sauv.net


·  Appel pour le rétablissement des horaires de français.
·  Révolution technologique.
·  Réforme du lycée et enseignement des lettres.
·  Des nouvelles du bac et du brevet.

  Réforme 2016 du collège.
  Sauver les Lettres s'adresse aux candidats !
Questionnaire aux candidats à la présidentielle
Ce questionnaire n’a pas pour seul objectif de collecter les réponses des candidats, il est aussi une invitation à modifier en profondeur les cadres conceptuels auxquels se sont référés tous les politiques au pouvoir depuis 40 ans. Il s’adresse aux candidats qui auraient le courage, comme le disait Paul Ricoeur, d'honorer ”les promesses non tenues du passé”. Nous espérons que l’école sera au coeur de leurs préoccupations car l’avenir de l’école publique, c’est l’avenir de la démocratie. C’est pourquoi en tant que professeurs de terrain engagés dans un combat en faveur d’une école de qualité pour tous, nous leur soumettons les questions suivantes.
     Extrait :

Abrogerez-vous la dernière réforme du collège, qui retire 540 heures de cours aux élèves sur l'ensemble de leur parcours de la 6e à la 3e (soit l’équivalent d’une demi-année) ?
Abrogerez-vous, dans le primaire, la réforme des rythmes scolaires, qui déstabilise les écoles et épuise les élèves ?
Défendrez-vous la transmission des savoirs comme la mission principale de l’école ?
Rétablirez-vous dans le primaire et dans le secondaire les heures nécessaires aux différentes disciplines, heures perdues1 au fil des réformes au profit de dispositifs à l’utilité contestable (TPE, EPI, AP2, etc.) ?

      Télécharger le questionnaire complet
 Qui sommes-nous ?
Nous sommes des enseignants de lettres et d'autres disciplines, des professeurs des écoles, des citoyens, animés par un idéal scolaire de gauche. Réunis dans un collectif fondé en 2000, nous sommes en lutte, depuis la "réforme" Allègre, contre l'affaiblissement, le dévoiement, voire la disparition de l'enseignement de la langue et de la littérature, et contre une série de transformations qui ont pour conséquence une baisse graduelle des exigences et des résultats de l'école publique. En savoir plus ...
 Adhésion & soutien
Vous pouvez relayer nos actions, nous informer de celles que vous menez ; vous pouvez nous envoyer un texte d'analyse, une contribution, un compte rendu d'ouvrage. Rejoignez-nous ou soutenez-nous !

29-04-17
 Dernière mise à jour
Actualité
Presse / L'Obs du 19/04/2017 / École : la lettre coup de poing d'un collectif de professeurs aux candidats http://tempsreel.nouvelobs.com/presidentielle-2017/ecole-le-sos-d-un-collectif-de-professeurs-adresse-aux-candidats.html
(Sauver les lettres)

TRIBUNE. Égalité de l'instruction, enseignement du français et des lettres, métier de professeur... Sauver les Lettres, association "animée par un idéal scolaire de gauche", interpelle les prétendants à l’Élysée en leur soumettant un questionnaire.
Nous, professeurs de terrain, connaissons les dégâts des précédentes réformes, dont les promoteurs s’inscrivent, plus ou moins consciemment, dans une même logique appauvrissante : la connaissance y est de plus en plus vidée de ses contenus et soumise à la seule optique utilitariste de la concurrence économique. Nous avons donc décidé d’intervenir dans le débat électoral en exposant les principes qui devraient, selon nous, présider à une politique éducative démocratique, vraiment nouvelle.

