Le Monde du 18/O7/01 :
L' évaluation des élèves en CE2 et en 6e révèle un accroissement des inégalités.
(...) En 6e, les exercices d'évaluation liés à la compréhension d'un texte sont
réussis à 80 %, mais les outils de la langue ne sont maîtrisés qu'à 56,3 %.
"Les scores les plus faibles concernent des
domaines précis", indique la DPD : la forme des
mots (racine, préfixe ou suffixe) et leur rôle
dans la phrase (adjectif, complément d'objet
direct (COD), etc.), l'orthographe grammaticale
ou la ponctuation. " (...)
Le Monde du 18/O7/01 :
La nouvelle fracture scolaire, par Suzanne Citron.
(...) Fracture scolaire, fracture sociale. Merci, Jack Lang, bachotage permanent et brevet-bac seront là pour faire le tri et mettre en place la future méritocratie républicaine du XXIe siècle.
Libération du 02/O7/01 :
Un lycée réinvente la distribution des prix.
(...) Les professeurs de Récamier ont soutenu l'initiative. Pour
Gilbert Dumas, professeur d'histoire-géographie et représentant du
Snes, «on parle tellement des élèves à problèmes que je trouve
bien qu'un peu de temps soit pour une fois consacré à ceux qui
réussissent». (...)
Juin 2001
Fraternité Matin du 25/O6/01 :
La dictée maintenue.
(...) Moins d’une dizaine de jours après, le ministre N’Guessan Amani Michel profitant d’une tribune le 3 mars sur Radio Côte d’Ivoire donnait son point de vue. Pour lui en effet il n’a jamais été question officiellement de suppression de la dictée. Cette supposée suppression a dit le ministre doit être replacée dans le cadre de la réforme des concours et examens entamée depuis 1996. (...)
L'Humanité du 25/O6/01 :
Philosophie.com ? par Robert Redeker
(...) La fragilisation - annonciatrice de sa disparition prochaine - de la
philosophie, corollaire obligé de l'effacement de l'étude, se situe au cœur de ce dispositif destructeur, dans la mesure même où il permet de consacrer la double
mort de l'élève et du professeur. (...)
Libération du 25/O6/01 :
Le père Hugo hors jeu .
(...) Sous prétexte de réforme de l'enseignement du français, les Bulletins les plus
officiels de l'Education nationale ont servilement accompagné ce marché, et
accouché, pour lui faire écho plutôt que pièce, un frimeux concept pédagogique
d'«écriture d'invention» dont la rédaction de Cérésa peut constituer un modèle
achevé. (...)
La semaine du pays basque du 22/O6/01 :
On assassine les littéraires.
La réforme du bac de français débute en 2002. Les directives officielles ne sont toujours pas connues des enseignants. Les profs de français sont dans le flou le plus
complet et se désespèrent d’une réforme annoncée complètement coupée de la réalité qu’ils vivent au quotidien. (...)
Le Monde du 12/O6/01 :
"L'examen s'est transformé, certes, mais il se mérite encore" .
(...) Rejeter les exigences à plus tard, c'est aussi faire moins de
sélection. Et cela peut être bénéfique. Car en étant plus élitiste, on
prend le risque de laisser de côté certains élèves. Poser la question du
bac, c'est poser finalement la question de la cohésion de la société. (...)
Libération du 12/O6/01 :
Personne ne veut de votre réforme.
(...) Les professeurs de philosophie sont des
gens sérieux et scrupuleux: ils ont réfléchi, discuté entre eux, écrit des textes,
soumis les termes de la réforme à l'analyse la plus stricte. Le «non» qu'ils ont
exprimé n'est que le résultat de cette analyse: lorsqu'il est si massif, il ne peut
s'expliquer par rien d'autre (...)
Libération du 09/O6/01 :
Une pause pour la réforme du lycée.
(...) Après maintes hésitations, il a été décidé à titre transitoire que ces TPE seraient facultatifs et que les élèves qui les choisiront seront libres de les présenter ou non à un jury de baccalauréat. (...)
