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·  Appel pour le rétablissement des horaires de français.
·  Révolution technologique.
·  Réforme du lycée et enseignement des lettres.
  Dernières nouvelles de l'ÉAF.
Pour l'oral du bac, nous vous conseillons une question du type "Quel est l'intérêt du texte ?" pour ne pas jouer au Zorro des oraux.
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Sauver Les Lettres, collectif de professeurs d'abord en révolte contre la réforme Allègre, lutte pour l'organisation d'un enseignement public et laïque de qualité sur l'ensemble du territoire. Ce collectif refuse la disparition de l'éveil à la pensée critique, et en particulier celle de l'étude des lettres comme discipline à part entière. En savoir plus...
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10-06-14
 Dernière mise à jour
Réforme / Préparation de la rentrée scolaire 2014 . (MEN)
L'année 2014-2015 sera une année déterminante au cours de laquelle seront élaborés, débattus et publiés les nouveaux programmes de la maternelle, de l'école élémentaire et du collège. Les programmes actuels de l'école élémentaire feront l'objet d'ajustements au printemps 2014 pour une application dès la rentrée. Les enseignants seront consultés sur le projet de socle commun de connaissances, de compétences et de culture, les programmes d'enseignement moral et civique et le nouveau programme de maternelle en septembre-octobre 2014. Ils seront consultés entre janvier et mai 2015 sur les nouveaux programmes de l'école élémentaire et du collège, qui seront publiés en juin 2015.
Analyses / Les programmes de français : de la stabilité au soupçon. 3. 1970 – 2010, illusions perdues (GRDS)
Les remises en cause pédagogique, culturelle et politique d’un enseignement socialement marqué du français semblent paradoxalement, au début des années 70, ouvrir une voie de salut à ses professeurs ; pour véritablement démocratiser le français, il suffirait de continuer l’œuvre de purification commencée avec l’éviction du modèle latin : le débarrasser des méthodes traditionnelles en repensant l’abord de la langue et des œuvres sur le mode linguistique et structural, le délivrer des connivences culturelles en objectivant son étude, enfin le purger de l’humanisme disciplinaire et historique en instaurant une démarche d’appropriation individuelle sans médiation ni maître, trop marqués du sceau dominant. Deux courants concomitants et finalement convergents vont plus particulièrement remettre en cause et déstabiliser les contenus de l’enseignement du français : la contestation du « maître » et la promotion de l’élève par les pédagogies nouvelles, et la critique du corpus littéraire par une association de spécialistes qui étend ses thèses jusqu’aux syndicats. Si l’un et l’autre provoquent des réflexions salutaires, ils crispent aussi un débat qui n’est à l’heure actuelle ni tranché ni apaisé, la baisse régulière du niveau des élèves dans toutes les statistiques montrant bien que ni les horaires, ni les contenus, ni les méthodes ne conviennent.
Analyses / Les programmes de français : de la stabilité au soupçon. 2 - Le tournant des années 1970 (GRDS)
Cette période fait connaître à l’enseignement du français une mutation profonde amorcée dès le début de la Ve République. Les modifications structurelles radicales du second degré à partir de 1959 rencontrent et accélèrent un renouvellement de la réflexion didactique accompagné de vifs débats, au sein d’une évolution idéologique et sociologique où se développent des préoccupations égalitaires.
Analyses / Les effectifs d'élèves étudiant le latin et le grec au collège et au lycée.
Le grec a progressé, mais en quinze ans le latin a perdu plus de 80 000 élèves. Si cette baisse est globalement parallèle à celle des effectifs totaux des établissements, elle est cependant plus forte. Le latin a perdu, entre 1999 et 2010, 3 % des élèves de collège, 1,5 % des élèves de lycée. Le discours habituel met en avant une désaffection supposée des élèves pour les langues couramment déclarées « mortes ». Il n'en est rien : au contraire, les mesures incessantes prises pour limiter les effectifs de latinistes et d'hellénistes démontrent leur pouvoir d'attraction. Tout a été fait en effet pour juguler leur expansion.
Analyses / Loto dictée. (Laviemoderne.net)
Le groupe Lettres de l’Inspection générale a donc proposé ce 1er avril 2014 un tout nouveau « barème graduel de correction », promis à un grand succès. Ce barème ascendant se présente en effet sous la forme d’un tableur logiciel à paramétrer à chaque nouvelle dictée : il faut entrer le barème spécifique de chaque texte, en indiquant pour chaque mot le ou les types d'erreurs possibles, recopier dans le tableur la copie de chaque élève avec toutes ses erreurs, rectifier le calcul des erreurs pour chaque mot pouvant comporter plusieurs types d’erreurs... et cette véritable usine à gaz calcule, en toute simplicité et automatiquement, une note statistiquement meilleure !
Analyses / L'acculture en Serres. (Laviemoderne.net)
L’optimisme philosophique de Michel Serres, auteur d'une thèse sur la pensée de Leibniz, n’est qu’un jeunisme qui serait simplement désolant et navrant, s’il n’était écouté avec tant de piété et de ferveur religieuse. Combattons cet optimisme, défaisons-nous du numérisme – sans pour autant rejeter le numérique. Au nom de cette culture qui nous a été transmise et que nous devons transmettre, interrogeons le monde qui vient avec un regard critique et lucide, et – espérons-le – salutaire : c'est de là – et de là seul – qu'une refondation de l'école doit partir.
