Historique du site

07-12-11
 
Analyses / 2001-2011 : réflexions sur les programmes de français au lycée. (L’École des lettres)
La conception et l’écriture d’un programme d’enseignement constituent à coup sûr un exercice difficile : il faut du talent pour en présenter un nouveau, cautionné et promu par l’institution, sans désavouer l’ancien, qui fut prescrit quelques années plus tôt… De nos jours, les auteurs voudraient donner l’impression qu’ils bâtissent à chaux et à sable quand ils ne font que planter les décors éphémères du théâtre pédagogique. D’où ces textes, si habilement composés et argumentés qu’ils paraissent devoir échapper à toute contestation, d’autant que leur publication au BO les rend aussitôt sacrés. Pourtant, une question simple se pose : le nouveau programme corrige-t-il les défauts du précédent et est-il plus adapté aux conditions réelles d’enseignement ?
Analyses / 30 propositions destinées à achever l’école de la République. (Ufal)
« En base annuelle, les temps de travail des enseignants est : pour les agrégés, de 38 heures 38, pour les certifiés de lycées de 39 heures 30, pour les PLP de 38 heures 18. Selon une étude comparative élaborée par le ministère de l’Éducation nationale en mars 1998, le nombre d’heures dues par les enseignants français se situerait dans la moyenne européenne. » (Source : rapport du Sénat, 29 avril 1999). La conséquence est simple : surcharger de travaux périphériques les enseignants va peser sur la qualité de l’enseignement.
Communiqué / Romilly.com
Et voici qu'en lieu et place d'une politique volontariste de développement du latin et du grec, le ministère, dans un document de style marchand et aux relents managériaux, propose, « pour valoriser les initiatives pédagogiques innovantes en langues et cultures de l'Antiquité », un « prix Jacqueline de Romilly » où la « maîtrise de la langue ancienne » n'occupe que 10% d'un « projet » ou d'un « outil pédagogique inventif », à égalité avec des « compétences sociales ou civiques », l'ensemble passant par la mention d'« outils produits » et d'« effets obtenus » par une « pédagogie innovante », dans un contexte de « plus-value de l'action » (sic). Les prix à décerner ne sont pas des voyages en Grèce ou à Rome, mais des « tablettes », des « ressources numériques », ou « des vidéos ».
Presse / Libération du 23-11-11 : Les profs du primaire ne veulent pas de contractuels.
Jusqu'à présent, en cas d'absence d'un professeur des écoles (malade, en formation, en congé maternité, muté, en disponibilité...), les académies puisaient dans un double vivier : celui des titulaires remplaçants (apellés «brigades» ou «ZIL», pour Zone d'intervention localisée, selon la durée et la zone de remplacement), et celui de la liste complémentaire du concours de professeur des écoles, sorte de liste d'attente des lauréats.
Presse / Marianne2.fr du 26-11-11 : Comment 5 ans de sarkozysme ont massacré le réseau culturel français.
Jusqu'ici l'un des plus puissants au monde, le réseau culturel français est partout en charpie. Coupes budgétaires drastiques, mise en place chaotique du nouvel Institut français sur fond de guéguerres sarkozystes, l'avenir paraît bien sombre pour notre rayonnement international.

15-11-11
 
Analyses / L’Avenir des Langues Anciennes.
Quoiqu’il s’en défende, le propos de l’auteur est fondamentalement polémique. S’il reprend le titre de l’ouvrage de Pierre Judet de La Combe et Heinz Wismann, c’est parce qu’il veut régler avec eux des comptes philosophiques, comme l’annonce la double épigraphe jungienne. Sous cette invocation sont posées les bases d’un débat entre deux attitudes intellectuelles bien reconnaissables : l’une est accusée de surestimer la place de la conscience, émettrice de concepts et de règles ; l’autre entend réhabiliter celle de la nature dans l’activité de l’esprit, particulièrement en pédagogie, laquelle doit donc selon l’auteur privilégier la psychologie sur l’aspect théorique de la discipline.
Presse / Le Monde.fr du 04-11-11 : Des statisticiens accusent l’éducation nationale de faire de la rétention d'information.
Dans un communiqué, les statisticiens publics s'étonnent de voir que huit de leurs publications n'ont été ni publiées, ni mises à disposition du public sur le site Internet du ministère. Selon eux, des études annuelles, traitant par exemple du nombre d'élèves par classe ou de la réussite aux examens, sont mises en réserve par les services de Luc Chatel. [cf. Niveau des élèves de CM2 : une étude non-publiée de la Depp]
Presse / La Gazette.fr du 10-11-11 : Les députés adoptent un budget de l’Education raboté de 20 millions d’euros.
Les crédits destinés aux bourses de collèges et de lycées seront réduits de 11 millions d’euros, en raison de leur sous-utilisation et du nombre d’élèves à la rentrée 2011, et de 2 millions d’euros les crédits pour les fonds sociaux. La subvention des opérateurs de l’Enseignement scolaire pour charges de service public sera diminuée de 6 millions d’euros et les crédits de l’Enseignement technique agricole baissés d’un million d’euros.

