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La fabrique du crétin

 

La fabrique du crétin

Diponible sur fnac.com, amazon.fr, alapage.com ou dans votre librairie.
Jean-Claude Gawsewitch Éditeur. Août 2005.

La fabrique du crétin
La mort programmée de l'école

Jean-Paul Brighelli
16,90 euros

Nos enfants ne savent plus lire, ni compter, ni penser. Le constat est terrible, et ses causes moins obscures qu'on ne veut bien le dire. Un enchaînement de bonnes intentions mal maîtrisées et de calculs intéressés a délité en une trentaine d'années ce qui fut l'un des meilleurs systèmes éducatifs au monde. Faut-il incriminer les politiques, les profs, les parents, les syndicats, les programmes ? En tout cas, la Nouvelle Pédagogie a fait ses « preuves » : l'école a cessé d'être le moteur d'un ascenseur social défaillant. Ceux qui sont nés dans la rue, désormais, y restent. Dès lors, que faire ?

Jean-Paul Brighelli analyse avec une lucidité féroce, sans nostalgie exagérée, cette école de la réussite devenue si souvent école de l'échec programmé et donne des solutions pour une école de demain. Normalien, agrégé de Lettres, il a, du collège à l'université, parcouru l'essentiel du paysage éducatif. Longtemps impliqué dans l'édition scolaire et para-scolaire, il en démonte au passage les mécanismes et les intérêts convergents.


Revue de presse :
  • Télérama.fr, janvier 2006.
  • Cahiers pédagogiques, octobre 2005.
  • France 3, "Culture et dépendance" du 21/09/2005. "La télé a-t-elle tué la culture ?" Invités : Thierry Ardisson, Jack Lang, Richard Millet, Clémence Boulouque, Christophe Donner, François-Bernard Huyghe, Jean-Paul Brighelli.
  • Lettre de P. Meirieu mise sur le site SIEN UNSA le 20/09/2005.
  • VousNousIls.fr du 19/09/2005.
  • Ouest-France du 17/09/2005.
  • La Lettre de l’Etudiant du 12/09/2005.
  • France 2 - Les 4 Vérités du 08/09/2005.
  • Le Nouvel Observateur du 08/09/2005 : Le tableau noir au quotidien.
    Vos commentaires :

    (La suite sur le blog de Jean-Paul Brighelli.)
    Trémeau Denis, 06/01 : Si je partage, à regret, bien des analyses et remarques de JP Brighelli sur l'école (je ne suis pas du milieu mais ai eu 4 enfants et suis président de l'OGEC d'un lycée professionnel et m'intéresse beaucoup à la vie de la société), je reste très surpris -pour ne pas dire choqué- par l'affirmation faite à plusieurs reprises (et pas étayée à la différence d'exemples portant sur l'école) que le néo-libéralisme "demande" des gens peu formés, au motif que cela fournit du personnel d'exécution pas cher; c'est méconnaître complètement le fonctionnement et les exigences des entreprises et la nécessité d'une intelligence collective partagée dans un monde de plus en plus complexe, seule condition pour vivre dans un monde concurrentiel; président depuis quelques années d'une société qui a connu des moments difficiles (et qui s'en est sortie à présent), j'ai été surpris par la capacité du personnel -ouvriers, encadrement- à intégrer progressivement (avec intérêt, efficacité, succès et fierté!) des notions de satisfaction clients (et du personnel...), gestion de production, économie sur les coûts directs (sans passer par la réduction des emplois...), choix d'équipement complexe, assurance qualité, management des hommes, gestion par projet (où l'animateur pouvait être un ouvrier d'un autre secteur), etc...
    D'où vient donc cette affirmation (gratuite à mes yeux) du livre? Il est dommageable pour notre pays que de tels messages soient véhiculés auprès de ceux qui sont en phase d'apprentissage (ce n'est pas les encourager à la rigueur et au développement des personnes) et qui auront demain à rédiger des procédures qualité, cahier des charges pour des consultations ou commandes, programmes de formation.
    Je ne tombe pas pour autant dans la naïveté car les contre exemples doivent être légion, mais...
    En tout état de cause je reste persuadé que le meilleur service à rendre aux plus défavorisés est bien de leur offrir une école d'exigence, rare et possible ouverture à l'ascenseur social; faire le contraire c'est dans les faits leur couper cette possibilité, les "favorisés" trouvant toujours une formule pour leurs enfants.
    Peu importe que le chat soit blanc ou noir pourvu qu'il attrape les souris... et je voudrais tant que mon pays redevienne entreprenant et fier de lui

    haurhor, 13/12 : Inutile de gaspiller du pognon à fabriquer le crétin, l'animal est un cas de génération spontanée.
    Pas comme le prof qui est un produit manufacturé.

    Le bateleur, 08/11 : La polémique est assez facile, elle reprend le pli général des médias qui est la critique simplificatrice.
    Il y a bien sur des points avec lesquels je suis en accord dans ce qui est développé au fil de vos pages, mais je préfère, et de loin un livre dont je me demande s'il ne vous a pas imspiré un peu (Sheldrake dirait "par son champ morphogénétique" (sourire)² )
    Il s'agit de "La crétinisation" de Jacques Charpenreau, qui développe certains arguments que vous reprennez, mais sans conclure à la culpabilité directe de l'école.
    Joseph Jacotot annonçait il y a près de deux siècles, le renforcement du pouvoir des "maîtres explicateurs" (en êtes vous pas) dont le pouvoir s'est accru lorsqu'ils ont prétendu apprendre de l'utile à savoir les nouveaux outils de la science de la technique et donc (?) de l'apprendre.
    "Soyons en garde contre ceux qui parlent trop bien ! Nous avons fait des progrès. Mais eux aussi. Ils restent en avance sur nous. Hier ils utilisaient la crédulité née de l'ignorance ; aujourd'hui, ils utilisent celle qui nait de nos connaissances elles-même. Ou de notre envie de savoir" (p59)

    La tendance que vous dénoncez n'est que l'excès de ce dont le corps enseignant a longtemps profité cette "arraisonnement de la pensée de l'élève au moyen des explications du maître"
    Le pédagogisme n'est que "l'amélioration (!) " de cette pratique de dépecage des savoirs en unités immédiatement assimiliable (telle la viande prémachée du macdo dans son pain de mie) par quelqu'un en lequel le professeur, l'institution, les parents ... lui-même, ont de moins en moins confiance. Et comme dans le monde du vivant, la conséquence agit sur la cause en remontant le temps par le canal que nous nommons "la peur" effectivement, les compétences des élèves décroissent à mesure qu'il utilise plus rarement ... ses dents.


    deux citations de Jacotot
    "Ceux qui parlent de tout ce qu'ils n'ont pas étudié, et qui ne savent que l'explication sont les disciples du siècle perfectionné. Les explicateurs les flattent, et ils ne repoussent point cette flatterie.
    Vous apprenez, leur dit-on, au XIXme siècle ; or c'est le siècle perfectionné, donc vous valez mieux que la jeunesse d'autrefois. Un philosophe grognard leur dirait : « Tout va de mal en pis, jugez à quel terme vous devez être de cette progression décroissante.» Moi je leur dis « Mes enfants ! Vous ne valez ni plus ni moins que tout ce qui a passé et qui passera sur la terre sous le nom de jeunesse, réfléchissez ; qu'en pensez-vous ? »
    ...
    "Il y a pourtant une apparence de perfection-nement que l’opinion publique s’efforce d’introduire à côté des vieilles écoles de latin et de grec ; je veux parler des écoles industrielles.
    Quelle est la meilleure de ces méthodes ? Je réponds : c’est toujours la méthode explicatrice ; donc elles ne valent rien ni l’une ni l’autre. Seulement le manège a été placé sur un autre terrain. Mais, jusqu’à présent, je ne vois toujours que des manèges. On tournait dans le latin ; l’écuyer va nous faire tourner dans les machines. J’ajoute que, si l’on y prend garde, l’abrutissement va devenir plus grand par la raison qu’il sera moins sensible et plus facile à justifier."

    Effectivement, plus les moyens de pénétrer dans la tête des "apprenants" se développent et plus l'abrutissement ou la crétinisation s'étend.
    Mais cet ultime perfectionnement des pédagogues (aidés désormais des neurologues et de l'imagerie cérébrale) n'est que le prolongement naturel des pratiques que vous réclamez de vos voeux.

    Le point d'action, si l'on désire redonner aux enfants le goût et la possibilité d'apprendre, se situe bien en amont.

    Bien évidemment, si l'école n'est qu'un périphérique où il s'agit de stocker dans un mouvement apparent, des véhicules qui n'ont de place nulle part, toute amélioration serait catastrophique (sourire triste)²

    Luc Comeau-Montasse

    http://garde-a-vue.com/

    (je n'ai pas pu entrer mon nom en entier, le formatage de la zone m'en empéchant, raison pour laquelle j'ai signé de mon pseudo)


    jeeday, 26/10 : je ss un étudiant a la fac de droit. le livre la fabrique du crétin je ne l'ai pas lu mais j'ai lu a bonne école. a peine avoir lu ce livre j'ai été captivé et ca ma permit d'ouvrir les yeux sur beaucoup de chose.d'une part que le système effectivement se fout grave de nous et d'autre part que j'ai beaucoup de chose a apprendre ou du moin a rattraper
    car niveau culture général je ne puis pas dire que j'en jouis d'une grande. et en lisant ce livre je me rend compte que j'ai beaucoup de chemin a faire pour pallier ce manque de culture ou autre et je remercie l'auteur pour cet analyse car vraiment je me rend compte de ce que je perd et espère remonter la pente au plus vite

    tosolini W, 24/09 : Je vais vous conter une anédocte professionnelle vécue par le fils de mon amie.
    Celui-ci c’est vue retiré une partie de sa prime annuelle pour cause de fautes d’orthographe effectuées dans le rendus de ses rapports, son employeur l’incitant de ce fait à réviser son
    ‘’ bled’’ pour l’obtention de sa prochaine prime.
    Je dois également vous faire observer que, au sein de nos entreprises, nos cadres ont de réel difficulté à construire un cahier des charges suffisamment explicite sans que celui-ci ne parvienne au final en contentieux, fautes de savoir rédiger des textes, certes ils possèdent le savoir technique issue de diplômes scientifiques, mais ce savoir fait abstraction de connaissances juridique, ce savoir étant issue d’un enseignement littéraire, deux mondes qui en apparence ne se côtoient pas, divergence éducative qui rompt le monde de l’entreprise et enrichi celui des tribunaux…
    D’autre part, si vous le permettez, je pense qu’il serait plus judicieux, de donner des objectifs plus concert aux profs, je ne comprends pas comment l’ont puissent dans notre société abonder au fait : que les salariés du secteur privé s’entendent être placés sur des challenges, alors que ceux de l’enseignement (public ou privé) voguent comme bon leurs semblent entre absence pour cause de dépression (shic…), absence pour maternité programmée, congés sabbatiques ( pour voyages en camping car…), j’en passe et des meilleurs, je serai à même de préconiser qu’une partie de leur fameuse vacances scolaire leurs servent pour effectuer des stages en entreprise afin qu’ils puissent redescendre sur des réalités économiques plus concrète, ne sont ils pas nos garants pour constituer les biens fondés de notre société auprès de nos investissements affectifs , je ne comprends pas pourquoi, nos profs seraient protégés par je ne sais qu’elle bulle économique, alors que d’autres rament en objectifs au risque d’être mis au banc d’un système libéral.
    Un lecteur entendu de votre livre, qui fait parti de la masse laborieuse de notre société, passé par le broyeur scolaire, dont l’ascenseur c’est arrêté au 1° étage, je vous demanderai, donc d’avoir quelques indulgences sur mes erreurs de syntaxe grammaticale, ce qui ne m’empêche aucunement de raisonner, et d’avoir apprécier votre livre.

