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Sauver Les Lettres, collectif de professeurs d'abord en révolte contre la réforme Allègre, lutte pour l'organisation d'un enseignement public et laïque de qualité sur l'ensemble du territoire. Ce collectif refuse la disparition de l'éveil à la pensée critique, et en particulier celle de l'étude des lettres comme discipline à part entière. En savoir plus...
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03-09-15
 Dernière mise à jour
Action / Compte rendu de l'audience du 3 juillet 2015 à la DEGESCO des associations APFLA-CPL, APLAES, APLettres, CNARELA, SEL, SLL
Nous interrogeons la DGESCO sur la possibilité de suivre à la fois l’enseignement de grec et celui de latin en 3e. L’arrêté parle d’un enseignement de complément et non de deux (art. 7). Un autre problème réside dans les 2h de l’enseignement de complément de grec alors que l’horaire actuel est de 3h. Si un EPI existe déjà pour compléter les 2h de latin pour arriver à 3h, qu’en est-il pour le grec ? Xavier Turion ne nous répond pas sur ce point et nous renvoie vers le cabinet. En ce qui concerne l’EC, Nicolas Feld-Grooten précise que les horaires 1h-2h-2h du cycle 4 sont un maximum et qu’en 4e et 3e cela peut être modulé, comme le laisse entendre l’article 7 de l’arrêté « dans la limite d’une heure hebdomadaire en classe de cinquième et de deux heures hebdomadaires pour les classes de 4e et de 3e ».
Action / Compte rendu de l’audience du 7 juillet 2015 au ministère de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, des associations APFLA-CPL, APLAES, APLettres, CNARELA, SEL, SLL
Eric Tournier répond clairement que ces horaires sont bien les horaires qui devront être appliqués, qu’il s’agit de la norme (ce qui est contraire à ce qui nous a été affirmé par la DGESCO). L’EC devra donc être assuré à hauteur de 1h en 5e, 2h en 4e et 2h en 3e pour le latin, 2h en 3e pour le grec. Il rappelle en outre que la ministre a affirmé sa volonté que l’EC soit suivi de la 5e à la 3e. Nous faisons part de notre surprise et de nos inquiétudes qui sont justifiées. Si la DGESCO et le Cabinet n’ont pas la même compréhension du texte, on peut s’attendre à des interprétations diverses par les chefs d’établissement. Par conséquent, nous demandons une clarification des textes sur cette question.
Analyses / La réforme du collège 2016 en clair. Emploi du temps
Dans la réforme du collège, une réorganisation des emplois du temps de nos élèves est prévue. La tendance globale est à l'allégement et à l'uniformisation. Cette baisse concerne même les élèves ne prenant pas d'option complémentaire, et est particulièrement sensible en 3e. Pour réaliser ce que cela implique concrètement, voici des exemples concrets d'agendas. […] Avec la réforme du collège, on observe une diminution du nombre d'heures dont bénéficiait cet élève pour apprendre : 6h de moins chaque semaine.
Analyses / Pour une vraie égalité des chances (Académie française)
L’Académie insiste sur sa vive préoccupation concernant la place faite à la langue française dans les projets de réforme en cours. Elle considère qu’aucun redressement de notre système éducatif ne pourra être opéré si l’accent n’est pas mis sur l’apprentissage du français, dont la maîtrise et la compréhension sont la condition d’accès aux autres disciplines.[…] L’Académie française rappelle que le patrimoine littéraire constitue un élément essentiel de l’enseignement de la langue française et qu’il doit, à ce titre, donner lieu à un programme précis pour chacun des cycles scolaires. Elle regrette vivement la disparition quasi complète, dans le document – par ailleurs incompréhensible dans sa formulation – concernant la classe de 6e, de toute référence à des textes, des œuvres ou des courants littéraires, tandis que pour les autres classes du collège, seuls quelques genres sont mentionnés.