17-10-11
 
Analyses / Pauvre Poucette.
" Ils peuvent manipuler plusieurs informations à la fois " nous dit Michel Serres. Soyons clair, le multitasking n'existe pas. Il est antinomique de notre fonctionnement cérébral. Placé en demeure de faire plusieurs choses à la fois, le cerveau se contente de passer d’une activité à l’autre, séquentiellement. Chaque transition coûte des erreurs et du temps. Par ailleurs, une bonne partie des ressources cognitives est alors happée par la gestion du processus de multitasking (il faut garder les infos en mémoire, arbitrer entre les tâches, ramener les données pertinentes en mémoire de travail, etc.). Il n'est dès lors pas étonnant que les mécanismes d’apprentissage et de mémorisation soient altérés, au niveau neuronal le plus basique, lorsqu’un sujet doit jongler entre deux tâches. Au plan comportemental, nos brillants " multitaskeurs " développent à long terme de sérieux troubles de l’attention, une grande distractibilité et, c'est plus inattendu, une moindre capacité à administrer de concert plusieurs tâches cognitives.
Analyses / "L'Estrade" n°12, septembre 2007.
Editorial - Les enseignants, la Région et la formation tout au long de la vie - A propos du rapport du HCE sur l’école primaire - Perles du passé - L’enseignement mis à mort d' A. Barrot.
Presse / Le Monde du 03-09-11 : Contre l'idéologie de la compétence, l'éducation doit apprendre à penser.
Ce jeu entre contraintes et ressources relève d'un travail pédagogique irréductible à l'accumulation de savoir-faire et à la pratique d'exercices mécaniques. Il renvoie à la capacité à inventer des situations génératrices de sens, qui articulent étroitement découverte et formalisation. Or, nous nous éloignons aujourd'hui à grands pas de cela avec des livrets de compétences qui juxtaposent des compétences aussi différentes que "savoir faire preuve de créativité" et "savoir attacher une pièce jointe à un courriel".
Que peut bien signifier alors "l'élève a 60 % des compétences requises" ? La notion de compétence renvoie tantôt à des savoirs techniques reproductibles, tantôt à des capacités invérifiables dont personne ne cherche à savoir comment elles se forment. Ces référentiels atomisent la notion même de culture et font perdre de vue la formation à la capacité de penser.
Presse / Le Monde.fr du 20-09-11 : La réforme Chatel des lycées est injuste et élitiste.
Les différentiels en termes d'offre de formation (plus ou moins une heure de mathématiques par exemple par élève d'un établissement à l'autre) commencent à apparaître en Seconde comme le montre notre enquête. Cette situation risque certainement de s'aggraver encore (nous avons relancé une enquête sur notre site) à partir de la rentrée 2011, avec la nouvelle classe de Première qui propose elle aussi des aménagements d'horaires différents d'un établissement à l'autre. Sur une scolarité entière (Seconde, Première, Terminale), un différentiel de deux à trois heures de mathématiques sera par exemple possible pour un élève d'une série S (il sera possible de la même manière en lettres) selon l'établissement qui l'accueillera. On peut désormais affirmer que cette réforme a pour conséquence immédiate l'émergence d'un lycée français à deux vitesses.
Presse / L'Humanité du 28-09-11 : Christian Laval : "l’école est au centre des nouvelles luttes des classes".
Pour ce qui est de l’UMP, rien ne freine plus la droite dans son projet de construction de l’école la plus purement capitaliste qui soit. Il s’agit de façon très ouverte de mettre en place une école concurrentielle, fonctionnant pour l’élite, et qui vise à faire de chaque établissement une petite entreprise avec à sa tête un "patron" qui aura tout pouvoir sur les enseignants. C’est en somme un programme à la fois néolibéral et néoconservateur des plus radicaux. Pour ce qui est du programme des socialistes, ce qui est frappant, c’est sa pauvreté. Il donne l’impression d’une simple répétition d’orientations très anciennes tirées des rapports des années 70 ou 80. C'est un programme, si on peut l'appeler ainsi, qui ne parvient pas à saisir le contexte nouveau dans lequel nous sommes. Les socialistes se sont interdit de comprendre depuis trente ans que l’école était soumise de plus en plus à une norme néolibérale. Lorsqu’ils promeuvent l’autonomie des établissements, ils ne semblent pas du tout comprendre que cette autonomie peut être prise dans des sens très différents et que, dans le contexte actuel de concurrence entre établissements, elle peut avoir des effets extrêmement négatifs sur l’objectif officiel que se donne le programme de lutte contre les inégalités. Il y a là une méconnaissance, volontaire ou non, du nouveau paradigme mondial de l’éducation.

29-08-11
 
Réforme / Explication de texte littéraire : un exercice à revivifier (pdf). (eduscol)
Intervention de Patrick Laudet, inspecteur général de l'éducation nationale, groupe des lettres, en séminaire interacadémique. 22 pages passionnantes... tout arrive !
Analyses / "L'Estrade" n°13, janvier 2008.
Sommaire : Editorial - Apprendre à lire - Maternelle et lecture - A propos du SNUipp - Sur un texte de Dehaene - Enseignement professionnel - Service minimum - Alléger le cartable - L’école mise en pièce - Informatique et orthographe.
Presse / Télérama du 24-08-11 : Malaise dans l'école : la bataille du primaire.
Des instituteurs qui refusent d'appliquer les nouveaux programmes. D'autres qui rendent leurs palmes académiques. Des parents qui occupent des écoles pour protester contre les fermetures de classes. L'école primaire, d'ordinaire la « grande muette » de l'Education nationale, crie au secours. Le malaise est plus ancien qu'il n'y paraît. En opérant des coupes claires (près de 9 000 postes en moins en 2011, 16 000 prévus en 2012), le gouvernement donne l'impression de tirer sur une ambulance. En 2007, dans son bilan annuel, le Haut Conseil de l'éducation révélait que « chaque année, quatre écoliers sur dix, soit environ 300 000 élèves, sortent de CM2 avec de graves lacunes ». Pire, les élèves en difficulté en CP le restent tout au long de leur scolarité.

