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Nous sommes des enseignants de lettres et d'autres disciplines, des professeurs des écoles, des citoyens, animés par un idéal scolaire de gauche. Réunis dans un collectif fondé en 2000, nous sommes en lutte, depuis la "réforme" Allègre, contre l'affaiblissement, le dévoiement, voire la disparition de l'enseignement de la langue et de la littérature, et contre une série de transformations qui ont pour conséquence une baisse graduelle des exigences et des résultats de l'école publique. En savoir plus ...
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 Propositions pour une nouvelle école démocratique
Tribune parue dans l'Obs du 18/04/2017 / Propositions pour une nouvelle école démocratique (Sauver les lettres)

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25-06-18
 Dernière mise à jour
Action / 15/06/2018 / Compte rendu de l'audience de Sauver les lettres au cabinet du ministre de l’Éducation Nationale.
Nos interlocuteurs, en gage de leurs bonnes intentions, nous assurent agir dans un objectif de « pragmatisme». Nous rétorquons que nous voyons dans ce pragmatisme la marque de l’idéologie individualiste du chacun pour soi, qui nous paraît néfaste à l’institution scolaire.Comme exemple de ce défaut, nous évoquons le principe de choix des « parcours» en Première et Terminale : les familles informées pourront orienter leurs enfants de façon plus habile que les autres. Et ce n’est pas le fait de confier aux professeurs, dont ce n’est pas la mission, le travail d’information sur l’orientation qui résoudra ces inégalités, alors qu’on a fermé les CIO et réduit le nombre des conseillers d’orientation.
Analyse / 15/06/2018 / Audience de Sauver les lettres au cabinet du ministre de l’Éducation Nationale : Remarques et propositions.
Le bac ne sert pas avant tout à « réussir » : il est d’abord un certificat attestant la maîtrise d’un certain nombre de savoirs fondamentaux pour poursuivre des études. Or en mettant l’objectif de réussite en premier on perd l’objectif principal qui est de vérifier des connaissances. Ce qui manque à certains bacheliers actuels n’est pas de n’avoir pas été entraînés à ce qu’on fait dans le supérieur, c’est de n’avoir pas les bases des savoirs indispensables pour toute formation intellectuelle (lecture, écriture maîtrisée dans des formes diverses, repères historiques, notions d’argumentation, raisonnement, connaissances propres à chaque discipline).

L'Intempestif du 11/06/2018 / Feu, flamme, erreurs, coquilles, « oublis »... Le ministère et les langues anciennes : je t’aime, moi non plus ! (Agnès Joste)
Dans les arrêtés définitifs une malencontreuse coquille (une regrettable confusion entre un « f) » et un « g) » dans les notes de bas de page) retirait aux langues anciennes leur statut particulier d’option supplémentaire en Première. Le diable se niche vraiment partout, jusque dans l’alphabet. [...]
Le collectif Sauver les lettres réclame donc de toute urgence une publication fidèle aux textes officiels promulgués par arrêté, et la suppression de toute version fautive du site ministériel.

EAF 2018 / 18/06/2018 / Les sujets de l'épreuve écrite (site Magister)
Série L – Objet d'étude : le personnage de roman, du XVIIe siècle à nos jours.
Corpus et sujets SujetL.pdf

Séries ES / S – Objet d'étude : la question de l'Homme dans les genres de l'argumentation, du XVIe siècle à nos jours.
Corpus et sujets SujetESS.pdf

Séries technologiques – Objet d'étude : écriture poétique et quête du sens, du Moyen Âge à nos jours.
Corpus et sujets SujetT.pdf

Presse / Le Point du 18/06/2018 / Bac 2018 - Consignes, pressions, menaces : comment on gonfle les notes du bac (Emilie Trevert)
« Le niveau baisse et on nous demande sans arrêt de tirer les élèves les plus faibles vers le haut aux dépens des plus forts, témoigne Jean*, prof en série technologique dans l'académie de Caen. Si je mets un 5/20 à une copie nulle et un 19 à une très bonne, on me dit : Ce n'est pas possible, il n'y a pas tant de différence que ça entre les élèves ! On doit donc les noter entre 8 et 14, et non pas de 0 à 20. Je ne parle même pas des académies comme la Polynésie, Mayotte ou la Guyane, où le taux de réussite est fixé à l'avance, et après, seulement, on harmonise ! » Jean a été vice-président de jury en Polynésie avant de se faire « éjecter » : « J'ai refusé de bidouiller. »

Réforme / Site SNUEP-FSU du 28/05/2018 / Réforme voie Pro 2018 – Projets de grilles horaires.
Après la perte d’une année de formation en 2009, la formation des élèves est de nouveau tronquée. Les grilles horaires proposées le 28 mai 2018 viennent contredire le discours du ministre autour des savoirs fondamentaux, qui font son fond de commerce depuis sa nomination au ministère de l’Éducation nationale. Les matières générales sont les premières concernées par une baisse de volume [-138 heures soit 18 %] . La globalisation de la PSE et de l’éco-gestion/éco-droit constitue un point de vigilance particulier : l’absence de fléchage pour ces disciplines peut sous-tendre une menace pour leur maintien.

