VIOLENCES CONTRE LES ETUDIANTS A PARIS I -TOLBIAC


Les étudiant-es grévistes de Tolbiac sévèrement violenté-es par les forces de l'ordre

COMMUNIQUÉ 06-06-2003

Suite à la décision de la présidence de l'université de Paris I de ne permettre l'entrée du site de Tolbiac aux seul-es étudiant-es censé-es composer aujourd'hui, les étudiant-es grévistes, venu-es pour poursuivre les votes de report des partiels, se sont regroupé-es ce matin devant l'entrée de Tolbiac, sans pour autant la bloquer.
Celle-ci était déjà encerclée par les forces de l'ordre venues prêter main forte aux vigiles de l'université et qui n'ont pas hésité à charger violemment les étudiant-es grévistes. Une étudiante a eu le bras cassé et une autre a fait une crise de tétanie. La plupart s'est vue asséner coups de pied et autres coups de matraque.

A la suite de cet affrontement, des enseignant-es ont refusé de maintenir leur partiel, jugeant les conditions et la méthode de répression inacceptables. Ils ont rejoint les étudiant-es réuni-es en Assemblée Générale, au cours de laquelle le président de l'université, Michel Kaplan, a été vivement pris à parti.
Cette AG de plus de 1000 étudiant-es a décidé de poursuivre le vote du report des partiels entamé il y a deux semaines.
Pour sa part, SUD-Etudiant Paris I a demandé la démission de Michel Kaplan, qui porte une responsabilité particulière dans les violences de ce matin à l'encontre des étudiant-es grévistes. Et ce, d'autant plus que le président de Paris I, en dépit des grèves de transport et du mouvement étudiant sur Tolbiac, n'était prêt à aucune concession sur le report des partiels, allant même jusqu'à menacer les étudiant-es de ne pas réorganiser la session de Juin et donc de ne pas délivrer les diplômes.

Dans un contexte de durcissement du conflit sur la question des retraites, il semble que le gouvernement ait choisi la stratégie du bras de fer : la répression va bon train, ainsi que le prouvent les nombreuses interventions policières de ces derniers jours contre les piquets de grève.
Le fait que la préfecture de Paris n'a toujours pas donné l'autorisation pour la manifestation unitaire du 10 juin participe visiblement de la même stratégie de répression du mouvement social.

La fédération SUD-Etudiant condamne ces méthodes qui visent à criminaliser le mouvement social et qui cherchent à étouffer par la force la voix des syndicalistes. Nous ne nous laisserons pas impressionner par de tels agissements, dignes du thatcherisme triomphant : plus que jamais, ils sont le signe que le gouvernement est en train de perdre la bataille sur le terrain des idées. A nous d'imposer d'autres choix.


Source/auteur : SUD Etudiant
08/06/03