14-06-11
 
Analyses / TV lobotomie de Michel Desmurget.
Ce livre, écrit par un chercheur en neurosciences, malgré son titre aguicheur laissant présager le pire, s’appuie sur des références (1193 références dont des livres grand public ne traitant pas directement du sujet, des articles de journaux à grand tirage, d’hebdomadaires, mais avec surtout des références d’articles de revues spécialisées pour chercheurs en neurosciences et médecins). Le style est alerte, acerbe. Le discours est très clair, soutenu par un plan rigoureux.
Analyses / Apprendre à lire : l’enjeu de la syllabique, de Janine Reichstadt. (democratisation-scolaire.fr)
On a voulu réduire la syllabique à l’inculcation d’automatismes détournée du souci de la compréhension et du sens culturel de la lecture. L’auteure montre pourquoi il n’en est rien, en développant les raisons pour lesquelles il n’est pas possible de séparer la compréhension et le déchiffrage, qui en est la voie d’accès absolument incontournable : seule la lecture précise des mots, de la ponctuation, et de tout ce qui organise l’écrit, permet au lecteur de savoir ce qu’il comprend ou pas d’un texte.
Analyses / "L'Estrade" n°14, février 2008.
Sommaire : éditorial - nouvelle charte - nouveaux statuts.
Actions / Appel sur les conditions de correction de l'épreuve anticipée de français au baccalauréat 2011.
Professeurs de Lettres, nous dénonçons à nouveau les conditions dans lesquelles nous sommes appelés à faire passer l'épreuve anticipée de français au baccalauréat en juin 2011 et refusons de nous incliner une fois de plus devant cette situation.
Contributions / Suites de la bourde du jury à l’agrégation d’histoire. (SLU)
Les étudiants agrégatifs et les enseignants-chercheurs en histoire sont heureux de vous annoncer que Catherine Vincent, Professeur à l’Université de Nanterre et démissionnaire du jury d’agrégation d’histoire le 30 mai 2011 pour avoir donné à l’épreuve de commentaire un pastiche de document médiéval présenté comme authentique, a été triomphalement élue présidente de la Société d’histoire religieuse de la France par le Conseil d’Administration le 31 mai.

24-05-11
 
Analyses / Les effectifs d'élèves étudiant le latin et le grec au collège et au lycée.
Le résultat a dû combler les espérances officielles : les lycées ont enregistré une baisse de 3 000 élèves latinistes et hellénistes entre les rentrées 2009 et 2010, alors qu’une augmentation de 8 000 élèves avait été constatée entre 2005 et 2009. Le phénomène promet d'être indéfiniment productif, jusqu'à l'extinction totale : ce tarissement artificiel, provoqué par la réforme, sert maintenant d'argument spécieux pour de nouvelles fermetures, et la seconde langue, en effectif, de l'enseignement français (un élève sur cinq étudie une langue ancienne) est dorénavant proclamée « rare », l'idéologie prenant le pas sur la réalité.
Analyses / Apprendre à "lire" : un point de vue vygotskien. (skholè)
Ainsi l’aspect « mécanique » et formel le l’enseignement scolaire, et la relative « passivité » ou hétéronomie de sa réception, s’expliquent et se justifient par le fait qu’il s’agit de s’adresser à ces fonctions supérieures encore immatures et de forcer pour ainsi dire leur développement, ce qui ne peut se faire que par un certain exercice formel assisté, dont la nature ne doit pas être confondue avec celle d’un quelconque « dressage ». Vygotski montre au contraire ce qui distingue dressage et apprentissage : ce que vise et produit le premier, c’est une imitation servile ; ce que vise et produit le second, c’est un accroissement des pouvoirs cognitifs, par leur plus grande maîtrise réfléchie. Or il s’agit là d’un processus qui, en raison de sa non-spontanéité, doit passer par certains mécanismes d’habituation.
Analyses / "L'Estrade" n°15, avril 2008.
Sommaire : bac Mc Donald's, ça y est ! - rapport Attali - texte de la conférence du 16-2-2008 - rapport Pochard - note2be - l’affaire Berlaimont - pédagogie émotionnelle - l’enseignant, la retraite et le Recteur - nouveaux programmes.
Presse / Le Figaro du 09-03-11 : Réapprendre les bases de l'écriture aux collégiens.
Dans les copies de 3e, les phrases, extraites de Maupassant, ressemblent à celles-ci: «Puis je me chouche et jatent comme on atendrai le bouro» ou «j'attend le sommeille comme on n'attenderé le douraut». Mots disparus corps et biens, sons retranscrits de façon totalement aléatoire… ces élèves n'ont tout simplement pas compris le fonctionnement du code alphabétique et le principe de la correspondance entre les sons et les signes. Ce sont 30% de ses élèves qui écrivent ainsi.
Presse / Le Monde du 30-03-11 : "Nous, princesses de Clèves" : la princesse de Clèves, héroïne des cités.
Cela aurait pu être un documentaire social de plus, un film sur l'école comme la France les aime tant. Tourné au lycée Diderot, dans les quartiers nord de Marseille, Nous, princesses de Clèves scelle la rencontre entre la culture classique et la culture des cités autour du roman qui lui donne son titre.
Presse / Rue89 du 25-04-11 : Le français, grand perdant de 2012, redoute Danièle Sallenave.
« Une langue pure et compréhensible par tous, c'est un devoir démocratique », dit-elle lors de l'entretien qu'elle nous a accordé. Elle appelle les Académiciens à ne pas se cantonner à leur dictionnaire et à aller « sur le terrain ».
Presse / Blog Peut mieux faire du 26-04-11 : Terminale S : d’éminents mathématiciens contestent les nouveaux programmes.
Cette fois, la bronca n’est pas déclenchée par les professeurs de lycée - qui s’y joindront peut-être - mais par un groupe d’éminents mathématiciens membres de l’Académie des sciences.
Presse / Télérama du 28-04-11 : Grammaire amère.
Un ­discours grammaticalement correct est-il forcément « amphigourique », comme l'affirme Luc Chatel, qui défend la syntaxe familière de Nicolas Sarkozy ? C'est oublier qu'en l'absence d'une langue complexe et articulée seuls subsistent les slogans et les clichés – bref, le degré zéro de la pensée... – et que prospèrent les ghettos linguistiques : « Je me comprends », répliquent les jeunes gens pris en flagrant délit de charabia, sans songer que l'enjeu de l'intégration sociale comme de l'échange intellectuel est justement de se faire comprendre.