Libération du 07/O6/01 :
Ni profs ni sous pour les futurs instits.
(...) «Certains enseignements ont un caractère incompressible»,
plaide Philippe Meirieu. Ironie de l'histoire pour un des inspirateurs de
cette réforme: il parle là des enseignements disciplinaires
(mathématiques, français, etc.) qui étaient censés occuper
proportionnellement moins de temps, au profit de la pédagogie. (...)
Télérama du 06/06/01 :
Faut-il jeter la dissertation aux orties ?
(...) Et rassurons les méfiants, proclame le ministère, en aucun cas il ne saurait s'agir de sujets du genre : "Développer les arguments pour convaincre votre mère de s'acheter un portable." Non, non, sourit-on sous les lambris, nous nous rapprocherons de l'inventio, ce procédé rhétorique cher à Quintilien (v. 30 - v. 100), modèle de l'art oratoire sous l'empereur Vespasien. (...)
Le Monde du 02/06/01 : Les candidats au bac 2001
(...) La décrue de la filière littéraire (L), déjà perceptible les années
précédentes, s'amplifie (– 8 %, contre – 4,5 % en 2000). Elle
s'accompagne cette année d'un recul de 5 % de la série
scientifique (S), qui reste néanmoins celle qui attire le plus (162
475 candidats, contre 70 552 en littéraire). (...)
Mai 2001
Coopération du 23/O5/01 : « L'enseignement mis en miettes », entretien avec Jean Romain.
(...) On est en
train de casser un vieux métier humaniste, celui de professeur, qui consiste
à enseigner quelque chose à quelqu'un, au profit d'un nouveau métier
humanitaire. (...)
Tageblattdu 22/05/01 : "Haro sur l'enseignement du français?" ?
Dans une véritable Europe du savoir, un enseignement
digne de ce nom ne peut se permettre de décerner un
baccalauréat dit classique à des élèves ignorant jusqu'aux noms
de Voltaire, de Victor Hugo ou de Zola, sous peine de dégénérer
en farce. (...)
Washington Postdu 08/05/01 :
Des montagnes de tests qui lentement détruisent la qualité de l'école.
Au moment où les parents des
écoles pauvres s'unissent pour utiliser des tests normalisés afin de se
débarrasser des professeurs incompétents, les parents des écoles plus
riches organisent le boycott de ces mêmes tests.
Le Figarodu 17/05/01 :
Bac : faut-il mettre les auteurs vivants au programme ?
Le 12 juin prochain, tous les élèves
de première passeront les épreuves
du bac français. Parmi les auteurs au
programme, un certain nombre sont
encore vivants. Si le choix de
certains est incontesté, d'autres
étonnent. Le Figaro Littéraire a passé
au crible les manuels scolaires. (...)
Le Monde de l'éducation, mai 2001 :
L'entrée de la littérature à l'école, quel roman !, par Macha Séry.
(...) Auparavant, il s’agissait de détailler les charmes d’une œuvre, d’expliquer les raisons de l’admirer. Après, il est question de l’analyser, de la décomposer. Un changement de cap encore plus effectif avec l’introduction de la lecture fonctionnelle dans le primaire et de la lecture méthodique dans le secondaire en 1985. "L’erreur de ces années-là, déplore Jean Hébrard, chargé de la rédaction des nouveaux programmes de français du primaire avec Philippe Joutard, a été de basculer sur une position instrumentale au lieu de renforcer le capital culturel des enfants, exigé par l’accès dans le secondaire."(...)
Le Monde du 15/O5/01 :
L'école et les langues régionales : maldonne, par Alain Bentolila.
(...) Si l'on n'est pas prêt à transformer en profondeur l'organisation sociale,
économique et juridique de notre pays, il faut se garder de donner à ces
langues régionales le statut d'outils d'enseignement. Cela relèverait de la
supercherie. Car l'école est le lieu où l'on forme intellectuellement des
enfants à affronter un monde difficile et dangereux ; on ne les y prépare
pas à évoluer dans un décor folklorique de carton pâte. (...)