Presse / Libération du 05/06/2018 / Blanquer porte le coup de grâce à l'enseignement professionnel (Tribune de V. Durey et E. Joshua).
Qui peut imaginer donner une formation correcte à nos élèves en les privant sur trois ans de 16% d’heures de mathématiques, 13% en lettres-histoire ? On s’en remet à l’apprentissage qui serait la solution de tous nos maux et on abandonne les fondamentaux. On abandonne l’égalité des chances. Ces futur.es salarié.es n’ont donc pas besoin de savoir ; il suffit de leur apprendre les gestes de l’exécution. Qui voudrait d’une telle école pour ses enfants ? [...]
En 2009, pour «revaloriser l’image de la voie professionnelle» – l’obsession de nos gouvernants – le gouvernement de M. Sarkozy décide la réforme du bac pro en trois ans. Jusque-là nous avions quatre années pour amener nos élèves au bac pro. […] Au final, cette réforme a permis de supprimer de nombreux postes d’enseignants mais de bilan pédagogique, il n’a jamais été question… Le bac pro a 30 ans. 30 ans c’est un bel âge, celui des premiers bilans et de tous les espoirs possibles. Votre réforme, M. Blanquer, est en train de les tuer.

Presse / Le Monde du 18/06/2018 / Parcoursup se limite à assurer la réussite des bons candidats (Monique Canto-Sperber))
En dépit de ses promesses initiales, Parcoursup ne tardera pas à apparaître comme un dispositif d’orientation peu apte à assurer la réussite du plus grand nombre d’étudiants ; il se limitera à assurer celle des candidats qui ont déjà le plus de chances de réussir. Que ces bons étudiants fassent leurs études dans des groupes de niveau homogène, n’a rien d’illégitime ; c’est même la condition pour que les cursus universitaires attirent les lycéens les plus brillants, qui aujourd’hui vers les classes préparatoires. Mais il est désolant que les candidats qui ont eu un parcours scolaire moins régulier ne disposent pas eux aussi des meilleures offres de formation.

Presse / Le Monde du 18/06/2018 / Pierre Mathiot : « Il faut intégrer le bac à Parcoursup pour lui redonner tout son sens »
Un autre sujet concerne le cadrage des enseignements de spécialités que les lycéens auront à choisir en première et en terminale, à côté de leur tronc commun. S’il est difficile d’imaginer que chaque lycée aura les moyens de proposer toutes les matières, il est important que l’institution garantisse une forme d’équité à tous les lycéens sur le territoire. Le ministre a évoqué en février le fait que les lycées souffrant d’un déficit d’image, les établissements « défavorisés », soient soutenus pour proposer une offre attractive. Cela me semble fondamental.

Presse / Le Monde du 31/08/2017 / Les 60% d'échecs à la fac cachent une réalité plus complexe (Camille Stromboni)
Ces 60 %, issus des enquêtes annuelles du ministère, apparaissent largement gonflés par rapport à une réalité bien plus complexe dans les amphis. [...]« Ces indicateurs doivent être remis en question, prévient François Sarfati, chercheur au Centre d’études de l’emploi et du travail. On ne peut parler d’échec ou de décrochage pour des jeunes qui n’ont jamais accroché à l’université. » « En mettant en avant seulement ces chiffres pour justifier l’action publique, le gouvernement fabrique une dramaturgie sur les jeunes à l’université, observe-t-il.

Analyse / Economie et statistique (INSEE) du 13/06/2018 / 50 % à la licence... mais comment ? Les jeunes de familles populaires à l’université en France (Y. Brinbaum, C. Hugrée, T. Poullaouec).
Au moment où les débats concernant l’entrée et la réussite à l’université sont au plus vif, notre analyse identifie un des principaux noeuds du problème : d’un côté, des familles et des jeunes aspirant de plus en plus à un diplôme de niveau bac + 3, y compris dans les classes populaires, de l’autre des inégalités d’orientation et de réussite qui prennent principalement racine dans les premières années de scolarité. Plus que jamais, l’objectif de démocratisation de l’enseignement supérieur est indissociable de la lutte contre les inégalités scolaires dès l’enseignement primaire.
INSEE_499_Brinbaum-Hugree-Poullaouec-FR.pdf

Analyse / Le Monde du 03/06/2018 / Il faut lutter contre cet anglais simplifié qui formate la pensée. Vidéo (Barbara Cassin)
Élue à l’Académie française le 3 mai, Barbara Cassin explique pourquoi il ne faut pas céder au « global english », une langue anglaise simplifiée qui véhicule, selon elle, des valeurs contestables. Il ne s’agit pas de protectionnisme de la langue mais bien au contraire d’une volonté de défendre la diversité et de lutter contre le « ranking » (« classement ») et le « formatage de la pensée ». « Il n’y a pas un langage, explique la philosophe, mais des langues. » Contre cette pensée unique, une arme efficace et belle : la traduction.

Analyse / Blog, Le Monde 17/06/2018 / De quelle éducation aux médias avons-nous besoin (Danah Boyd)
L'obession autour des fake news relève du même type de conflit. D’un côté les experts accusent les gens « stupides » de ne pas comprendre ce qui est réel. On invite les experts à étiqueter ce qui est réel de ce qui ne l’est pas. Et on en appelle à une meilleure éducation aux médias. Tant et si bien qu’il suffirait de couper certaines sources de FB ou des réseaux sociaux pour résoudre le problème. Le problème est que les gens croient en l’information qui confirme leurs croyances. « Si vous leur présentez des données qui les contredisent, ils recourront à leurs croyances plutôt que d’intégrer de nouvelles connaissances dans leur mode de compréhension ». C’est pourquoi, souligne Danah Boyd, montrer aux gens du contenu labellisé qui contredit leurs opinions risque surtout d’augmenter leur haine de Facebook en tant qu’institution, plutôt que corriger leur croyance.


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