    Cupidon, 20/09 : J'enseigne actuellement dans un lycée qui entre dans la liste des établissements placés sous le projet "ambition réussite". Dans ce cadre, nous devons assister à des réunions supplémentaires (non payées, bien évidemment) et auxquelles les parents sont conviés pour s'investir dans l'éducation de leurs enfants. J'étais très curieuse de voir ce que cela donnerait...1ère classe : Une mère d'élève me reproche de faire des cours "magistraux" me rappelant que la progression du français dépend de l'oral (laissez-les s'exprimer !) .Enseignant également à la fac, je sais parfaitement que mes cours n'ont rien de magistraux mais qu'ils comportent, contrairement aux autres sans doute, de nombreuses références littéraires susceptibles d'apporter aux élèves une culture. 2ème classe : Un père d'élève me demande quelle place j'accorde à la littérature plaisir. je lui demande ce qu'il entend par là : "la littérature jeunesse, comme au collège ? - Non ! A-t-il répondu, la littérature plaisir !" Je lui ai rétorqué que pour moi, lire Molière, Flaubert, Zola était une source de plaisir inégalable ...mais voilà, dans cette nouvelle école de l'"ambition et de la réussite" les profs se font littéralement agresser lorsqu'ils osent faire la promotion des classiques et quand ils font des cours dignes de ce nom. J'ai une fois de plus pensé à vous M. Brighelli et aux ravages que vous dénoncez dans votre excellent livre. Pour ma part, je n'aurai pas le courage de lutter sur un terrain aussi hostile : je pense donner ma démission dans les deux ans à venir (le temps de me reconvertir)car j'ai fait le deuil de ce que je voulais apporter à l'éducation nationale.
    yapa, 07/09 : Je suis professeur en IUFM et je suis d'accord sur la plupart des analyses de M. Brighelli quant au fonctionnement bizarre de ces instituts : je voudrais apporter un témoignage personnel sur l'état de dégradation des concours: je suis agrégé de sciences naturelles et j'ai été appelé à corriger des copies de concours interne de recrutement de professeurs des écoles: quelle n'a pas été ma surprise de voir le sujet : littérature à l'école ! J’ai pensé à une erreur et bien non! J’ai appris que j'étais FORMATEUR et qu'a ce titre je pouvais très bien corriger ces épreuves; J'ai refusé me jugeant incompétente mais depuis je suis montré du doigt par les IEN ; d'autres ayant les mêmes qualifications que moi ( bac j'imagine) sont restés.
    Je trouve cela déplorable ; les IUFM ont crée le statut de formateur bien pratique pour parler de tout sauf de connaissances avérées.
    Ce statut de formateur se retrouve lorsqu’on va voir les PE2 dans les écoles ; le professeur stagiaire peut faire n’importe qu’elle discipline, le formateur est toujours compétent( !) il ne faut pas leur parler des erreurs disciplinaires(pour ne pas les vexer, les bloquer) mais plutôt leur donner des conseils PEDAGOGIQUES !! valables quelque soit la situation
    Cela fait 26 ans que j’enseigne en Ecole Normale et en IUFM et je n’ai pas encore compris comment faire de la pédagogie sans connaissances ! mais personne n’a pu m’expliquer ; j’ai trouver dans votre livre des explications qui résonnent en moi.

    Jean-Olivier, 31/08 : Mesdames, messieurs,

    Je n'ai découvert l'ouvrage de M. Brighelli qu'il y a peu grâce à un bref article du bulletin de liaison de la Fnac : Quelle école voulons-nous ?

    Je n'ai pas encore lu ce livre, mais je me suis informé sur son contenu, ce qui me vaut d'écrire présentement sur ce site Internet.

    Je constate que la majorité d'entre vous déplore les problèmes d'orthographe dont ils ont été victime ou dont leurs enfants font les frais actuellement du fait d'un enseignement inadapté.

    Si l'ouvrage de M. Brighelli est tourné uniquement vers cet aspect, il ne touche qu'à une faible partie du problème car le manque le plus évident actuellement et qui va dans le sens du titre de l'auteur est l'absence d'une tête bien faite.

    Certes, savoir lire et écrire est fondamental, tout comme savoir compter au passage. Toutefois, savoir penser, savoir réfléchir est tout aussi vital et c'est cet aspect qui est absent du l'enseignement en France. L'éducation nationale préfère des têtes bien pleines, des crétins en puissance plutôt que des citoyens en pleine possession de leur moyen.

    Bien sûr, il y a et il y aura toujours de bons institeurs et de bons professeurs, mais ce n'est pas sur quelques individualités que doit compter notre système éducatif. Le système doit lui-même avoir des outils permettant de séparer ceux aptes à enseigner et ceux qui ne le sont pas, et ce n'est pas la sécurité de l'emploi qu'offre un poste de fonctionnaire qui va y contribuer.

    Je suis doctorant en archéologie et j'ai eu l'occasion de suivre un ami historien à un de ses cours il y a plusieurs années. Il est intéressant de noter qu'en première année d'histoire sur un amphithéâtre de 800 places, seul 5 personnes n'aient pas désiré devenir professeur. Il est d'autant plus intéressant que de mon côté, en histoire de l'art et archéologie, nous n'étions que 300, et encore une grande partie ne savait pas qu'il n'y avait ni capes ni agréation possible pour cette filière, ce qui nous valu, avec la coupe sombre des examens, de nous retrouver 80 en seconde année.

    Cette anecdote n'en est qu'une parmi de nombreuses autres que je pourrais vous servir, mais il faudrait un livre et c'est certainement certaines d'entre elles que je pense retrouver dans l'ouvrage de M. Brighelli à en juger par le résumé de son livre.

    rbtu, 16/08 : "Que ceux qui ne savent ni lire ni écrire gardent leur ignorance"
    Saint-François-d'Assise, fondateur de l'ordre des cordeliers=mendiants
    (réf Paul Stapfer - RABELAIS sa personne, son génie, son oeuvre)

    caniaux, 08/08 : BRAVO M. BRIGHELLI pour votre combat qui vous honore et redonne confiance à une minorité en voie de disparition, c'est à dire, les amoureux de littérature, les maniaques de la belle écriture et qui vont bientôt appartenir au passé pour ne pas dire basculer au même âge que les dinosaures.

    Fille d'enseignant "à l'ancienne", instituteur parvenu à force de conviction à devenir professeur de français, histoire et géographie,pour terminer par un poste de proviseur de collège, j'ai eu la grande, l'immense, l'exceptionnelle chance d'être élevée dans un terreau de culture et de connaissance.

    J'ai saisi une autre chance, celle de rencontrer par la force du destin des professeurs de français et d'histoire qui ont su entretenir et fertiliser encore ce terreau et m'ont permis de faire connaissance avec Montaigne, Balzac, Victor Hugo, tous ces princes de la littératures que malheureusement mes propres enfants, malgré mes efforts pour les sensibiliser ou les inciter à les lire, notamment par l'exemple de la lecture, n'ont jamais abordé les textes.

    Et je fais ce constat navrant de n'avoir pas su apporter à mes enfants, leur délivrer, ce capital minimum de culture que tout un chacun doit transmettre, avec un plus qui permet à l'individu de fabriquer sa propre personnalité, de construire son avenir.

    Je regrette que mes enfants fassent tant de fautes d'orthographe, ne maitrisent pas, malgré les études qu'ils poursuivent, la langue française pour simplement s'exprimer. Je me suis trouvée bien seule face à ce problème et le corps enseignant ne m'a jamais aidée.

    J'aurais souhaité pouvoir faire vibrer avec mes enfants la même corde de la culture que celle qu'utilisaient, pour enchanter mon enfance et mon adolescence, ces maîtres d'un autre temps que je ne remercierai jamais assez. Je regrette que mes enfants ne gardent pas contact comme moî-même (je sous âgée de 52 ans et je poursuis des échanges épistolaires avec ma vieille et merveilleuse professeur de français et latin de 6ème !) avec leurs enseignants qu'ils vont vite oublier car aucun n'aura marqué de son empreinte l'argile de leur cervelle et de leur souvenir.

    Dommage tout de même, la culture, c'est "comme disent les jeunes" pourtant "sympa" non ?


    Raudi, 05/07 : Bonjour,

    Le Raudi, collectif messin qui parle de culture, a lu "La fabrique du crétin".

    En ce début juillet 2006 , après un mois de crétinisation footballistique, voici un livre qui nous a donné à réfléchir sur nos expériences de la vie scolaire tant comme parents que comme enseignants, spectateurs affligés du décervelage moderne.

    Merci pour ce constat sanglant.

    Nous avons fait un bref mais joli compte-rendu de lecture sur notre site: http://raudi.free.fr

    Cordialement,

    Le Raudi

    Inquiet, 03/07 : Bonjour,

    Juste un témoignage.

    Je viens de lire les deux livres. J'ai très apprécié le premier sur le constat de faillite ou de quasi-faillite d'un système. J'ai encore plus apprécié le second qui propose des solutions (la démarche est saine en elle même). Les solutions sont simples et partent d'un constat sur le terrain : donner envie de travailler, tirer chaque "apprenant" vers son plus haut.

    Préparateur à un concours d'entrée dans une école d'ingénieurs pour personnes venant du milieu industriel (techniciens ayant le courage de s'y "remettre"), je suis étonné chaque année de la baisse de niveau des nouveaux arrivants. A tel point que nous ayons dû modifier le programme du concours et supprimer 75% du contenu du programme (2 matières sur 4 supprimées, thermodynamique et mécanique des fluides; les deux matières restantes, quant à elles, allégées de la moitié). Et je ne parle du niveau en math (dérivée ? Intégration ??).

    Qui aura le courage politique de réagir (à gauche, à droite, au centre)? Est ce encore possible ? Les IUFM n'ont ils pas verrouillé tous les moyens de résistances ? Qu'en est-il au niveau européen ? Devrons nous envoyer nous enfants en Corée, en Inde ou en Finlande ? Devrons nous éduquer nos enfants nous même ?

    PS : à ce propos, je reviens d'une mission au Bénin, dans le cadre de mon travail d'ingénieur. Je ne connais rien de la situation de l'enseignement sur place mais ce que j'y ai vu mérite quelques lignes.
    La mission se situait à Djougou au Nord du pays près d'une école que nous devions traverser chaque jour pour arriver sur notre site de travail. Nous avons donc eu la chance d'être invité à voir le fonctionnement des classes (très pauvres).
    1er bilan : 1 enseignant (ce jour là, mais 3 normalement) et 3 classes de 40-50 enfants. Silence et travail dans les classes.
    2ème bilan : dans une classe, au tableau était écrit toute la conjugaison d'un verbe du 1er groupe à tous les temps. Les gamins dans la classes devaient avoir 7-9 ans. Et ils répétaient tous en cœur.
    3ème bilan : dans une autre classe, toujours au tableau était dessiné un cercle avec quelques formules classiques du périmètre et de la surfaces. Age moyen de la classe 8-9 ans. Silence dans la classe, chaque élève réfléchissait visiblement à la solution de l'exercice.

    Les enfants semblaient très heureux et très curieux de voir ce qu'étaient nos instruments bizarres (photomètre, télémètre, Lidar et autres pour étudier la météo) et de comprendre.