L'Express du 10/O5/01 :
Le français à l'épreuve du bac.
(...) Les professeurs s'inquiètent aussi de l'introduction d'un sujet dit
«d'invention», à la place de l'épreuve questions/ argumentation.
Celui-ci est supposé mettre en oeuvre l'imagination et la créativité
des élèves. Exemple de sujet: «Ecrivez l'histoire d'OEdipe pour la
rubrique faits divers d'un quotidien.» «C'est un exercice du niveau du
collège!» s'exclament les professeurs. (...)
Le nouvelliste du 10/O5/01 : Jean Romain contre l'école de l'abrutissement.
(...) Soulignant d'emblée la gravité du mal, Jean Romain remonte aussitôt à la racine : cette " logique du sabordage " qui consiste " en la collusion de deux idéologies distinctes : d'un côté celle de la froide rationalité de la droite économique, et de l'autre, celle de la gauche, celle de la délégitimation de l'école, remontée du fond des années soixante jusqu'aux bureaux des instances dirigeantes de ce pays toutes deux au service de la conquête et de la conservation du pouvoir ". (...)
Ouest-France du 09/O5/01 :
« Toute langue est un trésor humain », entretien avec J. Lang.
(...) En réalité, depuis son départ, j'ai également pris des mesures sans précédent
en faveur de notre langue nationale. Dès la rentrée prochaine, à l'école
maternelle, nous nous donnons les moyens de repérer les enfants qui
connaissent un certain retard dans l'expression orale. C'est déterminant pour
la suite. Je veux que tous les enfants sachent lire et écrire parfaitement à la fin
de l'école primaire. (...)
Libération du 05/O5/01 : Jack Lang chahuté sur les langues.
(...) Autre source d'inquiétude pour le ministère: le CSE a certes voté en
faveur des nouveaux programmes de philosophie, mais le Snes,
majoritaire dans les lycées, a voté contre. Même si les avis de cette
instance ne sont que consultatifs, ils préfigurent souvent l'entrain avec
lequel certaines réformes seront - ou non - mises en œuvre sur le
terrain. Or les nouveaux programmes de philosophie sont contestés
par une frange d'enseignants médiatiquement hyperactive.
Le Monde du 05/O5/01 :
Le CSE rejette le projet de Jack Lang .
(...) Le projet d'arrêté
instituant un enseignement bilingue a obtenu 25 voix contre
(syndicats UNSA, FO, Snalc et fédération de parents FCPE),
14 pour (CFDT et FSU) et 5 abstentions. (...)
Avril 2001
Le Monde du 28/O4/01 :
Le camp républicain et laïque juge
"inacceptable" le projet de Jack Lang en
faveur des langues régionales.
(...) Georges Sarre, président délégué du Mouvement des citoyens, a
dénoncé, jeudi 26 avril, "un choix ni pensé, ni nécessaire, mais
démagogique et électoraliste", affirmant que "cette réforme prépare le
démantèlement de l'Etat-nation au profit de l'Europe des régions". Pour
sa part, le Comité national d'action laïque (CNAL), qui rassemble
l'Unsa-éducation (ex-FEN) et son Syndicat des enseignants (SE), la
Fédération des conseils de parents d'élèves (FCPE) et la Ligue de
l'enseignement, juge le plan "inacceptable". (...)
Le Monde du 12/O4/01 : Les six scénarios de l'OCDE pour l'école de demain.
(...) Alors que les
ministres de l'éducation des pays membres de l'organisation internationale
se sont réunis du 2 au 4 avril à Paris, le centre pour la recherche et
l'innovation dans l'enseignement de l'OCDE leur a livré ses réflexions sur le
devenir de l'école dans les quinze à vingt ans qui viennent. (...)