21-03-11
 
Analyses / Les effectifs d'élèves étudiant le latin et le grec au collège et au lycée.
Le résultat a dû combler les espérances officielles : les lycées ont enregistré une baisse de 3 000 élèves latinistes et hellénistes entre les rentrées 2009 et 2010, alors qu’une augmentation de 8 000 élèves avait été constatée entre 2005 et 2009. Le phénomène promet d'être indéfiniment productif, jusqu'à l'extinction totale : ce tarissement artificiel, provoqué par la réforme, sert maintenant d'argument spécieux pour de nouvelles fermetures, et la seconde langue, en effectif, de l'enseignement français (un élève sur cinq étudie une langue ancienne) est dorénavant proclamée « rare », l'idéologie prenant le pas sur la réalité.
Analyses / "L'Estrade" n°16, septembre 2008.
Sommaire : Des robots... - Redoublements... - Libéralisme et syndicalisme d’appareil - Réforme du lycée - « aucoeurdesécoles.com » - Cultures régionales - Berlaimont.
Communiqué / L'avenir du latin et du grec : il faut joindre le geste à la parole !
Aujourd’hui, la mise en place de la réforme du lycée à la rentrée 2010, par sa complexité et son opacité, cause encore une évaporation subreptice d’élèves qui souhaitaient suivre ces enseignements, et la rage d’économies qui préside à la préparation de la rentrée 2011 fait des ravages : tous les prétextes, variant d'une académie à l'autre, sont invoqués pour supprimer des sections. Déjà, et selon les chiffres du ministère lui-même, les lycées ont enregistré une baisse de 3 000 élèves latinistes et hellénistes entre les rentrées 2009 et 2010, alors qu’une augmentation de 8 000 élèves avait été constatée entre 2005 et 2009.
Pétition / Non à la fermeture des préparations aux Capes et à l'agrégation à Bordeaux 3 !
Les raisons que vous alléguez sont celles d'une "restriction budgétaire" ; pourtant, vous projetez de créer dans le même temps cinq nouvelles licences, intitulées "Licence Culture humaniste et scientifique", "Licence design", "Licence danse", "Licence création et écriture", "Licence Chanson française". Or, le coût de chacune de ces nouvelles licences est si élevé que même en additionnant les coûts des quatre préparations aux concours qui vont être supprimées à la rentrée 2011, le coût total d'une seule de ces licences n'est pas atteint.
Contributions / Université de Bordeaux 3 : les financements des préparations aux concours de Lettres Classiques sont supprimés.
Nous estimons que nous n'avons pas à nous laisser faire et que nous devons faire éclater ce qui n'est rien d'autre qu'un scandale : l'université doit placer prioritairement une partie de l'argent dont elle dispose dans les préparations aux concours nationaux d'enseignement, qui sont le débouché naturel et professionnel des étudiants.
Presse / Le Figaro du 16-03-11 : La difficile entrée en vigueur de la réforme du lycée.
Les enseignants sont «fortement déstabilisés» par l'absence de contenus prédéfinis. Les élèves eux-mêmes ressentent cette déstabilisation: «Les profs sont un peu perdus», «Nous sommes la génération crash-test».
Presse / Mediapart du 17-03-11 : Faudra-t-il se résoudre à dire adieu à l'Ecole et à l'instruction pour tous ?
Il y a eu les grandes grèves de 2003. La défaite qui s'en est suivie fut une lente, mais certaine, forme de descente aux enfers. Elle a atomisé les professeurs et l'Etat, avide de désengagement, a retiré ses billes. La Seine-Saint-Denis et, plus généralement, les villes et les quartiers populaires peuvent crever. Le consensus capitalo-parlementaire national n'a pas d'yeux pour eux.