Action / Réforme du collège - La vraie discussion n’a pas commencé, par Denis Kambouchner (skholê.fr)
L’enjeu : est-il bien d’« assurer un même niveau d’exigence pour que tous les élèves acquièrent le socle commun de connaissances, de compétences et de culture » ? La formule est embarrassée. Quant au « socle commun », ce ne sera jamais qu’une création artificielle, un objet institutionnel, non un but en soi. Le contraire donc d’un horizon. Si l’on disait : que chaque élève apprenne toute une variété de langages, ce serait déjà plus parlant. On saurait ce qui est en vue : plus de langues et d’arts (y compris physiques), de technologies, de sciences, d’humanités. Les mille choses dont un être actif, aujourd’hui, devrait se nourrir. Tous ces domaines dans lesquels on devrait installer les enfants, sur un mode dûment dynamique, à la fois attentif et intensif.
Analyses / Enseignement moral : Bambi au programme ? (blog de Mara Goyet)
« L'éducation à la sensibilité vise à mieux connaître et identifier ses sentiments et émotions, à les mettre en mots et à les discuter, et à mieux comprendre ceux d'autrui." Un élève qui pleure est-il meilleur ? A lire ces quelques lignes, on a le sentiment qu'un bon cours doit être à mi-chemin entre une étude austère de l' Empfindsamkeit (origines, œuvres, ramifications) et un visionnage en boucle de la mort de la mère de Bambi (avec questionnaire. As-tu pleuré ? Si non, explique pourquoi même si tu n'as pas validé ta compétence "s'émouvoir devant un truc super triste". Si oui, de quel type étaient tes pleurs ? Avec hoquets ? Grosses ou fines larmes ? Avec ou sans morve ?)
Analyses / Une réforme de gauche ? Petite archéologie de la réforme du collège (La Vie Moderne)
La réforme du collège 2016 serait donc de gauche. Les protestations de la droite contre les programmes ont utilement contribué à en accréditer l'idée. Pourtant, comme nous y invite un malicieux syndicat d’inspecteurs1, une petite archéologie de la réforme permet d’en douter. Car c’est bien un gouvernement de droite qui a commandé2 en 2006 à trois inspections générales, dont celle des Finances, un « audit de modernisation » sur « la grille horaire des enseignements au collège »3. Il fallait alors, notamment, « alléger l’horaire hebdomadaire obligatoire de formation du collégien, permettre une organisation différente de la semaine du collégien et l’expression de l’autonomie pédagogique de l’établissement. »
Contributions / Lettre de démission du Conseil Supérieur des Programmes (Annie Genevard)
Madame la Ministre, Par la présente, j'ai l'honneur de vous présenter ma démission du Conseil Supérieur des Programmes dont je suis membre depuis sa création par la loi de Refondation de l'Ecole. Lors de notre entrevue il y a quelques semaines à votre ministère en compagnie des membres du Conseil, j'ai exprimé des réserves sur le fonctionnement de notre instance […] , mais les réponses qui m'ont été faites ne sont pas de nature à apporter des assurances quant aux changements espérés. La première de ces réserves tient à la question de l'indépendance du Conseil que vous aimez à rappeler, et pourtant, votre directeur de l'époque ne l'a pas nié, les contacts avec les membres de votre Cabinet pendant l'élaboration des programmes ont été constants.
Contributions / Enseigner Entremont (Antoine Desjardins)
Témoignage de Robert Faille, professeur d'interdisciplinarité, sciences du numérique et théologie citoyenne : "Un hiatus transitionnel ne peut que permettre un meilleur recul analytique sur une pratique pédagogique de type transversal. »
Presse / Marianne.net du 13-05-15 : Encore heureux que l'école sélectionne ! (Antoine Desjardins)
L'école instruit et sélectionne. Encore heureux qu'elle sélectionne ! Elle sélectionne en fonction de ses critères qui sont assurément les moins mauvais qu'on ait trouvés. C'est au reste ce qui se passe dans les examens et les concours. Il faut défendre les examens et les concours. Le travail du professeur consiste à instruire mais aussi à discerner les mérites de chacun, encourager les efforts, dans la carrière intellectuelle ou manuelle ou les deux et pousser le plus loin possible les élèves dans la voie la plus conforme à l'investissement auquel ils consentent et aux résultats qu'ils obtiennent. Tout autre système, démagogique, ne pourra aboutir inexorablement qu'à ceci : la sélection par le fric et l'entregent, la sélection par le pire.