Le Monde du 11/O4/01 : Chers Défavorisés, par Bertrand Poirot-Delpech
(...) Si ça se trouve, vous allez entendre parler d'un nouveau programme au bac de
français. Méfiez-vous ! (...)
Marianne du 9-15/O4/01 : Collèges : l'unicité n'est pas l'égalité, par Philippe Petit
(...) " Si l’Assemblée nationale peut débattre de la fièvre aphteuse, elle doit pouvoir s’intéresser au collège ", déclarait récemment le sociologue François Dubet. C’est l’évidence. La gauche émotionnelle, celle de M. Lang, se doit de porter le débat sur l’égalité des chances au collège devant le Parlement. (...)
Le Monde du 06/O4/01 : René Haby, ancien ministre de l'éducation...
(...) Qu'est-ce qui peut intéresser un élève peu conceptuel dans le collège
actuel ? Vraiment peu de choses. Tout ce versant concret,
pré-professionnel, a été retiré (...)
Le Figaro du 06/O4/01 : Collège unique : la
non-révolution de Jack
Lang
(...) « Notre
ambition est de bâtir un collège pour
tous qui soit en même temps un
collège pour chacun », a déclaré Jack
Lang. (...)
Libération du 03/O4/01 : Lang teste en public son collège pour tous.
(...) En fait les Français renvoient dos à dos les
extrêmes et se prononcent très majoritairement pour une action
pragmatique. 68 % demandent des «assouplissement» qui
respectent le principe du collège unique. 59 % estiment qu'il faut «des
améliorations» sur certains points précis, plutôt qu'une grande
réforme qui remette «tout à plat» (32 %). (...)
Mars 2001
L'Express du 22/O3/01 : «Le collège unique est dépassé», entretien avec Jean-Luc Mélenchon
(...) Pour moi, le collège unique est une fiction, un égalitarisme formel qui n'a rien à voir avec l'égalité réelle (...) la massification ne suffit pas à créer la démocratisation (...) François Dubet est un mandarin. C'est lui qui a préconisé la fermeture des classes technologiques dans les collèges. Un an plus tard, Ségolène Royal, ministre déléguée à l'Enseignement scolaire, reconnaissait l'erreur. (...)
Libération du 22/O3/01 : Aller vers un collège pour tous, par François Dubet
(...) Au contraire, si l'on voulait revaloriser ces formations, ce que je souhaite, il
faudrait que la culture technique et professionnelle soit offerte à tous les élèves du
collège et que le collège pour tous ne soit pas la forteresse de la seule culture du
lycée. (...) Le niveau des meilleurs ne baisserait pas et l'école éviterait d'ajouter ses propres injustices à celles de la société. (...)
L'Humanité du 16/O3/01 :
Expertise. Les jeunes enseignants du secondaire jugent leur métier
(...) Jean-Luc Mélenchon, notamment, ministre délégué à l'Enseignement professionnel, dénonce l'hypocrisie des filières déguisées et plaide pour
une orientation précoce en lycée professionnel. François Dubet, chercheur en éducation, milite pour le maintien d'une culture commune à travers le collège unique.
Un chercheur de l'INRP, Jean-Michel Zakhartchouk, met en avant la pédagogie différenciée au collège, comme le SNES, alors qu'un " groupe des 14 " (FIDL, les
Francas, SGEN-CFDT, UNSA-éducation, UNEF-ID, FCPE, PEEP, etc.) tient à une école qui amène toute une classe d'âge à la troisième. (...)
Le Monde du 15/O3/01 :
La gifle de Sciences-Po, par Pascal
Combemale et Olivier Coquard.
(...) Confrontés, à l'autre extrémité du dispositif,
quasiment sur une autre planète, à la douloureuse expérience de la
sélection des dossiers de candidature aux classes préparatoires, nous
savons aussi que l'on commence d'abord par hiérarchiser les lycées
d'origine...
Libération du 14/O3/01 : «Unique ne veut pas dire uniforme»
(...)