13-03-11

Analyses / Enseigner la littérature, mission impossible ?
L’approche technique, ou plutôt techniciste, qui a trop longtemps été celle des programmes de lycée, a fait paradoxalement perdre de vue la dimension artistique de la littérature. À propos de la linguistique, dont personne à SLL ne conteste évidemment l’intérêt, toute une génération de professeurs, d’inspecteurs et de didacticiens du français s'est enfermée dans une illusion de scientificité acquise en fac dans les années 60-70, et (comme en Histoire avec les Annales, ou en Mathématiques avec la théorie des ensembles et Bourbaki) a cru qu'on pouvait impunément importer dans le secondaire des sciences et des méthodes qui présupposaient des cadres acquis (grammaire « traditionnelle », orthographe, histoire littéraire… ), dont on s'est désormais dispensé, avec les résultats que l’on constate : le malaise dans l’enseignement de la littérature, du côté des étudiants comme de celui des professeurs…
Analyses / La deuxième mastérisation : communiqué de Reconstruire l’Ecole. (RE)
Dès le mois de juin 2008, alors que la « mastérisation » n’était qu’un projet et que nul ne pouvait prévoir le mouvement universitaire du printemps 2009, l’Association Reconstruire l’École avait signalé dans un rapport remis au Ministère que ce dispositif n’était pas viable. Preuve en est faite puisque de Nicolas Sarkozy à Gilles Baillat, président de la CDIUFM, et de Luc Chatel à Alain Boissinot, recteur de Versailles, tout le monde s’accorde à vouloir « réformer la réforme » : les masters d’enseignement, que les universités ont été contraintes de mettre en place malgré elles, n’auront pas tenu plus d’un an.
Analyses / L'Estrade - publiée par l’ADER.
En septembre 2010, l'ADER, Association de Défense de l’Ecole Républicaine, a rejoint le collectif Sauver les lettres. Nous mettrons en ligne progressivement sur cette page l'ensemble des dix-sept numéros de la revue "L'Estrade", publiés entre avril 2004 et janvier 2009, en commençant par le plus récent.
Contributions / Académie de Nantes : Monsieur le Recteur, encore un effort !
"En rétablissant le latin au lycée Europe-Schuman, le recteur a compris l'enjeu que cela représentait pour l'enseignement public, dans une commune où l'enseignement privé confessionnel est majoritaire." Il n'en reste pas moins que le tiers des lycées publics de l'académie voient leurs sections de latin toujours fermées par le rectorat : « A la rentrée 2011, 31 lycées publics de l'académie de Nantes proposeront l'option facultative de latin, contre 46 cette année. »
Presse / Les Echos du 16-02-11 : Carte scolaire : une étude s'alarme pour la mixité sociale.
Une étude comparative publiée par le ministère de l'Education pointe les effets pervers de l'assouplissement de la carte scolaire sur la mixité sociale.
Presse / L'Humanité du 17-02-11 : La filière technologique sabordée .
Le ministère veut remanier de fond en comble cette filière. Fini le fort marquage technologique. Fini les travaux pratiques sur systèmes professionnels, pourtant le principal facteur de réussite des élèves. Fini la diversité des options?: des formations telles que bois, génie des matériaux, optique et d’autres vont tout simplement disparaître.
Presse / Le Monde du 05-03-11 : Eduquer au XXIe siècle.
Que transmettre ? Le savoir ? Le voilà, partout sur la Toile, disponible, objectivé. Le transmettre à tous ? Désormais, tout le savoir est accessible à tous. Comment le transmettre ? Voilà, c'est fait. Avec l'accès aux personnes, par le téléphone cellulaire, avec l'accès en tous lieux, par le GPS, l'accès au savoir est désormais ouvert. D'une certaine manière, il est toujours et partout déjà transmis.
Presse / VousNousIls.fr du 07-03-11 : Val-de-Marne: appel de maires contre "le dépeçage" de l'Education nationale.
Huit maires de gauche du Val-de-Marne ont lancé lundi un appel contre le "dépe­çage" de l'Education natio­nale et les sup­pres­sions de postes d'enseignants qui menacent, selon eux, l'"accès au savoir" dans les quar­tiers populaires.

25-01-11

Actions / Le rouleau compresseur des « compétences » dans l’éducation.
La pédagogie qu’on nous impose se veut exercice de développement d’armes pour la vie et le sens de l’humain à éduquer tend à devenir celui d’un homme sans qualités sur lequel l’éducateur est convié à coller des « compétences clés » pour une réussite dans la vie essentiellement définie par le critère de l’employabilité. Dans cette « nouvelle » école, on n’enseigne plus à l’être humain pour ce qu’il est, mais pour ce qu’il vaut. La connaissance n’a de valeur que si elle répond aux besoins du marché, si on peut lui accorder une valeur marchande.
Actions / Lettre de démission.
J'aime mon métier par-dessus tout mais il ne m'est plus possible, dans ces conditions, de continuer de l'exercer et j'ai perdu tout espoir que cela ne change. C'est pourquoi, Monsieur le Proviseur, j'ai l'immense regret de vous présenter ma démission.

