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  Baccalauréat 2021

  Réforme 2016 du collège.

01/10/2018 - DERNIERE MINUTE !

Sauvez Lez Lettres, avec la Conférence des présidents d'associations de spécialistes, proteste contre les conditions de la consultation sur les programmes du lycée, organisée par le Conseil Supérieur des Programmes. Sauver les lettres sera reçu au CSP jeudi 4 octobre 2018.

Télécharger le communiqué : COMMUNIQUE_DE_LA_CONFERENCE_DES _ASSOCIATIONS_DE _PROFESSEURS_SPECIALISTES.pdf

 Qui sommes-nous ?
Nous sommes des enseignants de lettres et d'autres disciplines, des professeurs des écoles, des citoyens, animés par un idéal scolaire de gauche. Réunis dans un collectif fondé en 2000, nous sommes en lutte, depuis la "réforme" Allègre, contre l'affaiblissement, le dévoiement, voire la disparition de l'enseignement de la langue et de la littérature, et contre une série de transformations qui ont pour conséquence une baisse graduelle des exigences et des résultats de l'école publique. En savoir plus ...
 Adhésion & soutien
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 Propositions pour une nouvelle école démocratique
Tribune parue dans l'Obs du 18/04/2017 / Propositions pour une nouvelle école démocratique (Sauver les lettres)

      Télécharger le texte complet


19-09-18
 Dernière mise à jour
Réforme / Journal Officiel du 17/07/2018 / Arrêté du 16 juillet 2018 relatif à l’organisation et aux volumes horaires des enseignements du cycle terminal des lycées, sanctionnés par le baccalauréat général.
Art. 2. – Conformément aux dispositions de l’article D. 333-3 du code de l’éducation, les enseignements de la classe de première et de la classe de terminale comprennent, pour tous les élèves :
  • des enseignements communs, dispensés à tous les élèves;
  • des enseignements de spécialité au choix dans les conditions définies à l’article 3;
  • des enseignements optionnels au choix des élèves. La liste et le volume horaire de ces enseignements sontfixés dans les tableaux figurant en annexe du présent arrêté. […]
Annexe : grilles horaires du cycle terminal de la voie générale.
[…] Les enseignements optionnels de LCA latin et grec peuvent être choisis en plus de l’enseignement optionnel suivi par ailleurs.

Réforme : Bulletin Officiel, n°32 du 06/09/2018 / Lycées d'enseignement général et technologique – Enseignements de spécialité.
Le recteur d'académie ou le vice-recteur arrête la carte académique des enseignements de spécialité. […] Les enseignements de spécialité plus spécifiques (arts, littérature et LCA, ainsi que numérique et sciences informatiques, et sciences de l'ingénieur, dont l'offre sera amenée à progresser dans les prochaines années) feront l'objet d'une carte académique, voire nationale pour les plus rares d'entre eux. (sic)

Réforme / 03/07/2018 / Réponse du ministre de l'Éducation nationale à la note d'analyse et de propositions du CSP (mai 2018)
Les programmes de français des classes de seconde et première devront viser la consolidation de la culture littéraire de l'élève, notamment dans la perspective des épreuves du baccalauréat. Ces dernières privilégieront la réflexion, la maîtrise de la langue et le goût de la littérature, en s'appuyant sur les exercices classiques de la discipline.
Action / 17/07/2018 / Contribution de Sauver les lettres en réponse à la note d'analyse et de propositions du CSP
Nous réaffirmons la place centrale que doivent occuper les lettres et l'étude de la langue (indissociables à notre sens), dans toutes les filières. La littérature ne doit pas être réservée aux « littéraires », car sa valeur formatrice est sans équivalent. La littérature est d'abord le lieu privilégié d’accès à une langue exigeante, porteuse de richesses syntaxiques et lexicales indispensables à l’élaboration d’une expression claire et correcte, d’une pensée structurée ; elle ouvre des horizons de connaissances multiples, permet de développer la curiosité intellectuelle, la réceptivité à l’inédit et à l’altérité ; fondée sur l’émotion et la sensibilité, elle offre l’occasion d’affiner les jugements de goût et de développer la créativité. La confrontation avec les grandes oeuvres permet la découverte d’univers singuliers qui éclairent d’un jour nouveau les problèmes d’aujourd’hui et constituent des défis intellectuels proposés aux élèves qui peuvent exercer leur ingéniosité pour les relever, avec l’aide des professeurs.