    Audrey, 16/06 : Je suis lycéenne et je suis sidérée que depuis le CPE ont ne cesse de remettre en cause notre système éducatif ! Je ne dis pas que je ne suis pas d'accord je me rend compte que les diplôme ne sont pas facile à obtenir ! Mais rendez vous compte du messagge que vous nous faites passer en ne cessant de répéter qu'on fabrique des crétins depuis le primaire ! Vous ne nous donnez plus envie de nous donner à fond. Lorsqu'on voit que dans les autres pays on donne l'opportunité aux étudiants de se dépasser afin de parvenir à leurs objectifs, de réaliser leurs rêves ! En France sa devient n'importe quoi on nous bourre d'idées toutes faites on ne nous donne plus la possibilité de réfléchir par nous même ! Comment voulez vous dans ces conditions réussir notre avenir !!!!
    Une bachelière, 02/06 : Bonjour M.Brighelli. J'ai lu avec interêt vos deux livres: " La fabrique du crétin" et "A bonne école". J'ai réellement constasté les symptômes de votres diagnostic. Au chômage depuis quelques années, je prépare des concours de la fonction publique (catégories B et C). Pour préparer les épreuves de Q.C.M., j'ai dû recourir aux manuels d'autrefois: "Bled, Lebossé ,Malet et Isaac "... J'ai donc redécouvert le bonheur de comprendre les subtilités du subjonctif imparfait, des participes passés des verbes pronominaux, de calculer à la main les racines carrées, de jongler entre les unités de mesures agricoles, de capacités , de volumes...
    JP Ayanides, 27/05 : Je n'ai pas encore lu le livre de M. Brighelli, mais parle-t-il des effets de la télévision, de la culture de l'individualisme, du narcissisme et de la réussite facile de notre société libérale ? Comment peut-on apprendre à nos enfants l'effort et la valeur de la connaissance, quand les joueurs de football gagnent 100.000 euros par mois, quand les délinquants en cols blancs sont ministres, quand les présentateurs TV incultes et fiers de l'être caracollent en tête des personnalités les plus appréciées et enfin quand l'image que donne la presse people et la télévision est celle d'une réussite rapide, financière et à la portée de tous ?
    Le mensonge est permanent, illusoire et pernicieux. Il n'y a pas de complot du "grand capital", mais des règles d'usage qui permettent de transformer les gens en consommateurs, et à éviter qu'ils se soucient des choses politiques et qu'ils deviennent des citoyens. La petite phrase de Patrick Le Lay, PDG de TF1, est à ce titre dramatiquement pertinente : le métier de TF1, c'est de revendre aux annonceurs du temps de cerveau disponible. En quoi cela est-il compatible avec l'école, l'esprit critique et la fabrique des citoyens ? Ca ne l'est pas. Dès lors, les entreprises comme TF1 auront à même de saper le rôle de l'éducation, sans le dire, sans le montrer, mais avec une efficacité toujours accrue.

    Le niveau des élèves est déplorable, tout le monde en a plus ou moins conscience. La nivellation par le bas est amorcée depuis belle lurette. Elle se propage. Elle atteint les IUFM. Demain (et même déjà aujourd'hui), les enseignants reçus au concours seront, faute de mieux, ceux-là même qui auront subit les effets de cette destructuration de notre système éducatif et de notre savoir.

    J'ai rapporté sur mon blog les perles du CRPE 2006 (concours de recrutement des professeurs des écoles). Elles sont élocantes :
    http://jp.ayanides.free.fr/

    Où l'on s'aperçoit que les 20% des candidats (bac+3) n'ont pas un niveau lycée en sciences, que certains préconisent de faire décrire des cadavres ou de creuser des tranchées pour illustrer le cours sur la "drôle de grande guerre", comme l'écrit l'un d'entre eux.

    A savourer la sueur au front.

    Frédéric, 26/05 : A la lecture des commentaires, il me semble que peu défendent la pédagogie actuelle et que plus on est directement concerné (enfants en primaire ou au collège) et plus on est inquiet et en colère. Le constat est bien fait, mais je suis quand même sidéré par la thèse du complot libéral. Ca ne colle pas au réel mais tant pis ! Nous sommes passé dans les années 80 d’un Monde où l’offre (en à peu prêt tout) est plus abondante que la demande et où les pauvres sont devenus inutiles aux riches, et même gênants car pesant sur la conscience… Et où la perte des valeurs (remplacées par le tout fric) a changé beaucoup de choses…

    Je partage l’idée que la fabrique du crétin commence en primaire.
    Comme commencent en la prime enfance les problèmes liés à l’obésité (un petit indien qui mange la cuisine épicée de sa Maman va, sa vie durant, préférer les currys. Si vous célébrez votre 3ième anniversaire chez Mac do et qu’en plus on vous donne des cadeaux, vous devenez accros pour la vie. Mon Fils de 13 ans quant à lui raffole du régime poisson légumes, et ce n’est pas qu’une question de moyens…).
    Comme commencent aussi les problèmes d’incivilité et d’impolitesse. C’est fatiguant d’appendre à un gamin de 3 ans à dire Merci Madame etc.…Aimer ses Enfants c’est souvent devenu céder à ses caprices.
    Où est le complot de l’Europe et de Wall street?

    Pourquoi cette dérive idéologique sans contrôle démocratique ? Pourquoi ce silence des syndicats enseignants alors que la majorité des enseignants souhaitent un peu plus de bon sens …populaire?
    N’y aurait-il pas un parallèle à faire entre les petits apparatchiks de l’ex URSS et ceux de la FSU. Pour justifier son existence, il faut donner des gages au système. Même si le monde réel est en totale contradiction !
    Nos élites 68ardes sont passées du communisme au droitdelhommisme antiraciste. Elle accapare le terrain moral et traite toute critique de racisme, d’inégalité etc… bref, on clôt le débat. Il serait tant dans ce pays qu’on range Sartre et lise un peu plus Annah Arendt et reconnaisse qu’il n’y a pas toujours les bons (nous) d’un coté et les mauvais (les libéraux et l’Europe) de l’autre, mais que la ligne de séparation est en chacun de nous (nous sommes par exemple contre les délocalisations et achetons low cost, ou voulons sauver l’emploi et faisons tout pour le saboter…).

    Notre droitdelhommisme verbeux est en fait peu démocratique. Les syndicats enseignants verrouillent et malheur à qui veut remettre en cause une vision « généreuse » (donc bonne !) mais parfaitement naïve de l’Homme (et de l’enfant) … et demander des comptes aux mandarins (car mandarins et syndicalistes se tiennent par la barbichette…. Comme en URSS !) .

    Mais l’Education n’est que le reflet de la société. Quand, par exemple, on sonne le tocsin contre l’INSERM pour son rapport diagnostic sur la délinquance enfantine et ses suggestions d’une prudence de sioux mais qu’il est de bon ton d’insulter sans l’avoir lu (il suffit d’être le premier sur le piédestal moral !).

    Si notre système était vraiment démocratique, il y a longtemps qu’on aurait abandonné la méthode globale, réintroduit la chronologie et le bon sens en histoire etc.….
    Malgré toutes les frustrations, nous vivons une période intéressante car les « idées » (de gauche bien sur…) sont constamment démenties par les faits. A quand la grande remise en cause et la repentance des ayatollahs de l’Education?


    boubounet, 13/05 : J'enseigne dans un établissement privé hors contrat;j'essaie de faire aimer, apprécier, la littérature classique et française à mes élèves,eh bien c'est une tâche redoutable! je me heurte à l'inculture des parents, dans mon établissement aussi les élèves de 4ème étudient :"l'Ile au trésor"!Mesurez la difficulté quand on veut les initier à Balzac ou Molière ou du Bellay ou Clément Marot! ils n'ont aucune notion de ce que représente la Renaissance ou le siècle de LouisXIV,C'est une chose de clamer partout que l'enseignement en France ne vaut rien c'en est une autre de ramer à contre courant!!!!
    Marc, 27/04 : Je pense que les profs d'école ne sont pas formés correctement bien qu'is le soient mieux que les profs du secondaire qui sont souvent consternant de nullité sur le plan pédagogique.
    Deux exemples,receuillis dans des classes de CP et CE1:
    question de la maîtresse:"Combien y a-t-il d'unités dans le nombre 247?"
    La réponse attendue par la maîtresse était:"7"!!!(classe de CP)

    Dans une classe de Ce1,un tableau représentait les mots contenants tous les sons "o"...
    La maîtresse avait inscrit les mots "moto" et "porte" dans la même colonne...sans distinguer les "o" ouverts et les "o" fermés..
    Conclusion:cette jeune maîtresse n'avait aucune notion de linguistique élémentaire.
    Sans commentaire.


    Sophie, 24/04 : J'ai offert à mon neveu (14 ans, très bon élève de quatrième, latiniste) pour Noël un livre extraordinaire représentant tous les grands sites et monuments de la mythologie, et comme je lui demandais quelques jours plus tard si le livre lui plaisait, il m'a fait cette réponse: je n'ai pas le temps de le lire, on nous a demandé de lire "L'île au trésor" et de faire un résumé pour la rentrée (et il ajouta qu'il détestait ce livre).

    Je suis restée perplexe... A son âge, nous avions au programme George Sand, Balzac, Zola, j'aurais compris qu'on puisse mettre en balance un de ces auteurs avec le Parthénon et le Colisée, mais Stevenson en version illustrée, franchement...

