sauv.net


  Retrait des textes sur l’évaluation des personnels d’enseignement, d’éducation et d’orientation. Motion sur la réforme de l'évaluation des professeurs. Pour l'enseignement professionnel public.
  In memoriam.
·  Réforme du lycée et enseignement des lettres.
·  Appel pour le rétablissement des horaires de français.
·  Révolution technologique.
 Qui sommes-nous ?
Sauver Les Lettres, collectif de professeurs d'abord en révolte contre la réforme Allègre, lutte pour l'organisation d'un enseignement public et laïque de qualité sur l'ensemble du territoire. Ce collectif refuse la disparition de l'éveil à la pensée critique, et en particulier celle de l'étude des lettres comme discipline à part entière. En savoir plus...
 Adhésion & soutien
Vous pouvez relayer nos actions, nous informer de celles que vous menez ; vous pouvez nous envoyer un texte d'analyse, une contribution, un compte rendu d'ouvrage. Rejoignez-nous ou soutenez-nous !

24-01-12
 Dernière mise à jour
Analyses / Après l'élève au centre, le vent au milieu.
Enseigner est devenu impossible mais ce n'est pas encore tout à fait suffisamment impossible : ceux qui chargent notre barque devraient songer à rajouter encore quelques réunions et astreintes supplémentaire à la liste déjà un peu fournie des réunions et activités diverses hélas souvent débilitantes et improductives, qui empêchent littéralement d'enseigner... Enseigner c'est en effet instruire les élèves et donc préparer des cours, corriger des copies, et (ceci n'est pas négligeable) reconstituer ses forces psychiques après une dépense nerveuse et une tension émotionnelle dont chacun s'accorde à reconnaître qu'elle n'est pas minime dans ce métier. Avoir le temps de respirer, c'est aussi avoir un cours qui respire. Actuellement le professeur n'a plus le droit de respirer.
Presse / Le Monde du 13-12-11 : Dissimulées ou retardées, les données sur l’école sont jugées peu fiables.
Deux nouvelles enquêtes, l'une comparant le niveau de maîtrise de la langue entre 2003 et de 2009, l'autre entre 1997 et 2007, montrent que les lacunes des plus faibles se sont aggravées. Mais ces deux travaux attendaient dans les tiroirs du ministère de l'éducation depuis le mois de juin. C'est l'Insee qui, le 16 novembre, les a divulgués dans son Portrait social. Le jour de la parution de l'ouvrage, les statisticiens de la direction de l'évaluation, de la prospective et de la performance (DEPP) ont été priés de ne pas commenter ces résultats qui ne suivaient pas la "bonne" courbe.
Presse / Suivez-Moix du 15-12-11 : Sciences-Pol Pot.
L’IEP ne fait qu’entériner, sous forme élégante de “discrimination positive” (discrimination positive qui est le contraire de la personnalité, le déni de l’originalité, l’abandon de toute forme de singularité) la démission absolue de l’école laïque et républicaine. Elle formait hier des élites, laissant maints cancres sur les bords du chemin (parmi lesquels maints cancres bourgeois) ; elle formera aujourd’hui tout le monde, puisqu’il n’y aura plus de bons et de mauvais étudiants, mais seulement des étudiants différents, de personnalités disjointes, d’originalités incompatibles. L’école n’est précisément pas là, ni l’IEP, pour former des tempéraments ni repérer des personnalités, des individualités, autant d’atouts qui viennent, normalement, s’ajouter à la violence obligée qu’est le passage d’un concours, à la difficulté que représente une épreuve d’examen. Les grandes gueules l’emporteront sur les grosses têtes ; et ce n’est pas normal – car la vocation des établissements scolaires n’est pas d’auréoler les ténors, mais d’affermir les esprits.
Presse / Vousnousils du 21-12-11 : Education: faible succès des expérimentations pédagogiques selon le HCE.
Il en donne les rai­sons: "charge du tra­vail d'écriture et d'évaluation, inves­tis­se­ment consi­dé­rable dans la consti­tu­tion d'un nou­veau maté­riel péda­go­gique et évalua­tif (...) mais aussi insta­bi­lité liée à l'absence de péren­nité des moyens, au chan­ge­ment de per­son­nel ensei­gnant et de direc­tion" ou encore "échanges trop rares avec d'autres équipes".
Presse / Vousnousils du 22-12-11 : Éducation : neuf notes d'information en une semaine.