Actions / Communiqué de presse / 14/03/2017 Réforme du collège : moins de latin pour tous !
(Associations littéraires APFLA-CPL, APLAES, APLettres, CNARELA, SEL, SLL)
L’enseignement public est frappé de plein fouet par la perte d’élèves en latin (moins 4 920 élèves), le privé étant pour un moment encore bien loti (moins 1 451 élèves). Il faut préciser qu’il ouvre grand les bras pour récupérer les ouailles qui n’auraient pas encore succombé à ses appels après les réformes et refontes qui se succèdent depuis le début de ce siècle. La fuite dans le privé, que refuse de voir le ministère, est réelle. Car de nombreux établissements privés proposent ce que le public ne propose plus. [...]
La ministre ignore complètement les conséquences de ses choix en matière d’éducation, qui se révèlent catastrophiques tant les collègues du secondaire sont épuisés. Elle croit qu’il suffit de dire pour faire, mais ne connaît rien aux réalités du terrain : sans moyens clairement fléchés et dédiés pour les langues anciennes, ces dernières sont toujours plus fragilisées. Or, ses services ont choisi de les financer sur une marge de fonctionnement, les reléguant ainsi bien loin derrière les dédoublements de classes nécessaires dans les disciplines de SVT ou de sciences-physiques par exemple.