    Francis, 23/04 : Je me présente : J'ai 37 ans, niveau terminal, fonctionnaire, je suis père de famille,j'ai deux enfants, un garçon âgé de 7 ans et demi et une fille de 6 ans.
    Chacun se trouvant respectivement au CE 1 et en grande section maternelle.
    Je n'ai pas lu le bouquin "la fabrique du crétin", mais j'ai vu les interventions remarquables, sensées, et réalistes de Monsieur Jean-claude Brighelly, qui décrit très bien la situation critique du fonctionnement de l'école et de ses obligations, qui ont convaincu l'ensemble de mes proches et de certains de mes collègues, pères également, ...
    Mon fils a fait l'apprentissage de la lecture avec la méthode globale. Quelle catastrophe ! A la maison, je lui apprenais à lire, en utilisant la méthode du B.A, BA. C'était l'an passé.
    Cette année, nous continuons à lire ensemble, et je m'aperçois qu'il lui arrive parfois de citer des mots différents de ceux écrits sur les livres, mais ayant une forte ressemblance. Je ne désespère pas nous travaillons au quotidien, au minimum, une heure (lecture et exercices en plus du peu donnés par l'enseignante).
    Et le fruit de ses efforts paye en classe. Il est très heureux de ses résultats, et moi très rassuré.
    Vous me direz, mais alors, votre fils n'a aucun problème. En effet, mais cela est du par un travail continu et assidu fait à la maison et en anticipant le programme.
    Mon fils est un enfant au capacité intellectuelle moyenne, il ne sort pas particulièrement du groupe. Si ce n'est qu'avec le travail réalisé à la maison, il est le premier de sa classe. Les résultats sont bel et bien présents, et son épanouissement est manifestement apparent. Ce qui pour moi, est le but principal, l'acquisition d'un travail bien fait avec une grande satisfaction personnelle comme dans le sport. Le résultat suit.
    L'épanouissement est, à l'heure d'aujourd'hui, le plus important, cet enfant aura donc dans l'avenir, les cartes nécessaires pour devenir un homme sein, reponsable, riche de connaissances et ouvert aux autres.
    Il vrai que l'enseignement actuel des classes de CP et CE1, me choque parfois.
    Je ne comprends pas pourquoi, l'on met 12 jours, pour apprendre une poésie de 16 vers, pourquoi au tant de temps ?
    je ne comprends pas pourquoi les lectures sont toujours basées sur les péripéties de sorcières et les pérégrinations de pirates déjantés, pourquoi ?
    je ne comprends pas pourquoi à cette date, les élèves n'aient toujours pas commencé à apprendre les soustractions avec les retenues, alors que mon fils les assimile bien sans aucune difficulté particulière, depuis le mois de février, pourquoi ?
    je ne comprends pas pourquoi, mon enfant, qui je le rappelle, n'est pas spécialement doué, a appris à conjuguer les auxiliaires au présent de l'indicatif, et à reconnaître les sujets en les remplaçants par des pronoms personnels, en une semaine, alors que nous nous trouvions en séjour à la neige ; il a fallu à l'ensemble de sa classe trois semaines, pour assimiler cette pratique, je ne comprends pas ... et dire que cette classe, est composée de deux groupes, 10 enfants du CP et 7 enfants du CE 1, ils ont vraiment tout pour assimiler et entamer plus facilement et rapidement leur programme.
    j'ai l'impression qu'on nivelle par le bas ("les enfants n'ont pas tous le même niveau, il faut attendre les autres" dixit la maîtresse nouvelle génération, je rappelle qu'ils sont 7), et qu'on ne pousse pas assez les enfants à l'effort avec la satisfaction et la joie d'apprendre ("ils ont droit à l'erreur" dixit la maîtresse, j'entends bien, mais ...), bref, j'ai l'impression que ça plane "allègrement" en classe,...
    Actuellement, il apprend le passé composé, et l'on met toutes les chances de son côté, pour que l'assimilation soit maximale, avec le moins de retards et de lacunes possibles, pour le futur,...
    L'école ne répond pas vraiment à mes attentes ou à mes inquiétudes de père de famille, ... Que faire ?
    Pour la rentrée scolaire prochaine, j'espère que ma fille fera l'apprentissage de la lecture, avec la méthode du B.A. BA, comme laisse penser certaines colonnes de journaux, se faisant le porte parole du gouvernement. j'attends avec impatience cette rentrée, et l'on verra si les nouvelles mesures seront appliquées...
    Beaucoup d'impatience ! D'autre part, je m'inquiète également de l'avenir de tous ces jeunes qui n'ont pas la chance d'avoir, soit d'avoir des parents disponibles ou des parents pouvant les aider aisément ... Bon courage à eux et aux instits dévoués de l'école publique à qui je dois, malgré tout, une pratique aisée de notre langue !!!
    Salutations à l'auteur Monsieur J.C Brighelli.
    Je n'appartiens pas au monde enseignant, mais vu les résultats catastrophiques de l'enseignement de notre langue et du savoir livrés à nos enfants, il serait temps d'appliquer les méthodes d'enseignements que nos anciens utilisèrent. C'est d'une logique !
    Que font les pouvoirs publiques ?
    FRANCIS
    Comme Mme Carduner, je vis également dans le gard. Une coïncidence ?
    PS : Dommage je ne sais pas à qui je m'adresse !!!!!!!

    Carduner, 30/03 : Bonjour,

    Voici une heure que je "navigue" sur le site à la recherche d'un interlocuteur(tout le monde ne maîtrise pas les nouvelles technologies), afin de faire par de mes interrogations et inquiétudes, souhaitant trouver écoutes et conseils.
    Maman attentive de deux enfants, j'ai cherché à comprendre ce qu'il se passait à l' école (CE1) : des sorties encore et toujours(piscine, judo, cinéma, bibliothèque,insectes, tri des déchets, théatre, projet afrique...et l'année n'est pas finie !).En parallèle, pas de table d'addition à apprendre, pas de soustraction (jamais vu, jamais entendu), pas de règles de grammaire...En bref , pas de base..la décadence à petits pas , doucement mais sûrement.Et moins qui suis allée "dans le privée", pensant que..
    Donc je me suis rendue en librairie où j'ai acheté : "Pourquoi et comment j'enseigne le B.a...", "La fabrique du Crétin", Et vos enfants ne sauront ni lire.. etc).Je me suis documentée,j'ai trouvé quelques réponses, je me suis affolée, j'ai ressorti mon "bled", je fais travailler ma fille. Certainement pas assez.Comment lui faire comprendre qu'à l'école, celà ne "suffit"pas, elle qui, comme tous les enfants de son âge, est en admiration devant sa maîtresse ? Bien sûr je suis allée voir la maîtresse, celà fait 17 ans qu'elle travaille et avoue être épuisée, veut changer de métier.
    Comment informer les parents de ce qu'ils se passent? J'avoue ne pas oser pour les raisons suivantes : ils se plaignent que les instituteurs sont trop sévères (pauvres bambins, ne pas les traumatisés), qu'il y a trop de devoirs, que c'est chouet de repeindre le préau, que c'est chouet le judo, ils veulent des ACTIVITES, ils font des crêpes.
    En réunion de parents d'élèves de la rentrée, AUCUNE question sur le contenu des programmes, en réunion de l"APEL", nous ne parlons que de projets!!!!

    Je viens de consulter une pétition pour "sauver les lettres" , à mon grand étonnement , uniquement 468 signatures (NI Robien, ..)!!en France. Je n'en croyais pas mes yeux!
    Voilà je me garde bien de faire de la politique, j'aimerai Agir mais par quel bout commencer?
    Ne gaspillons pas nos enfants, donnons leur les moyens de réfléchir, de raisonner,donnons leur surtout le goût de l'effort, le sens du respect, des règles , Montrons leur qu'il est nécessaire d'apprendre et n'en faisons pas des partisants du moindre effort.
    Non pourtant, je ne bats pas mes enfants, il regarde la télé et mange parfois chez "Mc DO".J'ai eu la chance de faire quelques études, je lis .
    Enfin, c'est parce que je les chérie que je vous écris.

    Dans l'attente, souhaitant en réponse peut être des adresses, des contacts, je suis dans le département du gard.

    En vous remerciant de l'intérêt que vous porterez à cette lettre (écrite rapidement pendant la sieste de ma pitchtoune)
    Très cordialement

    PS : Dommage je ne sais pas à qui je m'adresse

    Caroline CARDUNER





    Annie Hadet, 02/03 : Je viens d'achever la lecture de "La fabrique du crétin" et je suis effrayée. A force de voir la situation se dégrader, je m'étais presque convaincue que c'était moi qui avais tort et que mes jeunes collègues et leur totale ignorance des accords de participes passés(surtout avec avoir) avaient raison de "râler" quand je me moquais gentiment de leurs fautes. Mais si la dégradation de l'école et du savoir est plus ou moins programmée par les politiques.....que faire?
    Que puis-je faire dans un groupe comme le vôtre pour que mon petit-fils ne me dise jamais : "Gaffe la meuf, voilà les keufs !" ?

    Alex, 08/12 : Un coup de gueule!
    Cela soulève l'enthousiasme, mais n'emporte pas la raison.
    Brighelli cherche plus à être subtile que véridique.
    Il lui arrive de n'être ni l'un, ni l'autre (devoirs du soir, espoir...)
    L'enseignement professionnel n'est pas abordé. Dommage... c'est pourtant là que la destruction de l'enseignement est la plus "avancée", tout comme la remise en cause du statut de ses enseignants (les prochains à être transfèrés aux régions, après les TOS?)
    Le domaine de l'édition? démonté au passage... en passant trop vite à mon goût.
    Pour le second degré dans son ensemble, j'aurais aimé plus de citation de ministres, d'IA, d'IPR et de syndicalistes.
    En un mot, une suite au livre de Le Bris qui est plus documenté et de ce point de vue plus utile pour convaincre
    Je propose en plus:
    Qu'est-ce que la laïcité Pena-Ruiz
    Condorcet Catherine Kintzler
    La démocratie en question C.Kintzler
    L'art de lire Morais( pour comment justifier son choix d'une méthode phonique (Léo ,Léa) à son IEN)

    parent, 28/11 : Dommage que l'école élémentaire ait diabolisé les apprentissages systématiques.Aujourd'hui, tout doit être ludique(ah, ce mot!)et l'élève doit "s'apprendre lui-même".Et gare à l'enseignant qui se la joue frontal, en faisant de la leçon pour de la leçon.Dorénavant,tout doit avoir un sens et baigner dans un gros bouillon qui s'appelle "la pédagogie du projet", sorte de mastodonte qui se révèle bien souvent ingérable.Avec à la clé,si possible, une "production" que l'on jugera excellente si elle peut s'exposer, être publiée ou faire l'objet d'un article de presse. Et même se vendre. L'école de la frime! Bien sûr, les élèves du premier rang en tireront toujours profit.Mais, les autres?
    Dommage, car tout cela marchait finalement plutôt bien et ne cherchait pas à tromper les élèves.Apprendre, ce n'est pas toujours très drôle et les élèves finissent bien par s'en rendre compte, un jour ou l'autre.Aujourd'hui, j'ai le sentiment que l'on surestime les "apprenants" et qu'on les place dans des situations d'apprentissage souvent insurmontables.Sous l'égide d'un grand manitou qu'on appelle "l'autonomie". Insurmontables aussi pour les profs des écoles, qui doivent se dépatouiller dans la vaste entreprise de communication et de loisirs qu'est devenue leur classe.
    Alors, une supplique pour l'école? Qu'elle retrouve le goût de la simplicité et que son qualificatif "d'élémentaire" soit entendu dans ce sens. Sans nostalgie pour les blouses grises, ni pour la ronéo qui salissait les doigts.Avec tous les apports de la modernité, que l'on priera néanmoins de rester à sa place. La place des "moyens" qui,en aucun cas, ne doivent justifier la "fin".

    Françoise R, 24/11 : Chère Brigitte
    Je m'en voudrais de toucher à l'orthographe si pittoresque de "Charle"; aussi ai-je cru bon de conserver son "école public".Rassurez-vous,quelques vieux diplômes à l'ancienne, deux finales chez Pivot et un peu de travail de correction chez Hachette m'ont mise à peu près à l'abri des fautes. L'orthographe irréprochable m'a toujours paru un jeu de l'esprit plutôt amusant, une manière de fignoler ses écrits comme le viticulteur du Bordelais perfectionne son vin et le fin cuisinier ses recettes.
    Je tâche de transmettre ce goût du travail bien fait à mes collégiens, défi digne des travaux d'Hercule à l'heure actuelle, mais où l'on peut obtenir des résultats tangibles.
    Je maintiens que les enfants d'aujourd'hui seraient parfaitement capables de dominer l'orthographe si on la leur enseignait avec logique et méthode, sans oublier un brin d'humour. Et comme il est rassurant pour eux d'avoir quelques points d'appui solides quand tout ce qu'on leur a enseigné flotte dans une brume d'incertitude qui les angoisse!
    Ce qui nous ramène à Brighelli et à Le Bris qui ont si clairement exposé la confusion invertébrée de nouveaux programmes qui crachent sur l'ordre, la structure, la progression raisonnée et laissent le malheureux apprenant face à un chaos de notions qu'il est incapable de mettre en relation.
    Françoise
    (Votre orthographe est fort bonne mais la ponctuation souffrirait quelques menues retouches.)

    brigitte, 24/11 : Tout le monde commente la méconnaissance des règles de base!