Réforme / Publications du CSP du 18/06/2018 / Projets d'ajustement et de clarification des programmes de quatre enseignements pour la scolarité obligatoire (cycles 2, 3 et 4)
Projet d'ajustement et de clarification des programmes de français des cycles 2, 3 et 4 Étude de la langue (grammaire, orthographe, lexique).
L’étude de la langue s’appuie sur l’observation et la manipulation d’énoncés oraux et écrits issus de corpus soigneusement constitués. [...] Les connaissances se consolident dans des exercices réguliers et répétés et des situations de lecture et d’écriture. La mémoire a besoin d'être entretenue pour que les acquis constatés étape après étape se stabilisent dans le temps et deviennent automatisés, facilités par des exercices de copie et de dictée. Des activités ritualisées fixent et accroissent les capacités de raisonnement sur des énoncés et l'application de procédures qui s’automatisent progressivement. (p. 14)

Réforme / Le Point du 30/06/2018 / Programmes : Je ne pense pas que la grammaire soit négociable (Souâd Ayada, présidente du Conseil supérieur des Programmes, propos recueillis par Émilie Trevert)
Quant au passé simple, temps jugé « discriminant » – qui n'était plus enseigné qu'aux troisièmes personnes du singulier et du pluriel jusqu'en sixième –, vous le réhabilitez.
L'enjeu est majeur. Ce qui se joue dans ce traitement du passé simple, c'est l'idée que ce qui règle l'enseignement, ce sont nos manières de plus en plus appauvries de parler. C'est un parti pris, extrêmement contestable, qui renvoie à un autre parti pris : la langue orale serait la norme de la langue écrite. C'est un renversement inquiétant ! Jusqu'à il y a peu, c'était l'écrit qui constituait la norme de l'oral. On assiste à un nivellement par la langue orale, qui est soumise à l'impératif de communication, qui cède à la rapidité, à la simplification. Toutes les subtilités temporelles disparaissent dans l'expression orale ! [...]
Je ne comprends pas le choix, dans les programmes actuels, de n'enseigner le passé simple qu'aux troisièmes personnes. Comme si, en mathématiques, on apprenait 2 x 4 et pas 2 x 6 ! On interdit ainsi l'accès à des pièces maîtresses de notre littérature. Un élève qui n'a jamais appris le passé simple, comment pourra-t-il lire des oeuvres écrites à la première personne du passé simple ?

L'Intempestif du 11/06/2018 / Révision des programmes de collège : encore un effort Monsieur Blanquer ! (Virginie Blanchet)
Comment enseigner la grammaire dans ses subtilités et ses richesses, de manière progressive et spiralaire à raison d’une heure trente par semaine tout en faisant écrire régulièrement des textes longs, et lire et étudier suffisamment d’oeuvres exigeantes (et non pas seulement des oeuvres « brèves, simples, à la mode » pour que les élèves aient accès à un véritable bain culturel ? La mission est impossible et ces injonctions pédagogiques, pourtant de bon sens, ne feront que renforcer la culpabilité et le mal-être des enseignants si on ne leur donne pas le moyen de les appliquer. Et c’est d’autant plus vrai que les élèves d’aujourd’hui ont déjà manqué d’heures de français en primaire et arrivent au collège le plus souvent désarmés face aux mots.