La semaine der­nière, une polé­mique avait éclaté sur la com­mu­ni­ca­tion du minis­tère. L'Association des jour­na­listes éduca­tion (Ajé) avait « regretté » dans un com­mu­ni­qué « la non publi­ca­tion de tra­vaux d'inspection » et de « notes sta­tis­tiques », qui prive, en par­ti­cu­lier les jour­na­listes, de « pré­cieux outils de travail ».
Presse / Le Point du 26-12-11 : Pierre Nora : "Le travail intellectuel est un service public" .
Notre société hyperdémocratique peut-elle tolérer l'existence d'une aristocratie du savoir ?
Elle ne la tolère pas et pourtant j'ai la faiblesse de croire qu'elle en a toujours besoin. Parce que la transmission, le lien avec le passé sont indispensables à notre survie. Et notre passé, c'est une littérature, une histoire et une langue, cet ensemble dit des "humanités". Dans ce mot, qui sent aujourd'hui le fagot, il y avait dans ma jeunesse une espèce d'éros.
Presse / Le Monde.fr du 04-01-12 : Education nationale : le gouvernement compte renforcer le pouvoir des recteurs.
Le décret précise que les recteurs pourront désormais "définir l'organisation fonctionnelle et territoriale de l'académie, afin de l'adapter aux caractéristiques locales", et disposeront dans l'académie "de l'ensemble des compétences relatives au contenu et à l'organisation de l'action éducatrice ainsi qu'à la gestion des personnels et au suivi du fonctionnement des établissements qui y concourent".
Presse / L'école démocratique du 06-01-12 : La taille des classes est bel et bien un facteur de réussite !
L’étude la plus célèbre et de loin la plus sérieuse est la recherche expérimentale américaine STAR (Student/teacher achievement ratio). Entre 1985 et 1990, un peu moins de 8000 élèves ont été répartis pendant 5 ans, pour moitié dans des classes de 13 à 17 élèves et pour moitié dans des classes de 22 à 26 élèves [1]. Les cinq années couvraient le « Kindergarten » (notre dernière année maternelle) et les quatre premières primaires. Ensuite les élèves furent à nouveau mélangés et l’on a pu suivre leurs performances pendant toute leur scolarité, jusqu’à l’entrée dans l’enseignement supérieur.
Presse / L'Humanité du 13-01-12 : Jean-Yves Rochex « Les inégalités scolaires se construisent aussi dans la classe ».
Ce glissement de l’activité intellectuelle vers des activités à faible enjeu cognitif nuit en priorité à ceux qui n’ont pas d’autres endroits d’apprentissage que l’école. Autre évolution notable?: le souci de faciliter la tâche aux élèves, de la rendre plus attractive, de s’inspirer de situations de la vie quotidienne, qui peut conduire à rabattre le travail et le langage propres à l’étude sur ceux de l’expérience ordinaire. De même peut-on observer l’importance des usages peu exigeants du langage, restreints à la communication ordinaire dans la classe ou à des fonctions de restitution et de réponse à des questions fermées, au détriment de sa fonction d’élaboration et des exigences d’écriture longue. Ce sont ceux qui sont le moins entraînés et disposés à écrire et à user du langage d’élaboration à qui l’on demande le moins de le faire?! Encore une fois, plutôt que de s’affronter à ce qui fait difficulté, on propose des tâches avec un enjeu intellectuel réduit.
Presse / L'Humanité du 16-01-12 : Éducation : retour sur cinq ans de casse.
Lutte contre l’échec scolaire. «Je prends un engagement devant vous : nous allons diviser par trois, d’ici à la fin de la mandature, le taux d’échec scolaire à la fin du CM2», avait promis Nicolas Sarkozy. Passer de 15% à 5% ? La bonne blague. Les tests nationaux de janvier 2011 montrent que 30% des élèves de CM2 continuent d’avoir des acquis « fragiles » ou « insuffisants » en mathématiques et 26% en français.
Presse / Le Monde du 20-01-12 : Ne bradons pas les diplômes de la licence !
Après avoir donné aux universités un plan réussite en licence (PRL) qui prévoyait l'injection dans le premier cycle de moyens financiers pour, en effet, permettre au plus grand nombre d'obtenir leur licence, le ministère a décidé d'y mettre un terme sans prendre le risque de se fâcher avec l'UNEF, et a trouvé un moyen simple de ne pas afficher en fin de mandat un résultat trop mauvais à l'électorat français, si chatouilleux parfois : "Ne surélevez pas le pont, faites baisser la rivière !"
Contact & mentions légales - Adhésion & soutien - Livre d'or - Liens - Membres