    OK!
    Mais, les enfants de Serge, ne sont pas "dislexiques", ils sont "DYSLEXIQUES". (Et ma fille l'est,et ce n'est pas drôle du tout!)
    Quant à "parait", il pourrait y mettre un accent pour donner "paraît", ce serait plus élégant.... Ne parlons pas de "faisai" ni de "ce fait-il". Je me demande bien comment "il fera réviser ses gosses"! Et je me demande aussi comment il a obtenu un doctorat, si ce n'est parce que tout le monde, peu ou prou, se fiche de l'orthographe qui n'est quand même pas le seul critère pour évaluer la valeur des êtres....
    Françoise.... l'"école public" s'écrit "l'école publique". Nous sommes nombreux à avoir été à "l'ancienne école", mais pouvons nous, avec certitude, affirmer que nous ne faisons aucune faute?
    J'ai des quantités de copains de 50 ans et plus et je dénombre des quantités de fautes dans leurs écrits... mais ce n'est pas mon passe-temps favori. Il me semble que l'intelligence est ailleurs, heureusement!
    Brigitte

    serge, 24/11 : Comme j'ai lu cet excellent bouquin au supermarché, je vais être obligé de l'offrir pour pouvoir l'acheter.

    J'ai adoré le passage sur les enfants dislexiques : tous les miens le sont, parait il.

    Petit, mes parents ne s'occupaient jamais de mon travail scolaire et je ne faisai presque jamais mes devoirs. Ca ne m'a pas empeché d'aller jusqu'au doctorat (pas en grammaire) et d'acquerir quelques bases que mes enfants n'ont pas. Comment ce fait il que je sois obligé de faire réviser mes gosses?

    Françoise R, 22/11 : O Charle ! Vous êtes trop beau pour être vrai! Existez-vous POUR DE BON, ô usagé décati de l'école public? Qui se cache derrière cette marionnette en forme de beauf de gauche?
    Restons sérieux et revenons à Brighelli; ouvrage certes un peu vif (mais tant d'enseignants sont enragés par le massacre dont ils sont témoins), mais passionnant et qui vise juste. Son succès en librairie démontre que le grand public commence à apercevoir le naufrage: tant de gens de bonne foi croient encore que l'école fait son travail comme elle l'a fait pour eux,leurs parents et grands-parents! Je prête ou offre Le Bris et Brighelli à tous les jeunes parents de ma connaissance; ils sont vite éclairés et courent en général acheter "Léo et Léa" avant d'exercer un sérieux contrôle sur le quotidien de leurs écoliers.
    Pauvres Samir, Léila ou Bakari, vous n'aurez pas cette chance; sauf miracle, on ne verra plus d'Albert Camus, Jakez Hélias,Cavanna, Annie Ernaux voire Azouz Begag, saisis d'amour pour la langue française et la littérature grâce à l'école de la République. Alors, on aura des "Charle" et ce ne sera pas une blague...

    Lucie, 22/11 : Ce forum est le reflet le plus effrayant qui soit de la façon dont les habitants de notre piteux pays malmènent ce qui reste de la langue française !!!!!!!!!!!!
    Charle Legrand, 21/11 : Depuis quelque temps, j'ai remarqué une vaste campagne Ultra-libérale visant à saper la confiance qu'on naturellement les Citoyens Usagés (les assujétis, comme on dit chez nous) envers cette manifique administration que le monde Entier nous envie, à savoir l'Education Nationnale.

    Des livres paraissent qui insultent le travail des fonctionnaires, appuyés par des sondages (les même que ceux qui donnaient Jospin président, sans doute) montrant un hypothétique désinteré des Citoyens envers l'ecole Public. Certains enseignants vont jusqu'à formuler des Critiques dignes de la Droite la plus honteuse sur les méthodes, et même les programmes !

    Pourtant, il faut répéter que notre école est parmi les meilleures du monde (vous avez vu la nulité des petits américains en Géographie ? Les petits français les écrasent de trés loin. Ca prouve l'inéphicacité de leur systéme Ultra-libérale pour le développemnt Moral de l'individu). Nul part on ne prend autant en considération les besoins profond de l'éléve, qui refuse de s'enuier et veut apprendre en s'amusant, apprendre par le jeu. Nul part les programmes n'ont autant étaient allégés de leur scories Réactionnaire, car comme disait l'autre, mieux vaut une tête bien faite et vide qu'une tête mal faite mais remplie. Par ailleur le climat d'humiliation permanente du "mauvais éléve" par les enseignants de Droite n'est plus tolléré. L'enseignant est redescendu de son pied d'estalle, il communique dans l'Egalité avec l'Apprenant, en confiance, et cela favorise un développement spectaculaire de l'Esprit Critique de nos futur Citoyens. Ce sont là les acquis indestructibles de Mai 68 !

    Alors qu'est-ce qu'on veut ? Réintroduire le Malet et Isaac ? Et pourquoi pas le Lagarde et Michard pendant qu'on y est ! Le premier est illisible par notre vaillante jeunesse avant l'Université -Ere Numérique oblige-, le second défend un point de vu petit bourgeois de la littérature. Il défend d'abord une Idéologie périmée, puisqu'il ne parle jamais que d'Homme, Occidentals et Morts, prétendument selectionnés pour leur "talent", niant donc l'Ouverture à l'Autre, niant l'apport magnifique de l'Immigration dans ce pays depuis toujours, et enfin niant l'Egalité de tous les Hommes, puisqu'il y a selection. D'ailleur "Les liasons dangereuses" n'y figure même pas, car ce manuel ad usus delphini refuse le caractére profondément Révolutionnaire, et donc Progrésiste de ce roman -même s'il est vrai que l'homosexualité n'y est qu'exquisée. Bref, avant de critiquer l'école, il faut voir d'ou elle part !

    On accuse alors l'école du chomage. Mais faudra-t-il donc répéter mille fois que l'Education Nationale n'à pas à satisfaire les Patrons et autres exploiteurs des Cités, mais à former des Citoyens ? C'est l'élaboration de la Conscience Citoyenne, basée sur une forte implémentation de l'Esprit Critique, une répétition inlasable des Valeurs de la République, l'apprentissage des régles de la vie en Société Capitaliste, qui est le but de tout notre systéme scolaire. Ainsi s'élabore une futur génération apte à se défendre contre toutes les agressions, contre le Medef, contre la Droite, contre le Néolibéralisme et contre l'Impéralisme américain. Elle l'a bien montré le 21 Avril et dans les jours qui ont suivi ! Au reste on exagére beaucoups cette histoire de chômage. Ce qui compte, c'est la Solidarité et la Redistribution des Richesses. Je note d'ailleur que ceux qui nous parle de chômage sont souvent les même qui nous parle d'insécurité puis d'immigration, toutes choses agité par TF1, la Droite, le FN et Hitler en son temps. Inutile d'en dire plus.


    Le plus important, en tant que Citoyens, est pour moi que mes enfants apprenent avant tout la Tollérance et la Métissage. Car sans doute ce sont les Valeures Citoyennes d'aujourd'hui, et de demain. C'est aussi que le combat pour l'Egalité, et donc contre la sélection, s'inscrive dans un mouvement générale de lutte contre les discriminations. Car selectionner, c'est avant tout selectionner les "meilleurs" c'est à dire les enfants dont les parents imposent aux enseignants les critéres d'évaluation. Bref favoriser la reproduction social, le Darwinisme le plus éhonté, le libéralisme.

    brigitte, 18/11 : Je n'ai pas aimé ce livre "la fabrique du crétin".
    Je l'ai trouvé démagogique: il dit ce que tout le monde a envie d'entendre.
    Il n'y a qu'un seul point sur lequel je suis complètement d'accord, c'est que l'école ne joue pas son rôle d'ascenseur social. Mais je ne suis pas sûre que ce soit de la faute de l'école. Quand on a bac +5, on a un bon niveau et si les élèves qui ont ce niveau ne trouvent pas de travail, c'est parce que les employeurs sont racistes et non parce que l'école n'a pas fonctionné.
    Depuis que j'enseigne le français, que ce soit en collège ou en lycée, je fais travailler mes élèves. J'évalue le travail qu'ils ont fourni. J'ai enseigné orthographe et grammaire en collège (même si c'était de la grammaire "contextuelle") et j'envisage de donner des cours d'orthographe à mes élèves de seconde. En ce moment, je les oblige à réviser le passé-simple. Cela les amuse beaucoup et ils le font volontiers. Les élèves aiment travailler et ils savent le faire. Ils sont capables d'apprendre Racine ou Corneille. Au début, ils se plaignent, mais quand ils constatent que ce n'est pas négociable, ils le font et y prennent du plaisir. Jamais l'institution ne m'a reproché mes méthodes d'enseignement. Je constate que beaucoup de profs se battent comme des fous pour enseigner des choses intelligentes aux élèves et je trouve que les élèves sont très loin d'être aussi ignorants que le prétend l'auteur de ce livre.

    Auguste, 17/11 : Bonjour,

    J'ai lu votre livre, et je suis un de vos anciens élèves (1eS4 lycée de Corbeil-Essonnes, 1996) A vrai dire j'ai compris en vous lisant, pourquoi, vous avez réussi à me faire aimer la littérature alors que cette matière ne m'intéressait même pas à l'époque. J'ai compris pourquoi avec vous j'ai beaucoup appris, notamment "à quoi sert la littérature" alors qu'aucun des autres professeurs de lettres n'avait réussi à me l'expliquer.
    En tout cas, merci de m'avoir ouvert l'esprit à 16 ans, et merci pour ce livre criant de vérité. Du fond du coeur, merci.

    Adolphos, 17/11 : Livre interessant, non pas tellement par le fond mais parce que c'est visiblement un homme de gauche qui l'a écrit.

    Sa thése d'un complot Néolibérale (Pas bien) et des Patrons (Méchants) exploitant les idées généreuses mais naives des 68Harts (Trés bien) laisse par contre douter que l'auteur soit jamais sorti de sa bulle administrative.

    Car finalement, son principal regret semble être qu'avec la baisse du niveau les jeunes n'auront plus de revendications sociales et seront encore plus exploité par les patrons.
    Il faudrait signaler à l'auteur que les patrons n'engagent (n'exploitent, trés grave) justement pas les jeunes parce qu'ils trouvent qu'ils ne savent rien. D'ou des Bac+2 qui prenent des métiers de niveau quatriéme, comme vendeur de chaussures.
    Et que par ailleur avoir des incultes en économies provoque tout au contraire des mouvements politiques extrémistes suréalistes qui n'existeraient pas sinon (Cf les mémoires de Roccard).

    Enfin, tomber dans la thése du complot, c'est typique de ceux qui ne se remettent jamais en question : puisque mes idées ne marche pas, c'est la faute aux autres..