«Il faut refondre les programmes et les méthodes d'enseignement,
explique Eric Favey, de la Ligue de l'enseignement. Le collège est
vécu comme un "petit lycée", une zone de tri pour identifier les
élèves qui iront jusqu'au bac général. Il faut en faire le
prolongement du primaire: un temps de consolidation des
connaissances fondamentales.» . (...)
Le Monde du 14/O3/01 :
73% des enseignants de moins de 35 ans considèrent le collège unique comme un
"objectif irréaliste"
(...) Confrontés, à l'autre extrémité du dispositif,
quasiment sur une autre planète, à la douloureuse expérience de la
sélection des dossiers de candidature aux classes préparatoires, nous
savons aussi que l'on commence d'abord par hiérarchiser les lycées
d'origine...
Marianne du 12-18/O3/01 : Comment sauver le collège unique, par Christophe Billon et Philippe Petit
(...) Reste, enfin, la position la plus sensée : le collège unique ne sera démocratique que si on consacre aux apprentissages fondamentaux du primaire un horaire renforcé et si on s'interroge sur les méthodes qui président à ceux-ci ; si on offre aux nouveaux collégiens des dédoublements de classe (...) ; si la loi réinstaure entre les différents établissements l'égalité des horaires disciplinaires ; si l'on cesse de traiter les élèves comme des marchandises qu'il faut écouler au plus vite jusqu'à l'université, et si l'on permet au contraire à chacun d'entre eux de suivre jusqu'à la troisième un parcours personnalisé et modulé. (...)
Libération du 09/O3/01 :
Sciences-Po découvre la banlieue
(...) Un Collectif des
étudiants de Sciences-Po pour l'égalité des chances s'est aussi
constitué pour dénoncer la «discrimination positive, qui crée des
distinctions selon un seul critère d'appartenance ethnique ou
sociale». (...)
Libération du 08/O3/01 :
Sciences-Politiquement correct, par Zaïr Kédadouche
(...) Pour réussir, les enfants de
familles pauvres ont besoin d'enseignants qui leur transmettent des valeurs
universelles telles que le goût de l'effort, le travail et la générosité.
Aux institutions de la République ensuite d'assurer, par des mesures de soutien,
des compensations aux inégalités sociales. Mais à elles également de veiller à ce
que ces mesures de soutien ne puissent en aucun cas maintenir, voire encourager
subrepticement, la distinction ou la discrimination raciale.
Le Monde du 08/O3/01 :
Palamède à l'ENS !, par Claude Porcell
(...) Cependant, par conviction démocrate, je propose que TOUS les chats (ou chaent)
soient admis sur simple entretien, à la discrétion des directeurs ou des jurys nommés
par eux, dans la grande école de leur choix. Car enfin on ne saurait, en bonne
démocratie, décider à leur place s'ils veulent entrer à l'Ecole normale
(" supérieure "), à l'ENA, à Sciences-Po, à l'Essec, à Polytechnique ou à Sup-Elec,
voire directement au Commissariat à l'énergie atomique. Sciences-Po, changer pour que rien ne
change, par Renaud Dogimont
(...) S'il est de bon ton, pour toute institution, en ces temps de Canossa
intellectuel, de passer sous les fourches caudines de l'anti-élitisme, il
semble que cette tentative de populariser – dans la double acception du
terme – cet établissement ne soit qu'une dérobade florentine face aux
dénonciations redondantes d'atavisme intellectuel dont de telles écoles
sont la cible. (...)
Le Monde du 07/O3/01 :
Jean-Luc Mélenchon soumet à des
responsables éducatifs ses propositions sur
le collège unique.
(...) " Il faut qu'existent autour de
l'éducation nationale ces dialogues fracassants sans lesquels il n'y a pas de
démocratie ", a-t-il lancé en préambule de son propos à Toulouse. Avant d'en venir
au fait, quelques minutes plus tard :" Le grand thème du collège républicain, je
l'espère, nous agitera bientôt tous. "
Février 2001
Le Monde du 28/O2/01 :
Jack Lang annonce d'importantes mesures
de "rénovation" des IUFM.
