ACADEMIE DE TOULOUSE : LA CHASSE AUX LETTRES CLASSIQUES EST OUVERTE.



Université de Toulouse-Le Mirail
Faculté des Lettres
5, allées Antonio-Machado
31058 Toulouse cedex
Toulouse, le 17 avril 2007

Monsieur l’Inspecteur d’académie du Gers,
D.S.D.E.N.

Réf 07-003-C32

Objet : transformations de postes de Lettres classiques en postes de Lettres modernes


Monsieur l’Inspecteur d’académie,

Nous avons appris, après la réunion préparatoire au C.T.P.D. de mars dernier, que trois postes de Lettres classiques allaient être transformés en postes de Lettres modernes dans trois collèges : l’un à Aignan, l’autre à Eauze, le dernier à Auch (collège Carnot).

La raison alors avancée par vos services est le nombre excédentaire d’enseignants de Lettres modernes et l’obligation qu’aurait faite le rectorat de « rééquilibrer » les effectifs entre Classiques et Modernes.

Nous tenons en premier lieu à vous faire part de notre indignation devant la « solution » choisie et ce qu’elle peut révéler du mode de gestion des personnels…

Nous ne saurions ensuite ne pas rappeler que les enseignants de Lettres classiques sont aussi des professeurs de français, au même titre que les enseignants de Lettres modernes.

Il est intolérable de voir des postes de Lettres classiques ainsi rayés d’un trait de plume, alors même que les besoins sont bien réels en langues anciennes.

Ainsi l’administration départementale semble-t-elle avoir fait pression auprès de l’administration du collège Carnot pour que cette dernière demande la transformation d’un poste de Lettres classiques sur les trois que comptait jusqu’alors l’établissement, malgré les 18 heures de latin et de grec à assurer. Quant aux deux autres établissements, la demande de transformation pour celui d’Eauze paraît bien émaner du Principal, qui pourrait par ce truchement satisfaire une enseignante de Lettres modernes désireuse d’y rester en poste ; à Aignan enfin, la transformation du poste entraînerait la venue d’un professeur afin d’assurer 6 heures en C.S.D.

Nous craignons de voir la situation ci-dessus décrite se généraliser progressivement et souhaiterions avoir de votre part quelques précisions à ce sujet.

Nous vous remercions de l’attention que vous aurez bien voulu porter à ce courrier et vous prions d’agréer, Monsieur l’Inspecteur d’académie, l’expression de nos sentiments respectueux.

Les co-présidents
Régis Courtray, Jean-Christophe Deydier.


Copies : à M. le Recteur d’académie
aux chefs d’établissement (collèges d’Aignan, d’Eauze, Carnot d’Auch)
03/05/07