    Eric P, 12/11 : quelle tristesse en refermant ce livre mais que de vérités dites que nous ,parents,découvrons tous les jours ....effectivement tout commence au CP ou si votre enfant apprend à lire avec cette méthode globale , il est déja condamné....un été entier passé a faire travailler , lire pour arriver finalement à une lecture sans annonements mais les ravages sur l'orthographe sont bien la .....
    Il faudrait dire et crier aux parents que (malheureusement) l'école ne suffit pas : faites travailler vos enfants , reprenez la grammaire , la conjugaison , et ne tolerez jamais ces fautes d'orthographe par dizaine ..

    cécile, 11/11 : Toutes mes félicitations pour ce livre courageux et très lucide sur la baisse du niveau de l'enseignement en France.Mon opinion sur ce sujet était faite depuis longtemps, mais grâce à vous je me sens moins seule.En effet beaucoup de gens, sont contents des résultats satisfaisants de leurs enfants mais ne se rendent pas compte que c'est "grâce" à la faible difficulté des devoirs demandés aux élèves. D'ailleurs, on leurre ainsi beaucoup d'enfants et de parents!
    Esther, 29/10 : Réponse à Y. Redon :
    Je sais tout cela (que vous auriez pu exprimer sans aucune faute).
    Ma vie privée est bilingue (franco-américaine), et j'ai eu le temps de réfléchir longuement à ce qui sépare et unit les deux pays. Il n'y a pas de faute d'anglais dans la presse ; le niveau n'est pas toujours excellent, mais les bases sont là.
    Nous vivons actuellement un retour à l'avant-généralisation de l'instruction. Est-ce si mal finalement ?!!!!!!!!!!!
    Aujourd'hui nous sommes devant une ignorance sophistiquée, où les gens ne savent rien correctement, y inclus leur propre langue, et sont bombardés d'informations qu'ils ne peuvent assimiler.

    Y.REDON, 28/10 : Réponse à Esther :

    Aux U.S.A, la culture est eminemment élitiste. La valeur des
    diplômes varient d'une université à l'autre, et toute étude est lourdement payante.A tel point qu'elle a servie d'appât pour l'engagement de jeunes soldats envoyés en Irak. Les journaux, locaux et nationaux, sauf deux ou trois exceptions, sont pleins d'articles diffus, confus, répétitifs. Soigneusement préparés pour être compris de tous, sans un mot qui dépasse le vocabulaire de l'anglais vernaculaire. La plupart des auteurs américains sortent d'ateliers d'écritures laminoirs (sauf les très grands, ou les subversifs)

    Mais je dois ajouter que j'aime beaucoup votre dernière phrase : "C'est un suicide programmé par une élite du pouvoir et de l'argent,dont la médiocrité n'a d'égal que l'arrivisme". C'est une bonne définition de la société actuelle. Aux U.S.A aussi. Alors...Globalisation du crétininisme ?

    Y.REDON, 28/10 : Réponse à Esther :

    Aux U.S.A, la culture est eminemment élitiste. La valeur des
    diplômes varient d'une université à l'autre, et toute étude est lourdement payante.A tel point qu'elle a servie d'appât pour l'engagement de jeunes soldats envoyés en Irak. Les journaux, locaux et nationaux, sauf deux ou trois exceptions, sont pleins d'articles diffus, confus, répétitifs. Soigneusement préparés pour être compris de tous, sans un mot qui dépasse le vocabulaire de l'anglais vernaculaire. La plupart des auteurs américains sortent d'ateliers d'écritures laminoirs (sauf les très grands, ou les subversifs)

    Mais je dois ajouter que j'aime beaucoup votre dernière phrase : "C'est un suicide programmé par une élite du pouvoir et de l'argent,dont la médiocrité n'a d'égal que l'arrivisme". C'est une bonne définition de la société actuelle. Aux U.S.A aussi. Alors...Globalisation du crétininisme ?

    olry philippe, 20/10 : je ne suis pas un grand lecteur, à 43 ans de formation CAP, mais désormais titulaire d'un bac+2 ( parcequ'on me la demandé ), j'enseigne aujourd'hui le commerce ( aprés 25 ans de pratique professionnelle ), je ne fais pas partie de l'elite universitaire, j'ai adoré ce livre, je l'ai lu d'une traite, donc j'imagine que je dois faire partie de la caste des crétins, ou tout au moins jugé comme tel... félicitation à l'auteur de ce livre que j'aimerais vraiment rencontrer !
    N. Marchiset, 18/10 : Jean-Paul Brighelli écrit, page 49: "Curieusement, les écoles et lycées d'élite ne sont pas concernés par ce fatras pédagogique. Ni, à vrai dire, par les réformes successives des programmes. On y étudie à l'ancienne, avec des résultats ... à l'ancienne".
    Je m'élève vivement contre cette affirmation. Elle est fausse. La seule différence entre les écoles et lycées d'élite (publics ou privés sous contrat), et les autres, est que - peut-être et selon les proviseurs et/ou les professeurs - on essaie d'y limiter les dégâts. Mais les dégâts sont tout aussi présents. On y gâche tout autant nos enfants qu'ailleurs. Je parle en connaissance de cause.
    Il est certain, par contre, que les lycées d'élite concentrent de très bons résultats au bac, mais que voulez-vous, au royaume des aveugles les borgnes sont rois. Et puis, il faut voir l'écrémage qui y est fait en fin de 3e, puis à nouveau en fin de 2nde (30% puis 20%). Ce qui veut dire que ces mêmes établissements d'élite n'ont pas su former près de 50% de leurs effectifs.
    Il est dangeureux de faire croire aux parents que les écoles et lycées d'élite sont à l'abri des mauvaises réformes appliquées depuis des lustres.


    CARER, 17/10 : Je ne suis pas enseignant . Je suis père de trois enfants qui ont des enfants .
    Je rejoins M. Brighelli sur l'enseignement, pas sur la lutte des classes. Nous avons le même profil social que l'auteur et les enfants ont "réussi" leur vie scolaire , familiale , etc ... Les petits enfants suivent la même voie .

    Je remercie M. Brighelli d'avoir poussé ce coup de gueule . Je doute qu'il soit entendu

    Borja, 09/10 : Bonjour,je souhaite apporter une petite note d'optimisme.Mes quatre enfants sont scolarisés depuis une dizaine d'années.Nous avons déménagés cinq fois,et partout j'ai rencontré des mamans qui comme moi avaient bien compris qu'il n'y avait rien à attendre de l'école.Nous apprenons à nos enfants à travailler tranquillement mais sûrement.Nous connaissons les méthodes Bosher(à utiliser dès la grande section de maternelle pour que le cerveau de nos enfants ait établi les bonnes connexions avant de subir la méthode semi-globale),Bled,etc...Nous faisons travailler nos enfants quotidiennement même lorsque leur maîtres ne leur donnent pas de devoirs et nous attendons patiemment les vacances pour leur faire apprendre ou réviser ce que nous leur avions appris aux vacances précédentes et qu'ils n'ont pas ou trés peu travaillé pendant les périodes scolaires,c'est à dire tout ce qui est important:grammaire,conjugaison,dictée, tables,calcul,on leur apprend les règles puis on vérifie s'ils savent les appliquer dans les exercices(les différents cahiers d'exercices BLED sont trés bien faits,il y en a pour chaque niveau ),et on répète jusqu' à ce qu'ils MAITRISENT) .A l'école,on les fait travailler en jouant avec des mots puis on espère qu'ils trouveront une règle à partir de leurs résultats,elle est considérée comme acquise pour l'année.Parfois,une institutrice providentielle nous allège la tâche.Inutile de vous dire qui sont les enfants en tête de classe.On pourrait faire un parallèle sur le comportement des élèves en classe.
    Jean-François, 08/10 : A lire sur les cahiers pédagogiques du 7/10 (très forts pour rendre compte des livres qu'il ne lisent pas ou très mal, mais dont le titre leur déplait) , les éructations trépignantes de P. Frakowiack, ne serait-ce que pour savoir contre quel mélange de bureaucratie obtuse et d'autoritarisme fanatique nous nous battons. En voilà au moins un qui aura entendu "l'appel de Meirieu".
    Gonthier, 06/10 : Mérieu et C° ou la trahison des élites

    Je termine « La fabrique d crétin » de Jean-Claude Brighelli. Il va rejoindre sur une étagère de ma bibliothèque « La défaite de la pensée » de Finkielkraut, « Et vos enfants ne sauront ni lire… ni compter » de Marc Le Bris, « Collèges de France » de Mara Goyet, « Ignare Academy » de Claire Laux et Isabel Weiss, « L’enseignement de l’ignorance » de Jean-Claude Michéa, « L’enseignement mis à mort » d’Adrien Barrot, « Les maîtres censeurs » d’Élisabeth Lévy, « La barbarie douce » de Jean-Pierre Le Goff, la revue « Le débat » n°135 sur l’enseignement du français, « Nos enfants gâchés » de Natacha Polony.
    Tous les auteurs cités plus haut sont des intellectuels dont la pensée semble bien plus solide que celle des post-intellectuels comme Mérieu (le grand gourou du pédagogisme qui s’énerve contre M. Brighelli sans doute parce que son dernier livre se vend beaucoup moins bien que « La fabrique du crétin »), Hamon (Monsieur le Niveau-Monte qui devrait se contenter de regarder ledit niveau fluctuer dans le port de Brest), Pierrelée, Viala, Todorov, Thélot (Monsieur Smic culturel), Baudelot (un autre héraut du niveau monte). Pourtant ce sont ces derniers qui font autorité.
    Glorieux représentants de ce conformisme du non-conformisme, de ce langage si orwellien qu’est le politiquement correct et son dérivé, le dialecte iouphme, ils ont su créer un discours qui se nourrit de lui-même, une logorrhée sur l’école de l’égalité (autrement dit limiter l’apprentissage scolaire à ce que le plus nul peut apprendre) et qui aboutit, aujourd’hui, à une incapacité de la part de l’Éducation nationale d’affronter la réalité (un des fleurons de ce déni du réel est ce dressage en forme de catéchisme moderne qu’est l’Éducation civique).
    Les post-intellectuels ont certainement gagné la bataille. Grâce à eux « Le maillon faible « , « Zone rouge », « Le Loft » et autres denrées post-intellectuelles de même nature ne manqueront jamais de ces petits incultes mondialisées et satisfaits que sont leurs candidats.
    Ce qu’il faudra un jour démonter c’est la façon dont ils sont arrivés au pouvoir et ont su le garder sous tous les gouvernements, ce qu’il faudra un jour analyser c’est l’influence du structuralisme et de la psychologie de pacotille dans leurs délires (les pauvres enfants traumatisés par la note et l’appréciation), c’est le silence assourdissant des syndicats enseignants qui s’intéressent à tout sauf au contenu des enseignements, ce qu’il faudra un jour démolir ce sont leurs théories fumeuses qu’ils font ingurgiter aux futurs professeurs dans les IUFM, ce qu’il faudra un jour mettre en lumière c’est l’idéologie qui les mènent à détruire l’école de la République pour en faire un funèbre parc d’attractions où s’éteint l’avenir de millions de gamins.

    Sidonie Marine, 06/10 : Je n'ai pas encore lu votre livre et suis en train de vous écouter sur France Inter ce matin
    Oui l'ascension sociale existait dans la France des années 50/60, je vivais en provice, en pleine campagne, et la plupart des fils d'ouvriers agricoles de l'époque ont fait des carrières int'ressantes et leurs enfants font des études supérieures pour la plupart; nous étions éduqués par des parents qui eux mêmes soutenaient leur école et les "fondametaux " étaient intégrés.

    sylvie, 03/10 : Enseignante en "histoire - geogaphie et ... éducaton civique depuis 18 ans , j'ai dévoré " la fabrique du crétin" dans la journée. j'ai beaucoup ri : formules aussi justes qu'assassines , vérités bien senties . Quelle belle plume , féroce , concise et qui fait "mouche"! Je me suis sentie moins seule.(Beaucoup de "gauchisants" mous et égalitairistes par le bas dans mon établissement)
    Ce matin en cours , regardant mes élèves rédiger leur "paragraphe argumenté" dans un harmonieux silence, je me suis dit qu'effectivement une classe qui travaille , écrit , refléchit ne s'ennuie pas et ne perd pas son temps.(Les miens savent à peu près rédiger en arrivant en seconde). Il arrive qu'ils sortent de cours en disant "déja" . Et dans le labyrinthe des consignes inapplicables et des programmes poursuivis au pas de course , je garde toujours un moment pour la culture ( film, livre , expo , allusion à l'actualité , héritages du passé , l'emotion aussi( très important , je suis d'accord)) . c'est elle qui permet à nos enfants de continuer seuls , ce que nous avons ébauché en classe.
    Il est vrai que j'ai la chance de rencontrer de temps à autre, de "bons elèves" dans l'ouest lyonnais et que les inégalités croissantes à l'école sont criantes.
    le gouvernement est sourd ,l'inspection fermée . Je serais curieuse de savoir ce que mon inspecteur en dirait...
    Actuellement , être prof en son âme et conscience tourne à la " désobéissance civile" . Il va falloir choisir entre se respecter soi même , enseigner " à l'ancienne" et renoncer à tout avancement ou continuer à remplir de vent la tête des enfants ...au grand choix .
    Pour moi , j_ai choisi . Il faut dire que j'ai 2 enfants , et que raisonne toujours dans ma tête , la phrase de l'instit de CE2 de mon fils l'année dernière:" Les leçons cela ne sert à rien ! juste à rassurerles parents pour qu'ils nous laissent tranquilles".

