
Tribune / Le Monde du 21/06/2021/ Nous, professeurs de philosophie, nous abstiendrons de participer à la mascarade de cette édition (Francis Métivier)
La pandémie de Covid-19 a mis à mal l’organisation du bac. Elle a surtout révélé la logique de cette réforme : se passer des enseignants, de leur présence incarnée devant les élèves. Détruire la relation pédagogique pour lui substituer des procédures « neutres » d’évaluation. A la façon d’une machine. Les propos du ministre lors des Assises de l’intelligence artificielle pour l’école, tenues en décembre 2018, appelant à assister toujours plus le travail de correction des enseignants par les calculateurs artificiels, étaient limpides.
L’assistant pédagogique de la machine, dont on n’imagine quand même pas qu’il ait son mot à dire, corrigera à la chaîne grâce au menu déroulant d’annotations préenregistrées. Tel un robot, ce mot dérivé du tchèque « robota », qui signifie travail servile. [...] Un logiciel mouchard comptabilise le temps passé sur une copie, la régularité du travail, de sorte que des algorithmes façonnent un « retour d’expérience » auprès du ministre.
Nous, professeurs de philosophie, n’admettons pas que l’on refuse ainsi de penser. La dématérialisation des corrections, indice de l’ignorance des spécificités de notre métier, est un symptôme : elle renvoie à une dérive sociale, culturelle et écologique profonde, qui étend la contrainte à tous les niveaux de la société. Qui l’enserre dans la toile des algorithmes. Telle est déjà la logique coercitive de Parcoursup, qui a transformé en quelques années nos élèves en entrepreneurs de leur scolarité. .
Presse / Le Monde du 09/06/2021 / Comment Parcoursup refaçonne la sélection à l'entrée des grandes écoles (Soazig Le Nevé)
Des professeurs confirment l’inquiétude de leurs élèves et y voient le révélateur d’un dysfonctionnement de la plate-forme, où les écoles peuvent paramétrer à leur guise l’algorithme de tri classique proposé par le ministère de l’enseignement supérieur, nommé « outil d’aide à la décision ». « Le chaos habituel est décuplé, les classements incohérents révélant des situations scandaleuses », a dénoncé sur Twitter le professeur d’histoire Thibaut Poirot, qui voit grandir « le ressentiment de jeunes qui, malgré leurs bons dossiers, malgré leur investissement, nous disent aujourd’hui “ça n’a servi à rien de travailler” ».
La frustration des lycéens envers Parcoursup est une évidence pour Thomas Lagathu (directeur du concours Sésame, qui regroupe quatorze écoles dont Neoma, Kedge, l’Essec et l’EM Lyon), tant la promesse d’accompagnement faite par la réforme du lycée n’a pas été tenue. Les salons « virtuels » consacrés à l’orientation ont été « une catastrophe car il ne s’y est rien passé du tout » et des « erreurs d’orientation » sont à prévoir, prévient-il. .
Entretien / Le Monde du 02/07/2021/ « La non-hiérarchisation des vœux est la principale limite de Parcoursup » (Alban Mizzi)
Pour évaluer le niveau global d’un candidat, les nouveaux enseignements de spécialité font moins pencher la balance que ne le faisaient les séries L, ES et S, estime le chercheur Alban Mizzi, dans un entretien au « Monde ».
La non-hiérarchisation est la principale limite de Parcoursup, car elle invite à formuler le plus de vœux possible selon un calcul coût-bénéfice. Une formation simplement un peu envisagée donne lieu à une candidature. Il y a donc plus de vœux formulés sur Parcoursup qu’il n’y en avait sur APB (Admission post bac) et plus encore en cette période de crise sanitaire. Avec APB, les candidats avaient le résultat à quelques dates prédéfinies et, une fois le premier vœu accepté, les autres s’annulaient. Tout allait beaucoup plus vite. Sur Parcoursup, le candidat est placé dans des horizons temporels moins bornés, plus difficiles. .
Entretien / Philomagazine du 01/07/2021 / 2021 « Il faut non seulement défendre le grec et le latin, mais les rétablir partout où ils ont disparu » (Pierre Vesperini )
[…] Toute langue est une clé d’accès à une certaine culture. L’importance du latin et du grec est ailleurs : elle réside dans le fait que ces langues nous donnent la « clé d’accès » à l’esprit de toute notre culture. Nous pensons, que nous le voulions ou non, avec des mots, des notions, des images, des catégories, des valeurs hérités de l’Antiquité. Dès lors, de deux choses l’une : ou bien nous sommes incapables d’avoir conscience de cette détermination, et alors nous ne nous comporterons pas autrement que des machineries d’intelligence artificielle, exécutant des tâches programmées par les logiciels qui nous habitent. Ou bien nous sommes capables d’avoir conscience de cette détermination, et donc de la mettre à distance, de l’objectiver, de nous en émanciper le cas échéant – bref, d’être libres. On ne compte pas les esprits libres qui se sont constamment nourris aux sources classiques, et n’en ont été que plus capables de saisir la singularité de la modernité, que l’on songe à Karl Marx, lecteur d’Appien, à Clemenceau, lecteur de Démosthène, à de Gaulle, lecteur de César. .
Action / CNARELA (Coordination nationale des Associations régionales des Enseignants de Langues anciennes) / AudienceMEN2juillet2021.pdf
La CNARELA remercie le ministère de la recevoir à la suite de sa demande d’audience. Cette demande accompagnait l’envoi des motions votées lors de son Assemblée Générale du 29 mai 2021. François Martin souligne une fois de plus l’épuisement des professeurs de Lettres classiques qui font face, comme tous les ans, aux mêmes difficultés : les horaires non fléchés sont une source de conflits avec les directions ; les refus d’inscriptions d’élèves pourtant volontaires (collège et lycée) et l’impossibilité de cumul avec d’autres options sont intolérables, d’autant plus que l’argument des effectifs insuffisants est souvent utilisé par les personnels de direction pour fermer des options ; l’horaire limité la plupart du temps (voire réduit), les regroupements de niveaux, la concurrence avec certains dispositifs, les sections européennes et les autres options qui doivent être financés sur la marge horaire créent des tensions insupportables dans les équipes et font du métier un véritable enfer. .
Analyse / GRDS (Groupe de réflexion sur la démocratisation scolaire) du 20/10/2020 / École numérique, classe inversée, coronavirus et libéralisme scolaire (Nico Hirtt)
Une large coalition d’experts auto-proclamés, de pédagogues aventureux et d’économistes bien-pensants a profité de la crise du Coronavirus et de la fermeture subséquente des écoles pour avancer deux pièces maîtresses du libéralisme sur l’échiquier des débats scolaires : l’école numérique et la « classe inversée ». Dans cet article, nous analysons ces deux stratégies sous trois angles : celui de la transmission du savoir, celui des inégalités scolaires et celui du contexte économique sous-jacent à cette offensive. .
Presse / Libération du 05/07/2021 / Les profs au bout du boulot (Cécile Bourgneuf)
.

Contact & mentions légales - Adhésion & soutien - Livre d'or - Liens - Membres