LES MANIFESTANTS INTERPELLES DENONCENT LA "REPRESSION" DU GOUVERNEMENT


PARIS, 11 juin - 21h25(AFP
Les manifestants interpellés mardi soir à l'Opéra Garnier après la manifestation parisienne sur les retraites, qui se sont constitués en "collectif", ont dénoncé mercredi la "rafle" à leur encontre qui "s'inscrit dans la poursuite de la répression active" du gouvernement.
"Cette rafle s'inscrit dans la poursuite de la répression active exercée par un gouvernement à la sourde oreille et à l'encontre du mouvement social qui s'amplifie", écrit ce collectif dans un communiqué, constitué dans la soirée de mardi à mercredi par la soixantaine de manifestants interpellés à l'Opéra et place de la Concorde.
"Cet évènement non-violent s'est soldé par l'arrestation arbitraire de 60 personnes toutes issues des différents secteurs professionnels, de diverses associations ou syndicats: postiers, enseignants, cheminots, infirmières, employés de l'ANPE, RATP, intermittents du spectacle...", affirment-ils.
"Des procédures pour violences ont été entamées contre ces manifestants - pourtant non-violents - qui ont décidé de se constituer en collectif afin de faire valoir leurs droits et de s'organiser pour la suite du mouvement", ajoutent-ils.
Cinquante-sept des 65 manifestants interpellés mardi soir à l'Opéra Garnier et place de la Concorde devaient être relâchés mercredi dans la soirée, faute de charges pesant contre eux, a indiqué le parquet de Paris.
Six autres, arrêtés place de la Concorde, doivent être jugés jeudi après-midi en comparution immédiate au tribunal de grande instance de Paris : quatre pour violence contre un agent dépositaire de la force publique et deux pour incendie volontaire, selon le parquet.
12/06/03