Presse / Marianne.net du 21-05-15 : Bientôt une nouvelle épreuve d'EPS : la course à pied d'égalité ! (Antoine Desjardins)
Locomotion horizontale maîtrisée à périodisation homogène sur granulat stabilisé ou tartan. Dorénavant tous les élèves sportifs courront un « 50 mètres » au lieu du « 100 mètres » mais l'on continuera de parler de « 100 mètres » pour des raisons d'harmonisation européenne.
Presse / Le Monde du 27-08-15 : Ecole primaire : la fabrique des dyslexiques
Réapprendre à lire. De la querelle des méthodes à l’action pédagogique, de Sandrine Garcia et Anne-Claudine Oller, Seuil, « Liber », 352 p., 22 €.
Professeur en sciences de l’éducation, Sandrine Garcia signe, avec Anne-Claudine Oller, Réapprendre à lire. Cette enquête sur l’acquisition de la lecture met en cause les méthodes actuelles, pourtant issues d’une volonté de contrecarrer la reproduction sociale. Cette charge sévère et ¬argumentée, donnée par une ¬universitaire qui a travaillé avec Pierre Bourdieu, est inattendue – et à méditer. « On aboutit à ce constat que le progressisme n’est pas toujours associé à ce qui fait progresser les élèves, mais à ce qui a été construit et imposé comme « pédagogiquement de gauche ». L’impensé de tout cela, c’est la multiplication des situations de handicaps et la généralisation de la mainmise du milieu médical sur l’école, ce qui pourrait nous interroger. »
Presse / Libération du 31-08-15 : Anne-Claudine Oller et Sandrine Garcia «Il y a une instrumentalisation politique de l’apprentissage de la lecture»
Des méthodes dites progressistes, censées lutter contre les effets des inégalités sociales, les renforcent au contraire. C’est le constat édifiant établi par deux sociologues dans «Réapprendre à lire», un essai qui vient de paraître. Un enjeu qui dépasse la querelle entre anciens et modernes pédagogues. C’est une sévère critique des méthodes actuelles d’apprentissage de la lecture. Dans Réapprendre à lire, qui vient de paraître au Seuil, deux sociologues, Sandrine Garcia et Anne-Claudine Oller, démontrent que des méthodes dites progressistes, basées sur de nobles objectifs (autonomie du jeune lecteur, sens du texte, contenu littéraire) accentuent les clivages sociaux au lieu de les diminuer. A partir d’une enquête de terrain menée durant trois ans dans plusieurs écoles primaires, ces spécialistes en sciences de l’éducation proposent une manière plus égalitaire d’apprendre à lire, centrée notamment sur l’entraînement et la répétition en partie délaissés.
Presse / Le Figaro du 03-09-15 : Le calendrier parodique des profs de latin et de grec ne fait pas rire l'Éducation nationale
Chaque mois, est [...] proposé un «EPI», du nom de ces «enseignements pratiques interdisciplinaires» inventés par la réforme Vallaud-Belkacem. Des projets interdisciplinaires promettant de révolutionner les pratiques de l'enseignant, que les détracteurs de la réforme perçoivent déjà comme une usine à gaz. «De la rhétorique à la langue de bois, le discours politique, de l'antiquité à nos jours» propose ainsi le calendrier en mai. En décembre, Hera arborant une écharpe multicolore propose, elle, l'«EPI» «Comédie musicale en six tableaux, du gynécée au mariage gay, l'important, c'est d'aimer».