Analyses / Séminaire GRDS des 3 et 17 mars 2017
Quel enseignement du français dans une école démocratique ?
Quelle entrée dans l'écrit à l'école élémentaire ? (Rachel Boutonnet)
Il est important d’ancrer (ou de consolider) un cadre à quatre composantes : l’écoute, la prononciation, l’écriture, la lecture. Il faut installer la conscience, ou l’habitude, d’une sorte de calque, d’identité stricte, entre quatre formes dans lesquelles va se déployer un même contenu. Dans l’acte de lire ou d’écrire, ce contenu circule du son à l’image visuelle en passant par la prononciation et le tracé, et opère une boucle, en continu.
Comment étudier le français au collège ? (Virginie Blanchet, Véronique Marchais)
Pour progresser à l’écrit, les élèves auraient besoin, dès l’école primaire, d’un travail soutenu en grammaire, en grammaire de phrase essentiellement, conjoint au travail de l’écriture, afin de développer parallèlement la conscience réflexive de ce que l’on écrit et la capacité à écrire, à structurer et développer ses phrases. Or, avec les nouveaux programmes, c’est le contraire qui se produit. La spécificité de cette matière (…) est, à travers l’étude de la langue et d’oeuvres phares du patrimoine, de faire accéder les élèves aux livres et à une culture humaniste, de former leurs capacités de réflexion et d’analyse. Réduire le français à un outil de communication (une langue « de service ») conduirait à marginaliser la langue littéraire « de culture », et à déconstruire le savoir littéraire, éloigner les élèves de sa spécificité et dès lors, leur en fermer l’accès.
Quel enseignement du français et de la littérature au lycée ? (Thierry Cecille, Agnès Joste)
Tous les textes résistants de la littérature classique ouvrent des perspectives sur les relations humaines et la vie de l’esprit, sur le conservatisme, la novation, la censure, les forces sourdes qui traversent les sociétés... Tous les professeurs de zones « sensibles » peuvent témoigner qu’en dépit, ou plutôt à cause, de la langue de culture qui s’y déploie, ces textes au premier abord difficiles et parfois étranges intéressent les élèves, et leur font faire de rapides progrès d’attention et d’analyse, leurs capacités étant profondément sollicitées.
Quel français au lycée : la question de l'examen (Thierry Cecille, Agnès Joste)
Égalitaire, dans la mesure où les épreuves sont anonymes, nationales et élaborées en fonction de programmes nationaux par des professeurs en exercice, le baccalauréat protège les élèves défavorisés de jugements négatifs liés à leur niveau supposé en raison de la localisation de leurs établissements d’origine. En proposant à tous le même horizon d’exigence et la même valeur certificative, le bac-nation protège du bac-maison.
Analyse / mars 2017 Conférence de consensus. Différenciation pédagogique. Comment adapter l'enseignement à la réussite de tous les élèves ? (CNESCO, Conseil national d'évaluation du système scolaire)
Il n’existe pas de « recette pédagogique » toute faite qui s’imposerait à tous les enseignants. Derrière cette expression, se cache en effet une multiplicité de conceptions, pratiques, dispositifs, supports pédagogiques, qui combinent des dimensions variées [...] Se cachent aussi des risques : par exemple, celui de croire qu’individualiser systématiquement les tâches proposées aux élèves est profitable pour tous, celui de croire que donner la possibilité aux élèves de travailler en groupes ou sur un ordinateur engendre nécessairement des apprentissages. […] La différenciation pédagogique ne doit pas entraîner une différenciation des objectifs. Les élèves fréquentant des classes où l’enseignant entretient des attentes élevées se montrent plus motivés et progressent davantage dans leurs apprentissages ; de plus les écarts entre élèves s’y réduisent. Les recherches invitent les enseignants à proposer à tous les élèves des tâches stimulantes présentant un défi.
Analyse /La Vie moderne, 24/03/2017 Affel de moins en moins net (Loys Bonod)
L'affectation au lycée en 2017
Pour l'affectation au lycée (à travers l'opaque algorithme Affelnet), certaines circulaires académiques se font encore attendre mais, d'ores et déjà, un nouveau système se met en place dans l'improvisation. […] Première nouveauté : les compétences sont désormais prises en compte, avec une importance démesurée (400 points) par rapport aux moyennes disciplinaires (112 points au plus : voir tableau plus bas). Une moyenne catastrophique en mathématiques (5 points sur 16 au plus par exemple) est facilement compensée par la maîtrise satisfaisante d'un domaine du socle comme les "méthodes et outils pour apprendre" (50 points) ou bien la "formation de la personne et du citoyen" (50 points), des domaines de compétences bien nébuleux, le plus souvent évalués à la va-vite et toujours de façon bienveillante (parfois même en urgence par la vie scolaire ou le chef d'établissement en fin d'année).
Analyse / Le blog de la présidente du 06/04/2017 François Fillon et les lemmings (Françoise Guichard)
Tant qu’à rester dans la métaphore aquatique et rongeuse, ce n’est pas lemmings qu’il vous faut être aujourd’hui, mais CASTORS – comprendre le fameux « faire barrage » --, à François Fillon autant qu’à Marine Le Pen. Vous êtes des professeurs, votre métier c’est de réfléchir : sachez penser globalement ! Un programme électoral est un tout ! Souvenez-vous-en avant que de vous prononcer : CE QUI FAIT DU MAL À LA SOCIÉTÉ NE PEUT PAS FAIRE DU BIEN À L’ÉCOLE.
