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·  Appel pour le rétablissement des horaires de français.
·  Révolution technologique.
·  Réforme du lycée et enseignement des lettres.
·  Des nouvelles du bac et du brevet.

  Réforme 2016 du collège.
 Qui sommes-nous ?
Nous sommes des enseignants de lettres et d'autres disciplines, des professeurs des écoles, des citoyens, animés par un idéal scolaire de gauche. Réunis dans un collectif fondé en 2000, nous sommes en lutte, depuis la "réforme" Allègre, contre l'affaiblissement, le dévoiement, voire la disparition de l'enseignement de la langue et de la littérature, et contre une série de transformations qui ont pour conséquence une baisse graduelle des exigences et des résultats de l'école publique. En savoir plus ...
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24-12-16
 Dernière mise à jour
L'Intempestif / Temps d'école, 17/10/2016 Au tableau (Rachel Boutonnet)
Les élèves aiment beaucoup venir écrire au tableau. Il ne faut pas créer d’injustice. Alors je coche scrupuleusement, sur une liste de la classe, tous les élèves qui passent chaque jour, et personne ne viendra une deuxième fois avant que chacun soit passé une fois. Ils surveillent… Et il faut voir leur mine scandalisée quand je fais l’erreur de faire repasser l’un d’entre eux qui est pourtant passé hier et que j’aurais oublié de cocher. Cette année, pour cette première période, les élèves passent tous les jours pour l’orthographe d’accord. Ce –s à la fin des noms au pluriel, et ce –ent à la fin des verbes, il est tellement difficile à obtenir, en dictée ou en rédaction, qu’il vaut mieux le pratiquer tous les jours.
L'Intempestif / Temps d'école, 09/11/2016 Fruits de la terre (Rachel Boutonnet)
La semaine dernière, j’ai fait une leçon sur la Terre qui tourne autour du Soleil. Je voulais que les élèves comprennent à quoi étaient dues les saisons. On rappelle d’abord ce qu’on sait – ou pas – : les saisons, leurs noms, leurs différences, les fleurs au printemps, les fruits en été, les feuilles qui jaunissent et qui tombent en automne, et en hiver, les oiseaux migrateurs, les animaux qui prennent un poils épais, ceux qui hibernent, les arbres « tout nus »…
L'Intempestif / Temps d'école, 20/12/2016 Réapprendre à lire, quand deux sociologues passent à l'action (Florence Costa)
Sandrine Garcia et Anne-Claudine Oller sont sociologues de l’éducation et elles se sont penchées sur le problème de l’apprentissage de la lecture grâce à une expérimentation audacieuse. Elles ont comparé les résultats obtenus en lecture an cours préparatoire, dans des plusieurs écoles différant par le niveau socio-professionnel des parents, après avoir utilisé une « pédagogie rationnelle de lecture » qu’elles ont mise au point.
Actions / Novembre 2015 / Réapprendre à lire ; un jeu d'enfant
Conférence de Sandrine Garcia et Claudine Oller, auteurs de Réapprendre à lire, de la querelle des méthodes à l'action pédagogique (Seuil 2015), aux Journées littéraires de Pau. A partir d’une enquête de terrain menée durant trois ans dans plusieurs écoles primaires, ces spécialistes en sciences de l’éducation proposent une manière plus égalitaire d’apprendre à lire, centrée notamment sur l’entraînement et la répétition en partie délaissés.
Actions / 30/11/2016 / Conditions de correction des épreuves de français au baccalauréat (SNES-FSU)
Sur l’initiative du SNES, le CHSCT Ministériel a voté un avis à l’unanimité concernant les conditions de travail des enseignants de Lettres, correcteurs et examinateurs des épreuves anticipées de français (EAF). "Constatant que les conditions de travail des enseignants convoqués aux épreuves anticipées de français se sont dégradées, les représentants au CHSCTM demandent que des consignes soient envoyées par la Ministre aux recteurs [...] »
Analyses / Octobre 2016 / La réforme du collège n'est pas « de gauche » (Loys Bonod, La Vie moderne)
La droite n’est pas si opposée à la réforme du collège qu’on a pu le croire. Son opposition s'est surtout focalisée sur des marqueurs idéologiques comme les programmes d’histoire, jugés ne pas tenir assez compte de la chronologie ou du « roman national ». Ou encore − pour de mauvaises raisons − la défense des sections bilangues ou des options de langues anciennes. Mais les grands principes de collège 2016 (vers une forme de libéralisation de l'école) ne lui déplaisent pas… loin s'en faut ! De fait, celle-ci correspond bien aux préconisations d’un « audit de modernisation » (et surtout d’économies budgétaires) commandé par la droite en 2006.