(...) Le concours : tous les candidats aux concours du
second degré pourront bénéficier d'une préparation en
IUFM ; actuellement, ils sont sélectionnés. Pour les PE, à
partir de 2002, les épreuves d'admissibilité, qui ont lieu
aujourd'hui en mai, seront avancées en décembre et
concentrées sur les lettres et les sciences. (...) Pour le second degré, le ministre renvoie à plus tard l'évolution des
Capes. (...)
La Tribune du 22/O2/01 : Sans pouvoir économique, une langue régionale n'existe pas, par Alain Bentolila.
(...) Si l'on n'est pas prêt à transformer en profondeur les
structures sociales, économiques et culturelles, il faut se garder
d'introduire à l'école ces langues minorées. Cela relèverait de la
supercherie ; car l'école est le lieu où l'on forme intellectuellement des
enfants à affronter le vrai monde, on ne les y prépare pas à évoluer dans
un décor folklorique de carton pâte.
Libération du 10/O2/01 : Le ghetto des discours sur l'école, par Philippe Encrenaz et Eric Hassenteufel.
(...) La partie ne se joue donc que très peu entre la «Belette» pédagogique et le «Lapin» républicain : derrière eux, en effet, se tapit le Raminagrobis libéral, se réjouissant de la scène et se préparant, non sans impatience, à les croquer l'un et l'autre. (...)
Le Monde du 10/O2/01 : On ne change pas une discipline par décret, par Michel Fichant et Denis Kambouchner.
(...) Dès son retour Rue de Grenelle, Jack Lang a voulu y rétablir les droits du dialogue, les vertus de l'écoute et la nécessité de l'apaisement. Comment une confirmation à peine modifiée des programmes du 31 août 2000 s'accorderait-elle avec ce nouvel esprit ? Comment n'aurait-elle pas l'allure d'un brusque retour en arrière ?
Le Monde du 09/O2/01 : Le tollé provoqué chez les professeurs de
philosophie par les nouveaux programmes
oblige le ministère à revoir sa copie
(...) Enfin, les recommandations sur l'« apprentissage de
l'argumentation » ne sont pas davantage appréciées. La
dissertation – dont le maintien à l'examen est
unanimement demandé – « ne saurait se limiter à la
technique argumentative, à la mise en scène d'une
confrontation d'opinions, ni à la justification d'une opinion énoncée d'avance,
mais elle doit s'organiser autour du questionnement et de la problématisation
des points de vue », estiment les enseignants. (...) Le débat sur le collège unique est relancé au
ministère et dans les établissements
(...) « Ce n’est pas la gauche qui enterrera le collège unique
mais il ne faut pas se mettre la tête dans le sable, il faut
s’occuper des jeunes qui y sont en échec », résume un
membre du cabinet. (...)
Le Monde du 01/O2/01 : Des professeurs de philosophie protestent contre les nouveaux programmes
(...) Une réunion permettant à chaque
camp d'exposer ses arguments devait se tenir, mercredi 31 janvier, au ministère. «
S'il y a blocage, autant dire "on n'y arrive pas" et garder le programme de
1973 car le pire serait une pseudoréforme avec uniquement une nouvelle liste
de notions », estime Alain Renaut. (...)
Janvier 2001
Libération du 31/O1/01 : Les élèves entre injustices scolaires et diversité sociale, par Marie Duru-Bellat.
(...) Si aucune donnée fiable n'atteste une forte croissance de l'hétérogénéité entre
élèves, pourquoi ce thème est-il si prégnant chez les enseignants? (...)
Le Monde du 27/O1/01 : La première fédération d'enseignants affine son discours pédagogique
(...) Il « entre dans la mission du service public la responsabilité de faire accéder à des apprentissages sociaux qui, autrefois, étaient donnés par la famille, notamment tout ce qui fonde la vie en collectivité, la tolérance, le respect des lieux et des personnes », a souligné Monique Vuaillat en ouvrant les travaux à La Rochelle. (...)
