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01/10/2018 - DERNIERE MINUTE !

Sauvez Lez Lettres, avec la Conférence des présidents d'associations de spécialistes, proteste contre les conditions de la consultation sur les programmes du lycée, organisée par le Conseil Supérieur des Programmes. Sauver les lettres sera reçu au CSP jeudi 4 octobre 2018.

Télécharger le communiqué : COMMUNIQUE_DE_LA_CONFERENCE_DES _ASSOCIATIONS_DE _PROFESSEURS_SPECIALISTES.pdf

 Qui sommes-nous ?
Nous sommes des enseignants de lettres et d'autres disciplines, des professeurs des écoles, des citoyens, animés par un idéal scolaire de gauche. Réunis dans un collectif fondé en 2000, nous sommes en lutte, depuis la "réforme" Allègre, contre l'affaiblissement, le dévoiement, voire la disparition de l'enseignement de la langue et de la littérature, et contre une série de transformations qui ont pour conséquence une baisse graduelle des exigences et des résultats de l'école publique. En savoir plus ...
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 Propositions pour une nouvelle école démocratique
Tribune parue dans l'Obs du 18/04/2017 / Propositions pour une nouvelle école démocratique (Sauver les lettres)

      Télécharger le texte complet


07-11-18
 Dernière mise à jour

Réforme / Conseil supérieur des Programmes, 15/10/2018 / Élaboration des projets de programme du nouveau lycée / Projets de programme des classes de seconde et de première (voies générale et technologique)
La réforme du baccalauréat et du lycée (voies générale et technologique) annoncée le 14 février 2018 par le ministre de l’Éducation nationale appelle l’élaboration de nouveaux programmes ainsi que de nouvelles modalités d’évaluation des élèves qui s’inscrivent dans l’esprit de cette réforme.

Réforme / Compte rendu de l'audience de concertation organisée par le Conseil supérieur des Programmes avec les associations littéraires, le 4 octobre 2018 (Sauver Les Lettres)
Deux objectifs principaux étaient visés : premièrement remédier aux problèmes d'expression orale et écrite auxquels se heurtent de nombreux lycéens, en développant le « sens de la langue », et en réintroduisant l'étude de la grammaire au lycée (« Il faut en finir avec l'illusion qu'après le collège on en a fini avec l'enseignement de la langue ») ; deuxièmement renforcer la culture littéraire, et favoriser la construction d'une conscience historique des oeuvres – à la fois en les contextualisant, mais aussi en faisant percevoir le « fil » des évolutions, les scansions entre périodes.
Réforme / Sauver les lettres, 11/10/2018 / Note de Sauver les lettres destinée au CSP à l'issue de la réunion du jeudi 4 octobre 2018.
Sauver les lettres salue le sérieux et l'ambition qui semblent avoir présidé aux travaux des experts pour l'enseignement des lettres en lycée. Mais nous exprimons des craintes quant à l'application de ces nouveaux programmes sur le terrain : l'exigence se transformera en élitisme si nous n'obtenons pas les structures et les moyens nécessaires à leur application, et les moyens de compensation des inégalités de niveau entre élèves.
Outre la question des horaires, actuellement insuffisants, nous remettons en cause la réforme structurelle du lycée et du baccalauréat. Les élèves en Première, en parallèle avec le français, passeront au moins trois autres épreuves, dans une véritable course d'obstacles qui sera nuisible à la sérénité de leurs études et à la continuité des apprentissages, et dispersera leurs efforts. Par ailleurs, les inégalités territoriales qui vont découler de la carte académique des spécialités, et qui visent pour notre part les langues anciennes, nous heurtent fortement. La confiance que nous font nos élèves est mise à mal dans ce nouveau système dépourvu de repères et de justice.

Actions / 10/10/2018 / Déclaration de 44 professeurs de philosophie de l'académie de Rouen.
Contrairement à ce que les commentateurs répètent à l’envi, une réforme ne répond jamais seulement, ni d’abord, à des exigences techniques, ni même économiques. Elle vise essentiellement des effets d’ordre politique, au sens le plus large du terme : les formes de conscience et les conduites qui déterminent l’organisation de la société. C’est de ce point de vue qu’il faut donc d’abord la juger. L’enjeu est d’autant plus grave que ce projet concerne l’école, c’est-à-dire la jeunesse. Nous ne voulons pas d'une école d'inspiration ultra-libérale, «territorialisée», qui flatte hypocritement le consumérisme, s'appuie trompeusement sur une idéologie du libre choix accordé à des élèves de 14/15 ans, fait miroiter des perspectives mirobolantes de réussite et aboutit à une réduction drastique des possibilités réelles d'enseignement au lycée et à une compétition dans laquelle les familles (parents et enfants) en seront pour leurs frais.