    Marc DANIEL, 03/10 : Excellent, quel régal, j'ai dévoré votre livre en une journée. Quel triste bilan des 35 dernières années dans l'Education Nationale mais il faut reconnaître que je suis, hélas, d'accord avec l'analyse faite. Il serait très souhaitable que les "ayatollahs des IUFM dont le très, trop médiatique Philippe MEIRIEU, pape de la Nouvelle Pédagogie" s'imprègnent de ce livre excellent et en tirent (trop tard ?) quelques leçons d'humilité mais il est déjà bien trop tard pour une "remédiation" efficace ...
    Marc DANIEL - Instituteur et directeur d'école (69) de 1964 à 2000

    Pierre, 02/10 : Mensonges, écrivent certains d'entre vous.
    C'est une conspiration générale, un mensonge à grande échelle. L'école est devenue une fabrique à ratés et aigris. Un type avec un DEA et un doctorat n'est pas forcément une flèche : il est juste allé le plus loin possible, car il ne sait pas quoi faire de sa vie !!
    Bientôt tout le monde aura une thèse : la belle affaire, si le titre est vidé de son contenu.
    L'institution scolaire et universitaire fabrique de la violence MENTALE, car les ratés n'accepteront jamais qu'on les ait bernés si longtemps et à ce point.

    une prof, 02/10 : je pense qu'il faudrait en envoyer un exemplaire à notre cher ministre Gilles de Robien, car avec les économies qu'ils sont en tain de réaliser dans notre ministère je doute qu'il ait les moyens de se l'acheter en tout cas vu qu'il vient de sortir et qu'il n'a surement pas été prévu au budget il ne l'obtiendra pas par notre ministère, ...sauf s'il l'achète avec ses propres deniers.Car tout enseignant sait que si ça n'a pas été budgétisé alors...ou voté au CA...
    enseignante en ZEP depuis 3 ans, je vis ce que Mr Brighelli décrit si bien. Des élèves qui ne savent plus ou pas ou qui n'ont jamais su se tenir en classe,(soit se taire et écouter le professeur, lever la main avant de poser une question, ou avant de répondre à une question afin d'éviter un brouhaha général, ou des "wech" madame j'ai la réponse, ou des "ziva" elle m'écoute pas, evidemment elle écoute pas, il y en a cinq qui parlent.)Des mots dans les carnets, des coups de fil aux parents, des convocations de parents depuis le 4 septembre je ne compte plus ni les mots, ni les coups de fils, ni les convocations tout cela bien entendu en dehors de mes heures de cours, de mes heures de vie de classe, en plus de mes préparations de cours...enfin sur mon temps de repos.
    Moi quand j'étais élève, je craignais mes profs mais surtout j'avais peur de mon père puis du collège au lycée cette peur c'est transformé en peur de le décevoir pareil pour ma prof principale de Terminale Mme Alègre.Mes élèves craignent personne, j'ai l'impression qu'ils se foutent de tout, je convoque les parents...rien n'y fait. Moi, mon père aurait été convoqué au collège pour mon attitude j'aurai pris une bonne torniole (baffe) je n'aurai pas recommencé d'ailleurs je ne l'ai jamais fait.
    Je crois qu'il y a un problème de génération les parents n'ont plus le rôle de parents avec leurs enfants, se sont leurs copains.
    Dans les cités c'est un peu différent, bien que le phénomène existe, je le retrouve quelque fois.


    IL EST TEMPS QUE NOS INSTANCES NOUS AIDENT AU LIEU DE NOUS SABOTER...FINANCIEREMENT, PSYCHOLOGIQUEMENT, PEDAGOGIQUEMENT AVANT QUE L'ECOLE DE LA REPUBLIQUE NE MEURE.

    Des fois, j'ai l'impression que nous sommes là juste pour éviter le pire. Quand je suis arrivée dans le 93 (je débarque d'un tout ptit village de l'Hérault) j'ai vu ces cités, ces tours, tous ces gamins qui trainaient...et là j'ai compris ce que pensaient certains :vite que l'école reprenne. C'était en juillet 2003, je cherchais un appartement pas trop cher! J'avoue que j'ai été un peu choquée maintenant ...c'est la routine!

    une prof du 34 en exil dans le 93 encore quelques années

    Esther, 29/09 : En réaction à Stephan.

    Aux Etats-Unis, la culture générale n'est peut-être pas glorieuse, mais la langue se porte bien. Le niveau de la presse (nationale et locale), que je lis quotidiennement, le montre. La presse française est pitoyable et ne sert plus à rien, sauf à encenser les copains (je parle des livres, des films, et d'autres sujets). Les journalistes français ne lisent pas ; ils évoluent dans le monde minuscule de Saint-Germain-des-Prés : c'est une asphyxie par rétrécissement géopolitico-cérébral !!
    Je suis encore jeune. Certains de mes anciens élèves de prépas sont désormais certifiés de lettres (classés 700e, 1000e, etc.) : que peuvent-ils et vont-ils enseigner ? Ils ne maîtrisent rien ; ils n'ont rien à transmettre. Sans compter qu'ils vont être les collègues d'anciens normaliens-agrégés-docteurs que l'Université ne peut pas absorber (et qu'ils vont haineusement jalouser d'exister !). Les dégâts intellectuels, humains et sociaux à long terme s'annoncent désastreux.
    Notre pays n'a plus aucun projet. C'est un suicide programmé par une élite, du pouvoir et de l'argent, dont la médiocrité n'a d'égal que l'arrivisme.

    élo, 27/09 : Certains deviennent dépressifs car ils n'arrivent plus à enseigner. Moi, je pourrai le devenir à force de me battre contre des moulins à vent, ma hiérarchie, les programmes... Je ne peux plus supporter cette hypocrisie, je ne peux plus supporter tous ces mensonges faits aux élèves en général et ceux de ma petite banlieue parisienne en particuliers.
    Voilà 2 ans que je me suis vraiment "réveillée", lors du débat sur l'école. J'avais écrit un pamphlet que je comptais envoyer aux médias. Je ne l'ai pas fait... mais en lisant "la fabrique du crétin", j'ai reconnu mes propres constats, mes propres inquiétudes, ma propre colère... Car c'est bien de cela dont il s'agit, finalement. Je voudrais pouvoir faire quelque chose pour que tout cela change, ne plus voir le néant dans les yeux de certains enfants, et aussi car les miens ont 3 et 5 ans.
    Il faut vraiment que cela change, je reste aux aguets.

    François, 27/09 : Pour ceux qui parle du manque de moyens:
    Voici les dires de la secrétaire de mairie de mon village: " à mon époque, les moyens qu'on avait c'étaient les BAFFES de Monsieur P... L’instituteur et je n'en suis pas morte."

    Moi, je suis allé à la nouvelle école. Si des fautes restent dans ce texte, je vous prierai de bien vouloir porter réclamation à Bille G... Pour le mauvais fonctionnement de son correcteur de texte.

    Cordialement.

    Anna, 26/09 : Agée de vingt-quatre ans je suis professeur en ZEP dans le 93. Je partage le point de vue de Jean-Paul Brighelli.
    Un assez grand nombre d'élèves de mon collège s'expriment, oralement ou par écrit, dans une langue que je ne comprends pas toujours. Ils se montrent fiers de leur culture et langage "cité" ; mais quelle culture ? Je suis aussi inquiète car certains font beaucoup référence à Allah, à Mahomet ou au Coran à tout bout de champ. J'ai l'impression qu'ils sont "vides", qu'ils n'ont rien à quoi se rattacher, aucun centre d'intérêt, et que c'est pour cette raison que le fanatisme religieux gagne de l'importance dans les banlieues.
    J'aime mon métier et ne parviens pas à l'exercer comme je le souhaiterais. Au contraire, je fais trop souvent du gardiennage. Mais je m'efforce, malgré tout, de garder un certain niveau d'exigences car je pense que ce ne pas parce que la plupart des élèves n'ont pas de motivation que les autres - ceux qui ont envie d'apprendre, ont de l'ambition, et le désir de ne pas passer leur vie dans la cité - vont avoir une éducation (ou plutôt instruction) au rabais. Et malgré ma bonne volonté et celle d'autres collègues, ils sont tirés vers le bas. Pour un certain nombre d'élèves, le travail et l'effort n'ont aucune valeur. "A quoi ça sert d'étudier, on fera du business, ça rapporte plus que ce que vous faites vous".
    Et que dire de toutes les promenades et les animations que nous proposons aux élèves ? Je ne participe pas aux IDD mais je trouve que tout et n'importe quoi est permis.
    Je suis jeune et bien sûr je suis passé par l'iufm. Temps perdu, argent du contribuable jeté par les fenêtres ! Je ne me suis jamais autant ennuyée de ma vie. Je me souviens d'une formatrice qui était toujours en retard, faisait des pauses de trois quarts d'heure au milieu d'un cours de deux heures et qui tenait un discours vide. Une honte. Et depuis la création des iufm, elle était là. A l'obtention du capes, du premier coup et avec un assez bon classement, je me suis dit "déjà ?". En fait je n'étais pas sûre de moi, j'aurais aimé en savoir plus. Et dire que j'ai toujours étudié avec acharnement ! J'imagine alors le niveau des collègues moins "sérieux" ! Je vous le dis, il y en a des profs qui ne maîtrisent pas bien leur matière et qui commettent des fautes d'orthographe, y compris dans les appréciations des bulletins trimestriels des élèves.
    Bref, il faut tout repenser. Je n'ai pas encore d'enfant mais je suis déjà inquiète pour ceux que j'aurai un jour.
    Voilà. C'est bien triste.

    patre, 24/09 : Enfin quelqu un qui ose ecrire quelque chose que tout le monde pense tout bas il est temps que les gens comprennent que les choses doivent changer et l ecole est un grand terrain de predilection pour ce travail.Qui vivra verra mais en attendant bravo monsieur pour votre livre malheureusement si juste.
    Sandrine L, 22/09 : Félicitations à vous cher collègue et merci! Enseignante depuis une dizaine d'années en ZEP, je suis aujourd'hui en arrêt pour "syndrome dépressif", tant je ne peux plus supporter cette mascarade que l'on nous oblige à jouer tous les jours. "Chers professeurs, soyez au service des élèves et veillez à occuper votre temps hors cours à monter des projets aussi inutiles que factices (mais qui font oublier le reste!!!) et cessez de répondre que vous êtes là pour enseigner, ceci n'a plus aucune importance! Vous n'êtes pas là pour ça!" Voilà la situation actuelle et voilà pourquoi nous fabriquons des crétins, qui n'hésitent plus à vous regarder et vous dire que vous leur "pétez les c...!!!" Enrichissant et très gratifiant! Pour ma part, j'envisage de quitter le navire car je ne veux plus être complice.
    Stephan, 21/09 : Bonjour Monsieur le professeur,

    Vous nous dressez ici un constat bien sombre du système éducatif français. Malheureusement, je dois me résigner à me ranger de votre côté. J’ai passé un Bac C en 89, puis les portes des prépas se sont ouvertes (taupe) et enfin celles des grandes écoles. J’ai appris à lire à l’ancienne. Ma grand-mère m’a enseigné B+A = BA tel qu’il lui fut enseigné au début du siècle. A force de dictées, mon orthographe s’est améliorée, bien qu’elle reste approximative.

