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 Propositions pour une nouvelle école démocratique
Tribune parue dans l'Obs du 18/04/2017 / Propositions pour une nouvelle école démocratique (Sauver les lettres)

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17-04-19
 

Action / 21/03/2019 / Sauver les lettres a signé le manifeste de l'APMEP (Association des professeurs de mathématiques de l'enseignement public) et de la SMF (Société mathématique de France), « Pour des mathématiques dans le socle commun au lycée ».
Les élèves de première générale n’ont qu’une possibilité pour apprendre des mathématiques : celui d’une spécialité qui sera la même pour toutes et tous. Or le programme de cet enseignement est conçu pour des élèves désirant une formation scientifique approfondie. En effet, il est enrichi par rapport à l’actuelle première S, voie pourtant dédiée à la formation des futurs scientifiques, alors que l’horaire hebdomadaire de 4 heures est inchangé. Pour les élèves souhaitant continuer à se former en mathématiques sans pour autant en faire le coeur de leurs études, par exemple celles et ceux qui s’orientent préférentiellement vers les sciences économiques et sociales et les sciences humaines, il n’y a pas d’alternative. C’est donc du tout ou rien : soit on s’engage dans une spécialisation en mathématiques, soit on n’en fait plus du tout.

Communiqué de presse / Sauver les lettres / 16/04/2019 / Pour le théâtre vivant, contre la censure
Ironie du sort, si Philippe Brunet se contentait de mises en scène plates et ronronnantes, s’il ne s’appuyait pas sur un travail de recherche approfondi sur le jeu d’acteur et les conditions de représentation dans l’Antiquité, il contribuerait sans doute fort peu à la connaissance de la tragédie grecque et n’y intéresserait sans doute personne, mais il n’aurait pas attiré les foudres du CRAN et consorts. C’est parce que Démodocos dépoussière le théâtre antique et le sort de l’entresoi douillet des philologues pour en faire un spectacle vivant qu’il est devenu la cible d’attaques aussi violentes qu’erronées. Pour que tous les spectateurs, antiquisants ou profanes, puissent profiter d’un regard à la fois libre et érudit sur le théâtre grec, Sauver les lettres demande que Les Suppliantes soient reprogrammées et que les représentations se déroulent en toute sérénité.

Tribune / Le Monde du 11/04/2019 / « Blackface » à la Sorbonne : « Ne pas céder aux intimidations, telle est notre responsabilité »(collectif)
Des personnalités du monde de la culture, dont Ariane Mnouchkine et Wajdi Mouawad, s’insurgent contre une « logique de censure intégriste et identitaire », après les accusations de racisme ayant motivé la perturbation d’une pièce.
Les faits sont connus. Le 25 mars, à la Sorbonne, des activistes se réclamant de l’antiracisme (militants de la Ligue de défense noire africaine, de la Brigade antinégrophobie, etc.) ont bloqué l’accès à la représentation de la pièce Les Suppliantes, d’Eschyle, mise en scène dans le cadre du festival Les Dionysies par l’helléniste et homme de théâtre Philippe Brunet.
[…] « Le théâtre est le lieu de la métamorphose, pas le refuge des identités. » Philippe Brunet, en une phrase, exprime l’enjeu de cet art – de tout art : pouvoir se sentir être autre que « soi-même » – à travers des personnages, des histoires, et rejoindre ainsi toute l’humanité. « L’acteur, sur une scène, joue à être un autre, devant une réunion de gens qui jouent à le prendre pour un autre. »

Tribune / Le Monde du 29/03/2019 / « Non, le masque grec n’est pas un “blackface” (Anne-Sophie Noël)
Doit-on juger les oeuvres du passé, qu’elles soient progressistes ou non d’ailleurs, à l’aune des errances nauséabondes des esclavagistes américains ? S’il ne faut pas ignorer cette histoire-là non plus, doit-elle devenir un étalon universel pour toutes les oeuvres artistiques, y compris celles qui datent d’une époque antérieure ou s’inscrivent dans un contexte culturel entièrement déconnecté ?

Tribune / Le Monde du 11/04/2019 / « La liberté académique est de plus en plus menacée en France » (Olivier Beaud)
En l’espace de quinze jours sont survenus divers événements qui ont pour point commun de révéler l’existence de sérieuses menaces pesant sur la liberté académique (les libertés universitaires, dit-on en France). Cette liberté, assez méconnue chez nous, en raison de la faible place sociale qu’occupent les universités et les universitaires dans l’espace public, peut se définir comme une liberté professionnelle. [...]
Il faut désormais faire reconnaître cette liberté académique pour mieux la faire respecter et comprendre. La justice administrative assure mal, à ce jour, la défense d’une liberté qui n’est pas proclamée en tant que telle par un texte de rang élevé. […] L’intérêt de cette question déborde le seul cadre d’une liberté corporative : il en va de la liberté de la pensée et de la liberté de la science, dont dépend le niveau de civilisation d’un pays.

Humeur / Le billet de François Morel du vendredi 12 avril 2019 / « C'est quoi le théâtre si ce n'est pas le droit de jouer ce qu'on n'est pas ? »

Humeur / Libération / La lettre politique de Laurent Joffrin du 15/04/2019 / Eschyle, le « blackface » et la censure.(collectif)
Le metteur en scène, Philippe Brunet, proteste de ses convictions ouvertes et égalitaires. Mais c’est un individu éminemment louche puisqu’il est animé de valeurs humanistes et travaille depuis des lustres sur la langue grecque ancienne, cherchant à mettre en lumière – et à réhabiliter – les influences africaines sur la culture grecque de l’Antiquité. Un raciste qui s’ignore, donc, qui a eu la criminelle idée de rappeler que les «Suppliantes» avaient sans doute la peau cuivrée et qu’il a envisagé de leur brunir le visage avec un onguent, avant d’opter pour des masques de cuivre. Usant d’un raisonnement péniblement capillotracté, ces censeurs agressifs ont imaginé que ce déguisement de scène rappelait de manière insoutenable la pratique du «blackface» (se grimer en noir) en usage aux Etats-Unis aux temps de l’esclavage – ou après - pour se moquer des populations noires. Dans son inconcevable inconscience, Eschyle, vivant au Ve siècle avant Jésus-Christ, avait omis de prévoir que ses didascalies heurteraient un jour la conscience de certaines minorités.