08-01-11

Communiqué / Hommage à Jacqueline de Romilly.
Le collectif Sauver les Lettres a été profondément attristé par la mort de l’helléniste Jacqueline de Romilly : nous avons en effet admiré et partagé son engagement pour l’enseignement des langues anciennes et nous continuerons à le faire. Les réactions du Président de la République, du Ministre de la Culture et du Ministre de l’Éducation Nationale rendent hommage à cette grande dame et à son combat.
Réforme / L'évolution des acquis des élèves de 15 ans en compréhension de l'écrit : premiers résultats de l'évaluation internationale PISA 2009. (MEN)
En 2009, 4 300 élèves de 15 ans ont participé à l’enquête internationale PISA visant à évaluer principalement la compréhension de l’écrit. Entre 2000 et 2009, l’évolution du score moyen de la France reste stable et demeure dans la moyenne des pays de l’OCDE. [...] Le nombre des élèves des faibles niveaux de compétences s’accroît alors que celui des élèves des niveaux de compétences les plus élevés reste stable.
Presse / Rue89 du 15-12-10 : Des militaires pour former les profs stagiaires.
Un collègue a posé la question suivante : « Tout ce que vous nous dites est certes intéressant et je suis d'accord qu'en tant que fonctionnaire, nous nous devons de connaître le fonctionnement de notre institution mais qu'en est-il de notre droit à la formation disciplinaire ? Nous n'avons encore eu à ce jour aucune formation ! »
Presse / Le Monde du 19-12-10 : Défense de l'art pour tous.
L'effet réel de ce micmac pour chacun serait de créer une culture à deux vitesses : que les riches retrouvent leurs aises à l'Opéra et dans les lieux privilégiés, et qu'on organise partout des stages et des festivals de hip-hop et de slam et des défilés de géants. Les artistes eux, créateurs ou interprètes, et leurs amis animateurs, techniciens, sont bons pour la poubelle de l'Histoire, avec André Malraux par-dessus, malgré l'hommage hypocrite à lui rendu.
Presse / Politique.net du 20-12-10 : Education : le Sénat retire 4 millions d'euros au public pour financer 250 postes de profs dans le privé.
Tandis que le ministère de l’Éducation nationale compte faire des économies en 2011, en supprimant 16 000 postes, le sénateur UMP de Haute-Savoie, Jean-Claude Carle, a trouvé un moyen de faire un beau cadeau à l’enseignement privé sous contrat catholique. Le 17 décembre dernier, lors du vote du budget de la mission enseignement scolaire, il est parvenu à faire adopter un amendement assurant l’ouverture de 250 nouveaux postes pour l’année à venir, correspondant à 4 millions d’euros.
Presse / France Info du 20-12-10 : 2010 : le bilan de Luc Chatel.
Cette semaine dans Mode de vie éducation, bilan de l’année. Aujourd’hui côté enseignement scolaire. Et comme point de départ, l’étude de référence sur l’acquis des savoirs, l’étude Pisa 2009 qui juge et analyse l’acquis des savoirs dans une trentaine de pays. Un bilan peu flatteur pour la France.
Presse / ActuaLitté.com du 21-12-10 : Jacqueline de Romilly : la grande émotion de Luc Chatel.
Depuis l’arrivée de l’UMP au pouvoir, le programme éducatif mis en place n’a pas vraiment fait montre d’une réelle volonté de casser le cours des choses. Depuis déjà plusieurs décennies, l’enseignement du latin patine quand celui du grec disparaît tout simplement de nos collèges.
Presse / Le Monde du 22-12-10 : Perçu comme plus éprouvant, l'enseignement suscite moins de vocations.
Dans certaines disciplines de l'enseignement secondaire, cette baisse des candidatures est tellement marquée qu'elle pose le problème de la sélectivité des concours. C'est en mathématiques que le phénomène est le plus aigu, avec 1303 candidats pour 950 postes, soit environ 1,4 candidat par poste contre 3,3 lors de la session précédente. En lettres, avec 1 491 candidats pour 800 postes, le taux n'est plus que de 1,9 candidat par poste, contre 3,7 précédemment. En anglais, le taux est tombé à 2 candidats pour un poste, contre 3,3 à la dernière session.
Presse / Rue89 du 29-12-10 : Disparition de Romilly : tous les hellénistes n'ont pas 97 ans !
Les médias seraient-ils donc devenus schizophrènes d'élever un dernier baroud d'honneur à Jacqueline de Romilly tandis qu'ils laissent enterrer le grec, et le latin à court terme, sans un bruit ? [...] On m'objectera que le latin et le grec sont « out », « has been » et qu'ils n'intéressent plus les élèves : c'est faux. Que répondre face au désarroi des élèves qui voulaient faire du grec et qui viennent vous dire : « Madame, qu'est-ce qu'on va devenir, s'il n'y a plus de grec ? C'est ma passion… » Voilà peut-être le plus bel hommage rendu à madame de Romilly, dans la bouche d'un élève de seconde.
Presse / Le Monde du 29-12-10 : L'école et le collège, principales victimes des réductions de postes.
L'école primaire à laquelle la France consacre déjà 15 % de moins que la moyenne des pays de l'OCDE va voir diminuer encore un peu la scolarisation des moins de 3 ans, une partie des enseignants qui travaillaient sur les réseaux d'aide va être rapatriée dans les classes ainsi que tous les enseignants de langues vivantes.

17-11-10
 
Analyses / De Lagauche à droite toute !
Un rapport de sénateurs du PS, sous la responsabilité de Serge Lagauche, sénateur PS du Val-de-Marne, a été rendu public en Juillet 2010, sous le titre « Egalité des chances dans l'enseignement primaire et secondaire ». Il faisait suite à une question de ce même sénateur au ministre Luc Chatel. Le PS cherchait ainsi à montrer qu'il avait une réflexion, et des propositions politiques, sur la question scolaire. Certes, Monsieur Lagauche a tenu à préciser que les propositions du rapport ne sont pas nécessairement celles du PS, mais cela signifie tout aussi bien qu'elles peuvent l'être (cf. la conclusion). On remarquera d'ailleurs à quel point elles semblent s'inspirer des projets de Ségolène Royal aux présidentielles ratées de 2007. Projets dont la révélation sur internet avait valu au PS de perdre les voix d'une partie importante du corps enseignant.
Presse / Le Monde du 05-11-10 : Le ministère pose le cadre de sa nouvelle doctrine : la "culture pour chacun".
"D'une certaine manière, le véritable obstacle à une politique de démocratisation culturelle, c'est la culture elle-même, écrit le rédacteur. Une certaine idée de la culture, répandue dans les composantes les plus diverses de la société, conduit, sous couvert d'exigence et d'excellence, à un processus d'intimidation sociale." Ce terme d'"intimidation" est repris en boucle. Brocardant "l'élitisme pour tous", cher au metteur en scène Antoine Vitez (1930-1990), le texte poursuit : "Il ne s'agit plus de "rendre populaire", mais bel et bien de faire accéder le populaire au rang des intérêts culturels de notre patrimoine et de la création française. C'est dans ce glissement que s'en opère un autre : celui d'une "culture pour tous" invitant la société à adhérer à un consensus intellectuel vers une "culture pour chacun" entendant reconnaître la diversité de la culture, des cultures." Au passage, un troisième glissement s'opère : celui d'une culture de l'offre vers une culture de la demande.