Analyse / Mezetulle, 17/04/2017 OCDE et Terra Nova : une offensive contre l’école républicaine (Fatiha Boudjhalat)
François Fillon n’a cessé durant cette campagne de brocarder les abus des pédagogistes qui auraient conduit l’école dans le mur. Mais c’est lui qui, ministre, a mis en place le « socle des compétences » en 2005, socle qui est le principe organisateur de l’abaissement des exigences scolaires. Le rapport Terra Nova lui livre pour cela un satisfecit : ce socle est « la réelle innovation de fond et de forme ». Et puisqu’il n’y a pas d’alternance politique, ce socle a été repris « dans la loi de refondation de l’école de 2013 », avec Vincent Peillon aux manettes et poussé à son paroxysme par la ministre Najat Vallaud-Belkacem. Qu’est-ce qui rend ce socle si innovant ? Il est « le premier essai d’une politique curriculaire en France. » En matière d’éducation, la France fait tout comme les Anglo-Saxons, avec cependant un décalage de plus de 30 ans, et alors que les Anglo-Saxons en reviennent
Analyse / Le blog de la présidente du 21/04/2017 Emmanuel Macron : la chèvre et le chou... Y'a un loup ! (Françoise Guichard)
-- Vous convertiriez-vous donc à l’extrême-centre, chère Présidente ?
-- Oh qu’nenni, mon bon.
Ne serait-ce que pour une raison majeure : sauf erreur de ma part, M. Macron n’envisage d’ABROGER ni la réforme collège 2016, ni celle du lycée (Chatel-Descoings), et propose, en réduisant à quatre le nombre des épreuves finales du baccalauréat, d’y introduire une large part de contrôle continu, ce qui peut légitimement inquiéter. […] Que ce pragmatisme revendiqué en arrive à rompre l’égalité entre les élèves sur l’ensemble du territoire ne semble pas effleurer le candidat : mystère de l’autonomie et autonomie du mystère.
Presse / Mediapart du 18/03/2017 Le réservoir, les jolies fleurs et la poubelle (blog de Guillaume Mélère)
Une plongée édifiante dans une ÉSPÉ : le récit véridique d'une matinée de formation d'un jeune professeur de français.
« Notre métier, c’est d’arroser les jolies fleurs des qualités plutôt que les mauvaises herbes des défauts. Si je dis à un élève « tu es nul ! », j’arrose ses mauvaises herbes. Mais si je lui dis : « tu as réussi cet exercice ! » j’arrose les jolies fleurs de son jardin ! » Apparemment, à côté du réservoir, il y a aussi une poubelle, dans laquelle il faut jeter les mauvaises herbes. La formatrice invite d’ailleurs chacun de nous à jeter à la poubelle les mauvaises herbes de ses défauts, et elle nous annonce qu’à la fin du séminaire, nous irons tous ensemble vider notre poubelle à la déchetterie. Plusieurs questions me viennent à l’esprit : Le réservoir est-il au milieu du jardin ? Qu’est-ce que l’arrosoir ? Contient-il de l’eau ou du carburant ? Est-ce que les mauvaises herbes peuvent attaquer le réservoir ? Que se passe-t-il si on met trop de carburant dans notre réservoir, et qu’on fait déborder l'amour et l'amitié sur les mauvaises herbes ? Peut-on arracher les mauvaises herbes de ses élèves sans les violenter ?
Presse / Vousnousils du 03/04/2017 « Le numérique engendre des effets négatifs » (Cnesco)
« La recherche montre que tous les outils numériques n’ont pas que des effets bénéfiques sur les apprentissages, voire dans certains cas engendrent des effets négatifs », indique le Conseil national d’évaluation du système scolaire (Cnesco) dans son rapport d’une conférence consensus, tenue en mars 2017, et intitulée « Comment adapter l’enseignement pour la réussite de tous les élèves ? » [...]
Dans sa synthèse, le Cnesco appelle ainsi à ne pas surcharger les élèves en sources d’informations : « La recherche montre que lorsque les formats de présentation de l’information sont trop nombreux (ex : liens hypertextes), ils peuvent engendrer des difficultés chez les apprenants et une charge cognitive importante et inutile. Ainsi, la plupart des élèves apprennent mieux à partir de deux sources d’information plutôt que trois ».
Presse / Vousnousils du 14/04/2017 « Le latin pour tous n'est qu'une promesse en l'air du ministère » (François Martin)
Aujourd’hui, quel constat peut-on faire de la réforme du collège sur l’enseignement du latin et du grec ? Il faut être prudent car nous sommes seulement à quelques mois d’application de la réforme. Mais il est clair que le constat est négatif. A la rentrée 2016, en 5e, plus de 6 000 élèves manquent à l’appel en latin, si l’on se réfère aux effectifs de la rentrée 2015. Cette réforme a été complètement bâclée : changement de l’intégralité des programmes d’enseignement de la 6e à la 3e, explosion de la grille des horaires réglementaires (avec diminution des horaires de latin et de grec ancien de 50% en 5e et 30% en 4e et 3e) et disparition du latin et du grec ancien comme disciplines, transformés en « enseignements de complément », absents des grilles réglementaires, alors qu’ils y avaient leur place lorsqu’ils étaient des disciplines optionnelles. L’ambitieux projet du ministère ‘le latin pour tous’ n’a donc pas du tout fonctionné ! Cela n’a été que des promesses et des paroles en l’air….

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