Le Monde du 21/O1/01 : L'école et l'université vont être évaluées
(...) Polytechnicien, spécialiste en statistiques, conseiller-maître à la Cour des comptes depuis 1998, Claude Thélot a dirigé la direction de l'évaluation et de la prospective à l'Education nationale de 1990 jusqu'à sa dissolution par Claude Allègre en 1997. Le ministre voulait que l'évaluation soit faite par une instance indépendante et extérieure à l'administration. (...)
Libération du 20/O1/01 : Des «instits» formés à la va-vite
(...) Pierrette Slama, formatrice, ouvre son cours
de français: « On va travailler sur l'orthographe-grammaire très
très vite. Donc vous sortirez peu formés. Donc je vous suggère
vivement de suivre des modules de formation continue plus
tard. » La trentaine d'étudiants sourient. Savent-ils que le manque de
personnel empêche l'IUFM de délivrer toutes les formations prévues ? (...)
Var Matin du 16/O1/01 : L'épreuve anticipée de français critiquée
(...) Dans la foulée, les profs de lettres des A.-M. et du Var proposent que les écrits à l'épreuve de français soient également " revisités ". Pour que les trois sujets proposés au choix se réfèrent à un dossier de documents. (...)
Le Monde du 11/O1/01 :
"Derniers arbitrages attendus dans les prochains jours pour la rénovation des IUFM"
(...) L´ensemble des mesures liées à la rénovation des IUFM sont attendues en février, pour un début d´application à la rentrée 2001. (...)
Le Monde du 11/O1/01 :
"Education : la pacification, et après ?"
(...) Tous les partis politiques s´accordent pour considérer
l´éducation comme l´un des grands sujets des futures campagnes électorales. La droite
promet un nouveau projet tandis que la gauche est de plus en plus souvent accusée
d´être en panne d´idées. Pour tenter de combler ce vide, la Ligue de l´enseignement a
récemment choisi de lancer un "appel" auprès de tous les acteurs de
l´école(...)
Le Monde du 09/O1/01 : Un quart des élèves de sixième sont en grande difficulté scolaire
La nouvelle a été discrètement publiée sur le site Internet du ministère de
l´éducation nationale début décembre : le niveau des élèves de CE2 et de
sixième ne baisse pas. Il n´y a pas pour autant matière à claironner : on ne
peut pas dire non plus qu´il progresse.(...)
Le Monde du 09/O1/01 : Jack Lang envisage, pour la rentrée 2001, la création d´une dizaine de collèges expérimentaux
(...) Avec cette décision, le ministre de
l´éducation nationale relance la polémique entre les défenseurs des
"lieux protégés" et les partisans de l´innovation pour tous, qui
sont convaincus que la réforme peut se frayer un chemin dans le cadre
institutionnel actuel.(...)
L'Humanité du 08/O1/01 : L'" archipel " du capital, par Ricardo Petrella.
(...)De la même façon que les luttes sociales des XIXe et XXe siècles ont d'abord porté sur le salaire, le XXIe siècle verra sans doute s'affirmer des
actions pour l'appropriation des connaissances et la promotion de biens communs mondiaux en la matière, ce qui confère, entre autres, une grande responsabilité aux
syndicats agissant dans l'immatériel (éducation, médias, services publics...).(...)
Libération du 08/O1/01 : Le collège en panne d'orientation
Jack Lang l'avait annoncée pour septembre 2000 puis pour février
2001. Jeudi sur France 2, il a vaguement indiqué que la réforme
des collèges serait bouclée «avant trois mois», ce qui peut
allègrement mener après les vacances de Pâques et les municipales.(...)
Libération du 08/O1/01 : La sélection précoce, clé du succès chez les Bretons
C'est un rapport très officiel qui pourrait passer pour un pamphlet
contre le collège unique. En septembre 2000, l'Inspection générale
rend les conclusions de son enquête sur «l'enseignement dans
l'académie de Rennes».(...)