19-10-10
 
Réforme / Rapport du HCE sur le collège.
La logique du socle commun et l’approche par compétences supposent que l’enseignant se préoccupe non seulement de la transmission d’un savoir, mais également de l’acquisition de celui-ci par tous les élèves. Cette évolution se traduira dans les pratiques pédagogiques : certains projets ayant vocation à intégrer plusieurs champs disciplinaires impliquent que les enseignants consacrent du temps au travail en équipe, distinct du temps d’enseignement devant les élèves, mais faisant partie intégrante du métier d’enseignant. C’est pourquoi le Haut Conseil de l’Éducation souhaiterait que le service des enseignants ne soit pas uniquement défini par un nombre d’heures hebdomadaires d’enseignement devant élèves, comme c’est le cas depuis le décret du 25 mai 1950 [...] Cette redéfinition du service des enseignants pourrait conduire à allonger de quelques heures leur temps global de présence dans l’établissement.
Analyses / La medefisation des esprits.
Le management par projet s'apparente de fait à un dispositif de caporalisation qui vise, par le biais des membres du Conseil pédagogique, à renforcer, grâce à la création d'un échelon intermédiaire issu du corps enseignant lui-même, le contrôle hiérarchique sur les personnels éducatifs. Car renforcer ce contrôle, tout en déléguant le pouvoir à des responsables issus « de la base» afin de donner aux salariés le sentiment de s'autogérer, est une des techniques avérées des nouvelles formes d'organisation du travail mises en place par la révolution managériale dans les entreprises privées depuis les années 80. La mise en compétition des projets et leur pilotage par le Conseil pédagogique (sous contrôle du chef d'établissement) risque en tout cas de s'avérer un moyen très efficace pour briser la solidarité collective d'un corps enseignant qui a le tort de vouloir résister au rouleau compresseur de l'idéologie néo-libérale et de défendre une conception des savoirs qui ne soit pas purement utilitaire.
Analyses / Comment obtenir un bac S avec des notes inférieures à la moyenne en sciences.
Que propose la réforme sous couvert des objectifs de « rééquilibrage » ? elle ne fait qu'affaiblir les contenus disciplinaires, par la diminution des horaires alloués aux différentes matières existantes (et en sciences pour S !) et l'ajout, en filière L de pseudo-disciplines à définition plus que floue : cela aura pour conséquence d'orienter encore davantage vers la S d'élèves qui auraient leur place en L ou ES et d'accroître le décalage entre la réussite apparente au baccalauréat et le niveau réel des élèves.
Presse / Marianne2.fr du 27-09-10 : Le chèque éducation, machine de guerre contre l'école républicaine.
Utopie plaisante, réalité décevante. L’école déréglementée jaillissant de la faillite de l’École républicaine, c’est le néolibéralisme construit sur les ruines de la République. Rien d’autre. Et pour une efficacité pédagogique nulle.
Presse / Le Monde diplomatique du 01-10-10 : Dossier. A quoi sert l’éducation secondaire ?
Le rôle de l’enseignement secondaire fait débat. Doit-il fournir des compétences de base pour les nouveaux emplois non qualifiés, comme le suggère la Commission européenne En Europe, les compétences contre le savoir »), ou constitue-t-il un véritable enjeu de réduction des inégalités sociales et culturelles Et si l’école servait à apprendre... ») ?
Presse / Le Monde du 08-10-10 : L'orthographe à l'université ?
A l'occasion de la rentrée universitaire, la question de l'orthographe revient sur le devant de la scène. Les établissements d'enseignement supérieur sont de plus en plus nombreux à proposer des cours de "remise à niveau" pour l'ensemble des étudiants, quelle que soit leur discipline.
Presse / Le Figaro du 08-10-10 : Pécresse veut revoir les concours des grandes écoles.
Si les boursiers réussissent moins bien que les autres, c'est parce que les inégalités se sont creusées avant à l'école primaire, au collège et au lycée [...] «Nous avons été trop timides jusque-là», estime Pierre Tapie. En vingt ans, affirme-t-il, le nombre d'heures d'enseignements n'a cessé de baisser en français et sciences: «On a perdu l'équivalent d'un an à un an et demi d'études scientifiques entre le primaire, le collège et le lycée. Maintenant, on interdit aux élèves de S d'accéder au latin, grec. C'est stupide. Pour les leaders, la culture générale est un facteur déterminant.»
Presse / Le Monde du 13-10-10 : Les experts du Haut conseil de l'éducation "ne savent toujours pas de quoi ils parlent".
Désormais, tout doit être axé dans cette direction : les compétences du socle (qui sont, rappelons-le, le strict minimum et, pour partie, les compétences précédemment acquises à l'école primaire). Ainsi, disent-ils, la finalité du collège serait de valider les "livrets de compétences" d'élèves en contrôle continu. Merveilleuse idée en effet puisqu'elle permettrait d'en finir avec les quelques 140 000 élèves sortant sans diplôme ! Aussi, sans honte ni crainte, ils proposent de lutter contre l'échec en faisant du collège le prolongement de l'école primaire avec cet objectif.
Presse / Mediapart - Blog "Toutes voiles dehors" du 15-10-10 : Des armes et des lettres.
Affrontement social, les armes des uns et des autres.
Presse / Le Monde magazine du 17-10-10 : "PowerPoint, c'est du cinéma".
En 2001, le New Yorker a consacré un article ("Comment un logiciel édicte nos pensées") à l'omniprésence de Ppt dans des secteurs comme l'école ou l'armée, racontant que certains patrons préfèrent en interdire l'usage. "PowerPoint, y lisait-on, est étrangement habile à dissimuler la fragilité d'une proposition, la vacuité d'un business plan, devant un public toujours respectueux ; grâce à la distraction visuelle, l'orateur peut rapidement occulter toutes les failles ridicules de son argumentation."