Presse / Le Monde du 04/09/2018 / Faut-il brûler l'accord du participe passé ?
« Nous n’avons pas le temps nécessaire pour enseigner la grammaire ».
Sans être hostile à la proposition des Belges Arnaud Hoedt et Jérôme Pitron concernant la simplification de la règle sur l’accord du participe passé avec l’auxiliaire avoir, Fanny Capel, présidente de Sauver les lettres, pense que celle-ci est hors sujet, car il faudrait déjà que les élèves comprennent vraiment ce qu’est un participe passé.
Si les élèves, au collège et au lycée, comprenaient vraiment ce qu’est un participe passé et cessaient de l’écrire avec une terminaison en « er » (« le professeur est entrer ») ou en « ez » (« les professeurs sont entrez »), ce serait déjà un grand pas !
Alors, pourquoi dites-vous que c’est « hors sujet » ? Parce que dans les classes, nous ne disposons pas du temps nécessaire pour enseigner le participe passé, ni même la grammaire en général. Pour maîtriser la grammaire, il faut systématiser et intégrer des automatismes. Ce qui est le plus difficile et le plus long à enseigner, c’est la grammaire de phrase. Les élèves ne peuvent pas maîtriser leur expression s’ils ne peuvent pas repérer les différentes fonctions dans une phrase. Non seulement, il faut apprendre les règles, mais aussi, pour reconnaître ces différentes fonctions, il faut prendre le temps de manipuler les phrases.
Or, aujourd’hui, pour les élèves, la grammaire est une sorte de mangrove inextricable dans laquelle ils ne se retrouvent pas. Ils ne possèdent que des lambeaux de grammaire. Nous enseignons sur des sables mouvants. Il faut savoir quel est le trouble des élèves quand nous reprenons, en classe de seconde, la règle de l’accord du participe passé ! Mais tout cela vient de loin. Jusqu’au début des années 1980, il y avait six heures de français par semaine au collège, aujourd’hui c’est 4 heures ou 4 heures 30. Entre le CP et la seconde, les élèves ont perdu 600 heures d’enseignement du français par rapport aux années 1970.

Presse / Vousnousils du 25/04/2018 / Certains médias parlent de l'école sans la connaître (Danielle Manesse)
J’ai travaillé pendant 40 ans en banlieue populaire et ce qui me frappe, c’est la désinformation, la manière dont certains médias parlent de l’école sans la connaître.
Y aurait-il une désinformation au sujet des établissements de banlieues populaires ?
Cette désinformation résulte d’une vision préalable dramatisante. En banlieue, il y a certes des classes difficiles mais aussi des classes et des élèves qui marchent très bien ! J’ai vu des classes tenues d’une main de fer avec des profs experts, qui travaillent en équipe et qui s’intéressent aux enfants sans brader l’enseignement. Dans bien des médias, il y a un regard homogénéisant sur ces établissements. Quand on ne connaît pas, on lisse la réalité. Cette représentation dramatisante des établissements, ça participe de la peur des pauvres, dont on parle depuis le 19ème siècle (par exemple par Victor Hugo). Parce que l’on sait qu’il y a des casseurs qui brûlent des voitures la nuit de Noël, parce que l’économie de la drogue fait des ravages, que des enfants décrochent… mais il n’y a pas que cela !

Presse / Libération du 10/06/2018 / La sélection au mérite renforce-t-elle les inégalités sociales ? (Claude Obadia)
Les politiques de démocratisation du système éducatif n’ont fait que renforcer le phénomène de la reproduction des élites. Alors que 15 % des lauréats des trois concours les plus sélectifs (ENS, ENA, Polytechnique) étaient issus de la classe ouvrière en 1969, cette proportion est tombée à 7 % en 1999, soit après trente ans de politique de démocratisation du système éducatif ! La ségrégation sociale n’est donc aujourd’hui aucunement le fait des politiques méritocratiques. Et si la France, au sein de l’OCDE, est aujourd’hui la triste championne des inégalités sociales en matière de politique éducative, ce n’est pas parce qu’on y sélectionne les élèves mais au contraire parce qu’en cessant de les sélectionner dans l’enceinte de l’école, nous avons renforcé la sélection la plus cynique, la «sélection sociale» qui s’opère hors les murs lorsqu’on cesse de faire valoir les mêmes exigences pour tous les élèves quel que soit leur milieu socioculturel.