Analyses / 11/10/2016 / Le débat sur l’école : le camp progressiste doit se battre sur deux fronts (Alain Beitone, Raphaël Pradeau, Revue Les Possibles n°11, Attac)
Ainsi, Les Cahiers Pédagogiques, figure emblématique de l’éducation nouvelle, dont les militant(e)s sont progressistes et attachés à la démocratisation scolaire, saluent des propositions qui s’inscrivent explicitement dans la logique de la mise en oeuvre au sein de l’école d’une approche très clairement inspirée du libéralisme économique. Loin d’être anecdotique, cette note de lecture est révélatrice. Tout un discours porté par les mouvements pédagogiques, par un certain nombre d’intellectuels de gauche, de militants syndicalistes, de responsables du système éducatif, converge avec le discours libéral sur le plan économique. (Télécharger le fichier pdf : Les possibles)
Analyses / Novembre 2016 / Mais qui sont les déclinistes ? (Loys Bonod, La Vie moderne)
« Les pédagogues ne sont pas des "assassins". » Telle est intitulée la tribune signée par plusieurs personnalités du monde éducatif, de Philippe Meirieu à Florence Robine en passant par François Dubet. Les sept auteurs de la tribune se désignent d’abord comme « les pédagogues ». Comme s’ils représentaient à eux seuls tous les pédagogues, ou comme s’il n’existait qu’une et une seule pédagogie et non des choix pédagogiques. […] Une telle confiscation est d’autant plus saisissante que « les pédagogues » de cette tribune sont des pédagogues… sans élèves. Ils ont tous ou presque exercé (ou exercent encore) des responsabilités institutionnelles. Ils ont d’ailleurs inspiré, soutenu, mis en place les dernières réformes décidées contre la grande majorité… des pédagogues qui ont réellement des élèves.
Analyses / 30/11/2016 / La concurrence des écoles agit contre l'intérêt général (Blog de Paul Devin)
La question reste en fait toujours la même. Considérons-nous l’intérêt général comme soluble dans la satisfaction de quelques intérêts particuliers ou affirmons-nous que sa finalité égalitaire doit contraindre à renoncer à des libertés qui ne visent que la satisfaction des classes les plus favorisées ? La démocratisation de l’accès aux savoirs nécessite une politique déterminée capable de renoncer à des demandes particulières quand l’intérêt général l’exige. A défaut de quoi l’écart entre le discours sur la démocratisation et son effectivité continuera à se creuser.
Presse / Libération du 17/10/2016 : Cher François Dubet (Laurent Joffrin)
C’est être progressiste que d’interroger des changements qui n’aboutissent pas. […] De toute évidence, le débat sur la lecture ne met pas seulement aux prises la droite réactionnaire et la gauche progressiste. Elle divise aussi ceux qui cherchent à réduire les inégalités scolaires et à promouvoir une école pour tous. Autrement dit, la gauche. Et ce n’est pas forcément rejoindre la réaction que de s’interroger sur le bien-fondé de réformes qui, de toute évidence, peinent gravement à améliorer les choses.
Presse / Le Monde du 09/11/2016 : Une réponse à Najat Vallaud-Belkacem : « Le devoir d’un ministre de l’éducation est de défendre les professeurs »
(Cécile Ladjali) la fin de la diffusion, la ministre de l’éducation est interrogée par la journaliste qui lui demande de réagir à ce qu’elle vient de voir. [...] Mais rien ne se passe. [...] Pas un commentaire concernant le caractère spécieux du reportage qui ne montre pas la réalité du terrain, à savoir celle de 850 000 titulaires, excellemment formés, conscients que l’Ecole de la République et la transmission des valeurs humanistes demeurent le nerf d’une guerre que l’on dit déclarée. C’est évidemment à cela que l’on pense quand une équipe de télévision choisit la place de la République comme décor à son émission. On espère alors que des liens vont être établis… Mais non, rien. Cette mise en scène médiatique sert au contraire de promontoire à la ministre, qui dévide son laïus habituel.
Presse / Vousnousils du 12/12/2016 : Réforme du collège : difficile de faire du latin en une heure. (Fabien Soyez)
A la base, le but de Najat Vallaud-Belkacem était « d’ouvrir le latin au plus grand nombre » , mais c’est le contraire qui se produit. Avant, les heures de latin étaient intégrées dans la dotation horaire globale… mais avec la réforme, elles ont disparu des grilles, et les moyens pour assurer son enseignement sont beaucoup plus restreints.