15-09-10
 
Analyses / La rentrée en Seconde en 2010 : désinvolture, truandage, inégalité.
Les élèves de Seconde subissent de plein fouet cette année, à la hussarde, la réforme Sarkozy-Chatel du lycée : la précipitation de l'application des nouveaux textes les livre pieds et poings liés à la brutalité gouvernementale : absence de manuels, baisse des horaires d'enseignement, restriction du choix des options, inégalité entre établissements.
Presse / Rue89 du 03-06-10 : Du Figaro à la Fondation pour l'école, il n'y a qu'un pas .
Anne Coffinier, présidente à l'origine de la Fondation, ne dédaigne d'ailleurs pas porter la bonne parole partout où elle a de bonnes chances d'être entendue : ainsi, le 16 octobre 2007, le centre Saint-Paul du très intégriste Institut du Bon-Pasteur, lui donnait-il l'occasion, entre une conférence sur « Le sort des enfants morts sans baptême » ou sur « Les chrétiens en terre d'islam, actualité d'une persécution », de défendre ses vues dans une communication modestement intitulée « Sauver l'école, c'est possible ».
Presse / Le Canard enchaîné du 11-08-10 : Des intégristes sablent le champagne aux Invalides.
Pour être ainsi reçue en haut lieu, la Fondation pour l'école soigne sa façade. Aucune vedette de l'extrême droite et nul prêtre intégriste ne siège dans ses instances de direction. Ses textes fondateurs évitent soigneusement toute référence aux valeurs de la droite musclée et à la religion catholique.
Presse / Le Monde du 21-08-10 : Langues anciennes, cibles émouvantes.
La stratégie visant à éradiquer le grec et le latin de l'école publique entre dans sa phase terminale, avec la suppression programmée du Capes de lettres classiques, concours principal pourvoyeur des professeurs de langues anciennes dans les collèges et lycées de France. Membres du jury de ce défunt concours, nous avons devant nous ce qui semble devoir être la dernière génération de professeurs de grec et de latin.
Presse / Fabula du 25-08-10 : École: les pièges de la concurrence. Comprendre le déclin de l'école française
Fruit de huit ans de recherches, Ecole: les pièges de la concurrence met à mal l'idée selon laquelle la compétition entre établissements scolaires améliorerait le niveau général en créant de l'émulation. Au contraire, cela pénalise tous les élèves, y compris ceux des classes moyennes.
Presse / Le Monde du 02-09-10 : La colère des inspecteurs de l’éducation nationale.
"Luc Chatel, à force de répéter 'aie confiance', peut postuler à un rôle dans le prochain film Le Livre pédagogique de la jungle", assène ironiquement, lundi 30 août, Patrick Roumagnac, secrétaire général du SIEN-UNSA.
Presse / Rue89 du 02-09-10 : Les internats d'excellence, un coûteux gadget présidentiel.
Potentiellement inquiétante, la possibilité envisagée par l'Education nationale, de faire appel au financement privé, par l'intermédiaire de fondations ou du mécénat (circulaire du 22 juillet 2010), laisse la porte ouverte à bien des dérives.
Presse / Le Monde du 03-09-10 : Rentrée scolaire, la réussite au compte-gouttes.
En lisière de cette école mise à mal, fleurit une kyrielle de micro-initiatives qui donnent l'illusion du mouvement, de la nouveauté. L'idée que l'école change. En réalité, ce sont des palliatifs ponctuels qui font croire aux changements de fond, alors que le travail s'effectue sur les marges. Une politique du compte-gouttes et de l'exception.
Presse / Le Monde du 04-09-10 : Ecole : silence, on privatise...
Deux fondations consacrées à financer les écoles privées, surtout les plus religieuses, se sont vu reconnaître le statut d'"utilité publique" : la Fondation Saint-Matthieu et la Fondation pour l'école. Cette dernière est issue de "Créer son école", qui s'inspire d'un autre réseau : les Créateurs d'écoles.
Presse / SNCS du 08-09-10 : Lettre à Valérie Pécresse de refus de la Légion d'Honneur (23/07/2010).
Madame la Ministre,
J’ai appris avec une grande surprise par votre lettre du 15 juillet ma nomination au grade de Chevalier de la Légion d’Honneur. J’ignore qui l’a sollicitée pour moi. Cette personne me voulait du bien et je lui en sais gré, mais j’ai décidé de refuser cette nomination, pour plusieurs raisons, en plus de mon peu de goût pour les médailles.
Presse / VousNousIls du 09-09-10 : Masterisation : deux directeurs d'IUFM démissionnent.
« Je suis en désac­cord avec les orien­ta­tions poli­tiques concer­nant la for­ma­tion des maîtres. Je pense que la mas­te­ri­sa­tion va entraî­ner une régres­sion extra­or­di­naire de la qua­lité de la for­ma­tion ». C'est en ces termes que Patrick Baranger, direc­teur de l'IUFM de Lorraine, a jus­ti­fié la lettre de démis­sion adres­sée à Valérie Pécresse.
Presse / Le Monde du 09-09-10 : L'objectif d'un enseignant est d'enseigner !
Professeur dans un lycée général et technologique, je souhaiterais, en ce temps de rentrée scolaire, exprimer mon désarroi devant une évolution inquiétante de l'éducation nationale, qui est en train de remettre en cause ce qui pouvait paraître des évidences, du fait de la transposition à l'école du modèle "fixation d'objectifs/contrôle de résultats" à l'œuvre dans le monde de l'entreprise.
Presse / L'Humanité du 10-09-10 : Le rapport que Luc Chatel voulait garder secret...
Cette fois, les critiques viennent du ministère lui-même ! Dans un rapport sur la préparation de la rentrée scolaire 2010, que l’Humanité s’est procuré (à lire en cliquant ici), trois inspecteurs généraux dressent un panorama inquiétant de la situation dans l’éducation nationale. Et ne cachent pas leur scepticisme quant à la politique de restriction menée ces dernières années.
Presse / Le Monde du 15-09-10 : De Gaulle, ce chêne qui cacherait et un intérêt particulier et un intérêt général.
Trois pages et demie de Google discutent de savoir s'il convient ou non que de Gaulle soit au programme. Une pétition de professeurs de lycées, soutenue par le SNES a réuni 1 500 signatures entre la mi-mars et la mi-mai 2010. Débat national ! Grosso modo il lui est opposé de n'être pas un écrivain. De Gaulle doit-il passer outre-tombe une seconde fois le baccalauréat ?

Suite (2008-2010)