Presse / Le Monde du 06/08/2018 / Paul Devin : « Pour améliorer la formation des enseignants, il ne suffira pas d’être “ inventif ” »
Une […] prise en compte du mérite conduit à produire des réussites superficielles, essentiellement centrées sur la volonté de satisfaire les indicateurs mais incapables de répondre aux enjeux d’une éducation émancipatrice et d’une réelle égalité de réussite. Ensuite parce que, installant des concurrences entre les agents, elles se développent au mépris des dynamiques de l’action collective.
Enfin parce que l’impossibilité d’identifier la part précise de chaque enseignant dans les résultats des élèves conduit à fonder l’évaluation davantage sur des attitudes de conformité à la demande qui sont loin d’être, par nature, porteuses d’une amélioration de la réussite scolaire des élèves. Les évaluations des élèves prévues en CP, CE1, sixième et seconde seront-elles capables de faire la preuve de leur objectivité pour rompre avec l’expérience de l’évaluation CP 2017 ? Celle-ci était davantage apparue aux enseignants comme l’instrument de prescription pédagogique du ministre que comme un outil au service de l’organisation des enseignements.
L’expression de la volonté d’une nouvelle culture de l’évaluation nécessitant la création d’une instance interroge sur ses enjeux réels : le Conseil national d’évaluation du système scolaire n’est-il pas déjà, aujourd’hui, une instance permettant une évaluation transparente et publique ?

Presse / Marianne du 10/09/2018 / Pendant que Parcoursup déraille, les établissements privés sont à la fête
Alors que Parcoursup vient d'en finir avec la phase principale d'admission, [...] (le) 5 septembre, sur 812.000 candidats à une poursuite d'études au mois de mars, ils étaient encore 113.062 bacheliers ou étudiants en réorientation à ne pas savoir où diable ils allaient étudier cette année… Où en sont-ils aujourd'hui ? Impossible de le savoir, le ministère ayant interrompu la communication de statistiques jusqu'au 21 septembre. Ce que l'on sait, c'est qu'en six mois, près de 180.000 jeunes ont quitté la plate-forme sans que l'on connaisse leurs motivations. Soit un peu plus de 20% des personnes qui s'y étaient initialement inscrites sur la plate-forme. Reste à retrouver leur trace… Ont-ils été poussés dans les bras des établissements privés, découragés par la lenteur du successeur d'APB ?
Augmentation des demandes d'inscription
"Dans l'enseignement supérieur privé, une tendance se dégage, explique à Marianne Christine Fourage, secrétaire générale de la SNPEFP-CGT. Très clairement, il y a eu une augmentation sensible des demandes d'inscription pour cette rentrée 2018… Que ce soit dans les écoles privées (d'ingénieurs, de commerce ou de management par exemple) ou dans les universités catholiques qui proposent quelques formations hors Parcoursup". Une affirmation qui se vérifie auprès des établissements qui veulent bien communiquer leurs chiffres

Presse / Le Monde du 16/09/2018 / Blanquer annonce la suppression de 1 800 postes dans l’éducation nationale en 2019
Il se dit dans la communauté éducative que Jean-Michel Blanquer a mis un coup de volant à gauche avec les mesures sociales de la rentrée – montée en puissance des classes dédoublées, mise en chantier d’une réforme de l’éducation prioritaire… Mais en matière d’emploi, c’est plutôt à droite que le ministre de l’éducation se classe, affirmaient lundi 17 septembre, d’une même voix, les syndicats d’enseignants, réagissant à l’annonce de 1 800 suppressions d’emploi pour l’année scolaire 2019-2020 faite, la veille. Un virage, après les 60 000 postes créés sous la gauche – dont 54 000 dans l’éducation nationale.


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