Presse / Le Monde du 11-02-14 : Cour des comptes : les « carences » des internats d'excellence.
Le rapport 2014 de la Cour des comptes est une seconde mort pour les internats d'excellence. Intitulé « La conduite chaotique d'une politique éducative et sociale », cette analyse méticuleuse de 26 pages pointe comment ces structures très onéreuses ont été une aberration politique doublée d'un fiasco, de leur conception en février 2008 à leur mort en 2013.
Presse / Marianne du 16-03-14 : L'école en panne de transmission.
« Une société sans école », le livre du penseur de l'écologie politique Ivan Illich, paru en 1971, qui entendait «déscolariser la société» et mettre fin au règne de l'école, avait-il une valeur prophétique ? Le constat aujourd'hui posé par Marie-Claude Blais, Marcel Gauchet et Dominique Ottavi dans Transmettre, apprendre paraît paradoxal. On n'a jamais autant scolarisé. Une «sur-scolarisation» opérée dans un processus de délégitimation totale de l'institution. L'imposition d'un contenu par un maître plus instruit a fini par apparaître comme terriblement autoritaire, dans un système démocratique qui rejette par principe toute forme de hiérarchie entre les individus. L'école ne transmet plus. Au modèle traditionnel, l'individualisme contemporain a substitué une «économie de la connaissance». Celui qui veut s'instruire saura ce dont il a besoin. Il n'y a qu'à demander - ou chercher sur les réseaux. «Une victoire sans appel du camp de la liberté d'apprendre sur celui de l'obligation de transmettre», écrivent les auteurs.
Presse / Vousnousils du 02-05-14 : "Les enseignants doivent réfléchir davantage à leur rapport aux écrans".
Entre 0 et 3 ans, un enfant com­mu­nique de manière essen­tiel­le­ment motrice. Mais cette motri­cité se trouve court-circuitée par les médias audio­vi­suels. Résultat, les enfants ont de grandes dif­fi­cul­tés au niveau du lan­gage et de l'écri­ture. On ne peut pas construire l'appren­tis­sage de la lec­ture s'il n'y a pas de bonnes fon­da­tions de l'appareil psy­chique, c'est-à-dire un appren­tis­sage de la langue et, avant cela, de la motri­cité. C'est par­ti­cu­liè­re­ment nocif parce que les enfants, entre 0 et 5 ans, sont pris dans ce que Freud appelle l'identification pri­maire. Ils adhèrent aveu­glé­ment aux objets de leur atten­tion. En prin­cipe, ce doit être l'environnement fami­lial mais si ce sont les écrans, les effets peuvent être désas­treux : c'est notam­ment à cet âge qu'ils acquièrent le rap­port à la loi et à la société. Aujourd'hui, il y a de grands pro­blèmes d'inci­vi­lité à l'école. Ce ne sont pas les parents les res­pon­sables mais l'industrie audiovisuelle !
Presse / Franceculture.fr du 09-05-14 : Des écoles sans écran.
J’ai été très intéressée par un article trouvé sur le blog de Médiapart, en date d’octobre 2013. On y lisait qu’aujourd’hui aux Etats Unis se sont ouvertes des écoles privées fort chères, des écoles sans écrans, sans ordinateurs et autres tablettes. L’ « élite » est prête à dépenser beaucoup pour avoir des enfants qui grâce au stylo et à la feuille de papier seront capables d’imagination, d’abstraction, et d’aisance dans le maniement des concepts, Une aisance qui est en train d’échapper aux nouvelles générations exposées de plus en plus précocement aux écrans. Ce sera ça, la fracture numérique : une masse abêtie par la drogue numérique, et une élite ayant accès au raisonnement et à la pensée par l’apprentissage méthodique du langage au travers de la lecture et de l’écriture manuelle.
Presse / Libération du 06-06-14 : «Internet oblige le prof à remettre de l’ordre dans du désordre».
Pour les bons enseignants, le numérique m’apparaît comme un excellent moyen de stimuler l’esprit de curiosité et d’opposition. Cela pousse à chercher, à creuser encore. Très souvent, c’est l’occasion aussi de rectifier les sornettes, voire les énormités figurant dans une notice de Wikipédia. Surtout, cela apprend une chose essentielle : le fait que personne ne sait. Nulle part, il n’existe un détenteur ultime. L’enseignant a ainsi l’opportunité d’expliquer qu’il existe plusieurs versions d’une même chose et que savoir, c’est se confronter à l’incertitude et non réciter bêtement. C’est un apprentissage qui me paraît extrêmement positif.
Presse / Le Monde du 09-06-14 : Chargé de réformer les programmes scolaires, Alain Boissinot jette l'éponge.
Le socle cristallise toutes les oppositions que connaît l'école, et l'idée d'un socle fort rencontre de nombreuses oppositions parmi les partisans d'un collège qui ressemble déjà au lycée. Cette opposition était notamment marquée chez certains membres du CSP qui ont poussé pour que le « socle » finalement adopté reste bien à l'ombre des programmes disciplinaires (comme c'est le cas depuis 2005). M. Boissinot s'est trouvé pris entre les deux camps, en quête d'un difficile consensus.
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