ACADEMIE DE BORDEAUX : 52 SECTIONS FERMEES


Entre 13 à 14% du potentiel des options aura disparu en deux ans. Pour le nouveau Recteur, William Marois, l’offre optionnelle de l’Académie “demeure anormalement élevée”, elle n’est pas prioritaire.

240 options liquidées.

L’annonce de la fermeture sèche de 287 options au groupe de travail CTPA a fait vivement réagir. Pour l’heure 56 mesures ont été revues et la lutte se poursuit.

Dans l’ordre des fermetures, les langues vivantes paient un lourd tribut avec 146 mesures : 62 en LV2, 35 en LV3, 33 en LV1.
C’est l’allemand qui subit de plein fouet les fermetures avec 61 mesures. Les langues régionales perdent 28 formations, les langues dites rares 26.

Les langues anciennes ne sont pas en reste avec 52 mesures de fermeture dont 46 en lycée !

Enfin les options non linguistiques perdent 41 formations plus particulièrement dans les disciplines artistiques (20 mesures) et dans les options scientifiques destinées aux séries L et maintenant ES.

Ce qui faisait une des rares richesses de notre académie ; la diversification des parcours, est en train d’être dilapidée. Ce n’est pas tant la nécessité d’ajuster l’offre aux besoins et aux évolutions qui est remise en cause que la volonté acharnée de détruire ce qu’il a fallu d’années de bagarre pour construire.

Pour la diversification des langues au collège, deux indicateurs confirment l’appauvrissement. D’abord un accroissement du nombre de collèges qui n’offrent qu’une LV1 (l’anglais) et une LV2 (espagnol). 13.7% de nos collèges étaient dans ce cas l’an dernier, 18.1% cette année. Dans les Landes plus du tiers des collèges sont concernés, la Dordogne s’oriente vers la même pente avec 11 collèges sur 38 dans cette configuration au lieu de six l’an dernier. L’autre indicateur c’est le gel de l’introduction d’une deuxième langue anglais 1 en 6ème.

Pour les langues anciennes l’impression dominante est leur mise au placard des antiquités. Selon le recteur, le latin a toute sa place dans les itinéraires de découverte au collège et pour lui, il n’est pas scandaleux de commencer le grec à l’université !

(Source : http://www.bordeaux.snes.edu/SNES-no136-3.pdf)
12/01/05