Tribune / Le Monde du 18/03/2019 / Lorsque les enseignants courent après le temps » (Fanny Capel)
A quoi ressemble la journée type d’une classe de lycée ? Dans une tribune au « Monde », la professeure de lettres et membre de l’association Sauver les lettres Fanny Capel raconte ce « fléau de l’école qu’est le manque de temps, le temps perdu, le temps mal employé ».
Rue de Grenelle, la réflexion sur la question des horaires est considérée comme de la basse cuisine. Impossible de faire entendre à des experts qui n’ont jamais mis les pieds dans une classe qu’il s’agit du point névralgique qui détermine le succès ou l’échec de notre enseignement, et qui transforme les programmes successifs, aussi mirifiques soient-ils, en coquilles vides. Sur le pont, profs et élèves n’en ont pas fini avec les cadences infernales. Aujourd’hui, l’école fait parfois appel à des sophrologues en classe, pour lutter contre un stress qu’elle génère elle-même. En parallèle, les cours de soutien privés prospèrent, eux qui proposent aux élèves, contre monnaie sonnante et trébuchante, ce temps d’étude efficace que l’éducation nationale leur refuse.

Presse / Libération du 10/02/2019 / «On demande très tôt aux élèves de se comporter en consommateurs éclairés de l’offre scolaire» (Jean-Yves Rochex)
Interview. Jean-Yves Rochex est professeur en sciences de l’éducation à l’université Paris-VIII et spécialiste des questions d’inégalités scolaires, de politiques éducatives et de l’éducation prioritaire.
L’objectif de donner plus de liberté aux élèves n’est-il pas louable ?

La cohérence entre la réforme du lycée et celle de Parcoursup conduit à demander très tôt, dès l’entrée au lycée, aux élèves de se comporter comme des consommateurs éclairés de l’offre scolaire, à même de construire un parcours de formation individualisé et cohérent. Cela aurait pu être un point positif de lier le parcours au lycée au premier cycle universitaire. Mais, d’une part, une telle individualisation contribue à nier la conception de l’école comme service public se référant à des valeurs et objectifs communs pour en faire une offre de services aux individus et aux familles. D’autre part, ces derniers ne disposent pas des mêmes ressources économiques et culturelles pour être à armes égales face à cette logique accrue de l’offre et de la demande ou pour faire valoir leurs expériences hors école.

Presse / Le Monde du 25/02/19 / La réforme Blanquer relance la concurrence entre les disciplines (Violaine Morin)
[…] Les changements induits par la réforme ont généré des tensions. Chaque année, les professeurs du lycée se répartissent une enveloppe d’heures. Cette question est particulièrement épineuse avec les nouvelles spécialités : pour pouvoir proposer tous les enseignements promis (entre sept et neuf spécialités en moyenne dans chaque lycée, et jusqu’à douze pour certains), les proviseurs sont obligés de rogner sur la marge horaire, qui permet en temps normal d’enseigner en demi-groupe en langues, en SVT, en physique-chimie… Et qui finance certaines options comme les langues rares ou les arts. De là, naît une concurrence pour se répartir les heures restantes.

Analyse / Café pédagogique du 11/03/2019 / Lycée : Le "libre choix" des élèves soumis à la gestion des moyens
" Vous avez la liberté de choisir en suivant vos goûts et vos centres d'intérêts". C'est ce que JM Blanquer promet aux lycéens dans une vidéo diffusée par le ministère de l'éducation nationale pour justifier la réforme du lycée. Or une note de la Dgesco en date du 6 mars 2019 éclaire "le traitement des choix des enseignements de spécialité de 1ère générale" par les établissements. Le principe du libre choix des élèves est en fait cadré par une règle bien plus forte : la gestion administrative. Les élèves ne sont libres de choisir que dans les spécialités que l'administration veut bien leur offrir et s'ils le méritent par leurs notes.
Note DGESCO mars_2019 Traitement des choix de _enseignements

Presse / Vousnousils du 19/03/2019 / Plan « Bienvenue en France » : un risque pour l’attractivité
En novembre dernier, le gouvernement annonçait l’augmentation des frais de scolarité dans les universités pour les étudiants extra-communautaires. Ainsi, dès la rentrée 2019 et la mise en place du plan « Bienvenue en France », les étudiants étrangers devront s’acquitter de 2770 euros de frais d’inscription en Licence et de de 3770 euros en master. Le rapport parlementaire présenté mercredi 13 mars déplore la mise en oeuvre « précipitée » de cette réforme. D’après les auteurs, « tous les acteurs du monde universitaire s’accordent (…) pour indiquer que la mesure devrait produire, dans le court terme, un effet d’éviction aux conséquences potentiellement importantes ». En d’autres termes, cela signifie que l’attractivité de la France dans l’enseignement supérieur risque de souffrir du plan « Bienvenue en France ». Pour illustrer cela, les auteurs prennent en exemple les cas de la Suède et du Danemark, pays ayant également mis en place des politiques similaires en 2011 et 2006. Dans ces deux pays, le nombre d’étudiants étrangers a baissé de 30% en 3 ans en Suède et de 35% au Danemark dès la première année.


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