    Cette année, mon fils aîné est entré en CP. Il fut scolarisé aux Etats-Unis jusqu’à présent. Depuis sa rentrée, je lui donne des devoirs prenant ainsi la place d’un système défaillant. Il ne m’a fallu qu’une semaine pour voir le déclin de notre système. Mon fils étant trilingue (français, anglais, japonais), plusieurs choix de scolarisation s’offraient à lui. Hélas, il n’y a pas que l’école française qui soit en danger. Au Japon, jugeant que les petites têtes noires (blondes ?) doivent mémoriser trop de choses, le nombre pi fut ramené à 3,1 (étant issue de math sup., je ne pu supporter cet affront). Aux Etats-Unis, un enfant peut décider à partir de 12 ans de ne plus faire de mathématiques ou d’histoire s’il le souhaite. Sans parler de sa culture générale (ou de son absence ?).

    Pour on fils, c’est donc décidé, je vais acheter une chambre de bonne de le 5eme pour l’inscrire à H4 (mon Dieu que les prix sont chers, voici qu’à 5 ans, il me coûte déjà une année de salaire !). Manque de civisme ? J’ai la chance ( ?) de pouvoir acheter une chambre de bonne (sic !). Dois-je condamner mon fils au crétinisme ambiant en bon républicain, ou est-il de mon devoir (en tant que père) de lui donner la meilleur éducation dans nos écoles pour élites comme le font tous nos représentants du peuple (de droite comme de gauche). La majorité des personnes détournant la carte scolaire n’est-elle pas composée d’élus et d’enseignants ?

    Il me reste tout fois une solution, partir en Corée.

    Un ancien élève.


    Cupidon, 21/09 : Monsieur Brighelli vient d'écrire un livre important. Un livre qui dénonce le fait que l'éducation nationale est devenue le règne de la démagogie. On y trouve bon nombre de vérités : la tyrannie du projet (le savoir ne constituant pas un projet en lui-même),la hausse systématique des notes au bac (avec les consignes des inspecteurs qui soumettent qu'un examinateur attentif doit mettre la moyenne),les cours qui se vident progressivement de leur contenu au profit de constantes animations, l'interventionnisme des parents(trop peu développé dans le livre)...il fallait beaucoup de courage et de désespoir pour dénoncer tout cela. Néanmoins,et malgré ce très bon livre, la mort de l'école publique est programmée, car on ne voit pas comment les bons profs tiendraient le coup dans un tel climat...Il n'y aura que les démagogues pour y trouver leur place. Les élèves continueront d'y perdre leurs neurones et tout espoir d'ascension sociale.
    Simon, 21/09 : Monsieur JPB, comme l'a si bien dit Emilie, un bon nombre de vos élèves ont acheté votre livre. On va bien voir ce que ça donne, mais dès la première ligne, on comprend ce que vous vouliez nous dire en parlant de nos dissertations: La phrase d'accroche...

    Pour ceux qui pensent que JPB est profiteur du système, je ne pense pas et pour ceux qui pensent que JPB est réac, je ne saurai que dire, car son rôle de prof de français/philosophie ne nous a pas permis de savoir qui il était vraiment.

    Emilie, 19/09 : Trop bien JPB!!!!!!Ce livre est génial, tous vos élèves vont le lire, je vous assure!!je l'ai acheté aujourd'hui et il me tarde de le lire!!!et heureusement que vous n'aimez pas polémiquer...
    Une ancienne sup 3...

    evita, 14/09 : Passionnée de livres,il m'arrive d'acheter de vieux livres de français et ,lorsque je fais la comparaison avec ce qui est enseigné en primaire à l'heure actuelle,je tombe des nues!Il y a cinquante ans,les gamins lisaient Sand,Lamartine,La Fontaine,Mérimée,De Vigny,Rabelais....et ceci sur des livres.Donc ,du concret,du solide ,de la vraie culture en somme.Aujourd'hui,ma fille lit des textes(qu'elle s'empressera d'oublier)sur des feuilles volantes.Pas de grands auteurs,rien qui puisse lui montrer les beautés de la littérature française.Alors,une question:sous prétexte que l'école s'est démocratisée ,est-il nécessaire de prendre nos enfants pour des crétins en baissant le niveau?Je suis trentenaire et j'ai eu la chance d'avoir un instit' à l'ancienne qui nous faisait des dictées et des rédactions deux fois par semaine ,après analyse grammaticale des mots significatifs.Les sorties étaient rares ,ainsi que les samedis libérés(inexistants).Si je n'avais pas fini mon travail,je n'allais pas en récré.Le but n'était pas de plaire à l'élève, ni aux parents ni de faire de l'animation.Le but était de s'instruire;seul ,l'instit' avait la parole,les élèves écoutaient et les cours étaient intéressants.Je n'étais pas spécialement brillante en maths et j'ai souvent passé mes récrés seule dans la salle de classe.Cependant,je me suis accrochée et je me souviens de ces années d'école primaire avec délice car j'ai lu tous les jours de beaux textes et ce prof à l'ancienne qui n'était pas tendre avec moi,je lui rend hommage car il a su me faire aimer l'école.Je précise que je n'ai pas été traumatisée par le manque de sorties;mes parents ,qui n'avaient pas fait d'étude n'ont jamais pu m'aider et j'ai eu mon bac.Alors ,bravo aux enseignants qui dénoncent la médiocrité de l'enseignement prôné par l'éducation nationale .
    Lou, 14/09 : Que de fautes de français dans les commentaires postés !
    C'est consternant.
    Je n'ai jamais vu un blog ou un forum anglophone contenant autant de fautes (en général aucune) que l'Internet français.

    un prof, 12/09 : a faire lire à notre nouveau ministre de l'education pour son edification personnelle, et pour que les politiques agissent enfin au lieu de nous abreuver de propos lénifiants et inutiles
    Jean-François, 12/09 : Contrairement à ce qu'on peut lire ici, il n'est jamais inutile de comprendre comment on en est arrivé là, même si on doit se faire traiter de réac (on commence à en prendre l'habitude). Ce n'est pas le moindre mérite de ce livre. Quoi qu'on en dise, J. P. Brighelli (qui n'est pas, je crois, fils d'enseignants), est bien un praticien de terrain, et je ne vois pas en quoi il a "profité du système", ni pourquoi sa parole serait moins légitime que celle des Diafoirus et des Trissotins d'IUFM.
    JoJo, 09/09 : > "Nos enfants ne savent plus lire, ni compter, ni penser."

    C'est bon, j'ai lu la première phrase, ça me suffit...
    Inutile d'aller plus loin et de dépenser de l'argent inutilement.




    Dimitri17300, 08/09 : Ce livre est vraiment génial!!!!!!Au moins quelqu'un qui a le courage de dire tout haut ce que bon nombre pense tout bas.Encore bravo!
    Yfig, 08/09 : Il est pas plutôt réac ce monsieur Brighelli ?
    Moi, ça fait 20 ans que j'entends cette chanson, et j'avoue que les rengaines, ça me scie.
    C'est bien de dire pour la énième fois ce qu'il y a à dire, mais pour quel bénéfice ?
    Ah ! oui, je sais, celui de faire tomber les pépettes dans l'escarcelle de l'auteur et de son complice l'éditeur !!!
    Mazette, joli coup de pub, c'est pas n'importe qui qui peut en dire autant.
    Tiens, je vous couperais bien les bourses dans quelques jours, elles seront bien pleines.

    En attendant, l'école n'a que ses yeux pour pleurer et les belles paroles ne pourront même pas servir de mouchoir pour les essuyer.

    Barrabé, 08/09 : encore écrit par un enseignant haut de gamme, probablement fils d'enseignants, qui a profité du système, et qui au lieu d'améliorer le terrain, se paie sur la bête en publiant sur son immense temps libre, grassement rémunéré par mes deniers.

    Je ne lirais pas, n'étant pas enfonceur de porte ouvertes. Et j'ai toujours du mal a croire que l'on est prêt a scier la branche sur laquelle...

    bebert, 08/09 : je suis entierrement d'accord avec cette façon de voir la situation.
    il faudrait que 100 pour 100 de la population lise ce trés bon livre

    Pierre, 08/09 : vu à la TV (Fr2) ce matin.. avant même de l'avoir lu... ce livre est je crois criant de vérités ( pas toujours bonnes à dire) !!
    Vieil autodidacte de 70 ans ( mon CEP ... certificat d'études primaires) vaut le Bac 2005 !!! .Si je compare mon orthographe et celle de mon petit fils bachelier "avec mention assez-bien" cuvée 2003.... même le correcteur des traitements de textes ne suffit pas .

    Quand on sait que nos départements ne sont qu'identifiés que par les plaques minéralogiques et que même certains instits (expérience perso..)ne sont pas capables de les désigner sur une carte "muette"
    Que va-t-il se passer à l'arrivée des nouvelles plaques européennes ?

    Alors j'arrête le "discours" et j'invite, comme je vais le faire dès cet après-midi à se précipiter chez le livraire le plus proche pour acheter cet excellent bouquin ( enfin pour ceux qui savent encore lire !!)


    olatoundji, 08/09 : Cher Mr brighelli et au combien très cher collègue!
    Je vous ai vu ce matin aux "quatre vérités" de Françoise laborde et je dois dire que vous allez devenir mon nouveau gourou! Je suis enseignante en anglais depuis 15 ans et je n'en peux plus des idioties que l'on nous force à faire en cours pour un résultat archi nul: les élèves avec la méthode préconisée sont incapables d'aligner 3 mots d'anglais après 6 ans d'études.Je cours de ce pas acheter votre livre!!!
    Bien cordialement.
    Olatoundji Cécile

    NEPOTE Jacques, 08/09 : Ce monsieur à des c....s au c.l pour se dresser contre les rentiers de situation de notre éducation nationale et de notre recherche (je parle pour les sciences humaines qui sont mon domaine de compétence) torpillées par les élucubrations coûteuses et ubuesques des cliques d'esprits faux qui en tiennent les leviers de commande.

    Jacques Népote. Docteur en Anthropologie. Docteur en Histoire. HDR. et CR au CNRS

    Jean Biollay, 08/09 : Enfin un homme compétent qui ose appeler un chat, un chat. Quand je pense à ma mère, fille d'ouvrier, qui ne fréquenta l'école que jusqu'à l'âge de 12 ans et qui, dans ses lettres, ne commettait pas la moindre faute d'orthographe. Pauvre France, pauvre Talleyrand, on a tué vos idéaux républicains.


    Sauver les lettres
    www.sauv.net
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