Actions / 08/10/2018 / Menace de fermeture des Lettres Classiques à Pau (Julie Gallégo)
En proie à des problèmes budgétaires, l’Université de Pau et des Pays de l’Adour (UPPA) compte sacrifier certaines formations du nouveau Collège Sciences Humaines et Sociales au nom de la « rentabilité ». Lettres Classiques, Histoire de l’Art et LEA Anglais-Allemand ont ainsi été pointés du doigt comme les mauvais élèves dont il faudrait se débarrasser. Une « hypothèse de travail » nous a été brutalement dévoilée ces derniers jours : pas d’ouverture de la première année de Licence (L1) Lettres Classiques à la prochaine rentrée, pour « faire mourir » en deux ans maximum ce parcours de la filière Lettres.

Actions / 10/10/2018 / Après les promesses rassurantes du ministre, nous attendons des actes (associations littéraires APFLA-CPL, APLAES, APLettres, CNARELA, SEL, SLL)
Nos associations se réjouissent d’avoir été entendues sur le point crucial que représente le maintien du « bonus » (triplement des points au-dessus de 10) accordé aux candidats qui présentent l’option de latin et/ou de grec ancien au baccalauréat. […] Mais la plus grande prudence est de mise. Nos associations rappellent que les attaques de l’administration contre les langues anciennes perdurent, au collège comme au lycée ; ainsi, la récente note de service signée par le Directeur général de l’enseignement scolaire réduit-elle la nouvelle spécialité « Littérature, Langues et Cultures de l’Antiquité » à une portion congrue que se partageraient quelques lycées par académie.

Analyse / Mediapart du 28/09/2018 / L'enfant chargé de chiffres (blog de Stella Baruk)
Contribuant aux hautes températures de la rentrée, et pour qui l’ignorerait, depuis le 17 septembre et jusqu’au 12 octobre ceux de nos écoliers qui entrent en CP et en CE1, ont été ou seront soumis à des « évaluations ». Ce qu’il s’agit d’évaluer, ce sont leurs « compétences » dans les matières reines, français et mathématiques. La démarche d’ensemble concernant plus de un million et demi de « petits » élèves, elle ne peut laisser indifférent quiconque s’intéresse à l’école ; et une fois examinée de plus près, ne peut manquer de donner le désir d’intervenir. [...]
Ce que ces évaluations semblent laisser prévoir, c’est qu’avec les meilleures intentions du monde, le petit sujet connaissant qui entre en classe aujourd’hui a toute chance d’être regardé par l’institution scolaire comme un « sujet neurocognitif » qui, plutôt qu’un apprentissage, subira un entraînement, sur le mode sportif de la recherche de performance. Ce qui serait une erreur, elle, grave, éthique, psychologique, pédagogique, épistémologique. Et qui laissera nombre d’enfants en chemin.

Presse / Le Monde du 17/10/2018 / La Cour des comptes signe l’aveu d’échec des politiques d’éducation prioritaire.
C’est un constat déjà ancien, et pourtant d’une criante actualité : les politiques d’éducation prioritaire ne parviennent pas à accomplir leur mission première, qui est de réduire les inégalités de départ dans la réussite scolaire des enfants. Dans un rapport publié mercredi 17 octobre, la Cour des comptes dresse un bilan négatif de cette politique de « différenciation » des moyens, née en 1981 avec les « zones d’éducation prioritaire » (ZEP). La conclusion est sans appel : l’écart de résultat au diplôme national du brevet entre un enfant scolarisé dans un collège relevant du réseau d’éducation prioritaire (REP) et un enfant d’un collège favorisé reste situé entre 20 et 30 % en français et en mathématiques alors que l’objectif est de « limiter à 10 % ces écarts de niveau ». Certes, admet la Cour, les dispositifs prioritaires ont permis de les stabiliser, et la situation serait probablement plus préoccupante encore s’ils n’avaient pas existé.

Presse / Libération du 24/10/2018 / L'Éducation nationale donne-t-elle vraiment plus aux élèves défavorisés ?
L’Education nationale ne s’en vante pas, mais elle a de plus en plus recours à des enseignants contractuels, c’est-à-dire des personnes titulaires d’un niveau licence ou master mais qui n’ont pas passé le concours d’enseignant, et n’ont donc pas suivi la formation initiale de deux ans. [...]
Les écarts sont saisissants : il y a trois fois plus de contractuels dans les territoires défavorisés que dans les beaux quartiers. Avec des différences encore plus accentuées à l’intérieur même des départements. Ainsi par exemple, dans les territoires les plus pauvres du Val d'Oise, les collèges comptent près de 18% d’enseignants contractuels, alors que dans les banlieues favorisées du 93, la proportion tombe à 7%. A Paris, qui à l’exception de quelques poches de pauvreté, est socialement favorisé, le recours aux contractuels est faible, mais là encore avec des différences : 5,4% dans la plupart des quartiers et 8,2% dans les lieux cumulant le plus de difficultés économiques.


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