APPEL DU 18 JUIN DES PERSONNELS EN LUTTE D'ARGELES-SUR-MER


Le gouvernement, malgré un mouvement de près de huit semaines de grèves et de manifestations a refusé une véritable négociation et n'a accordé que des miettes sur la décentralisation et rien sur le projet Fillon.

Certes, nous avons été, nous sommes, matraqués par une avalanche de communications gouvernementales.

Ce sont les radios, la télé, les lettres et les livres de nos ministres qui nous matraquent. Ce sont les radios, la télé, les lettres et les livres de nos ministres qui cherchent à retourner l'opinion, toujours favorable à nos luttes. Mais le dernier mot est‑il dit ? L'espérance doit-elle disparaître ? La défaite est-elle définitive ? Non !

Croyez-nous, nous qui vous parlons en connaissance de cause et vous disons que rien n'est perdu pour le peuple de France.

Les mêmes moyens qui nous ont vaincus peuvent faire venir un jour la victoire. Car nous ne sommes pas seuls ! Nous ne sommes pas seuls ! Nous ne sommes pas seuls ! La lutte contre le libéralisme se construit dans tous les pays d'Europe et au-delà : beaucoup refusent que le service public soit une marchandise, que l'école soit privatisée et marchandisée et que la santé devienne la vache à lait des compagnies privées d'assurance.

Cette lutte n'est pas limitée au territoire malheureux de notre pays. Cette lutte n'est pas tranchée par le mépris du gouvernement à l’égard des grèves d'avril, de mai et de juin. Cette lutte est une lutte mondiale. Tous les échecs, tous les retards, toutes les souffrances, n'empêchent pas qu'il y a, dans l'univers, tous les moyens pour écraser un jour le libéralisme. Vaincus aujourd'hui par un gouvernement autiste, ­nous pourrons vaincre dans l’avenir par une mobilisation supérieure. Le destin de notre protection sociale, de notre société solidaire, est là.

Nous, personnels en lutte du collège d'Argelès-sur-mer, nous invitons les fonctionnaires, nous invitons les employés et les ouvriers du privé à continuer la lutte contre les projets gouvernementaux.

Quoi qu'il arrive, la flamme des luttes sociales françaises ne doit pas s’éteindre et ne s'éteindra pas.
17/06/03