TRACT : PARENTS, SOYEZ VIGILANTS ! L'ECOLE DE VOS ENFANTS EST EN DANGER.


Décentralisation : L'école de vos enfants est en danger !


La décentralisation, c’est plus d'impôts locaux :
110000 fonctionnaires vont être transférés aux régions ou aux départements : les ressources financières et humaines dont disposent les régions et les départements sont extrêmement inégales. La décentralisation va, inévitablement, accroître ces inégalités : comment les budgets de ces collectivités vont-elles faire face à cette charge nouvelle sans augmenter les impôts locaux?

La décentralisation, c'est l'école à deux vitesses :
Seuls les régions et les départements riches seront capables de mettre en oeuvre une politique éducative ambitieuse. Les élèves scolarisés dans des régions à l'économie moins développée ou n'en ayant pas la volonté politique, courront le risque de ne plus avoir les mêmes chances que les autres.

La décentralisation, c'est la fin de l'éducation nationale :
Un décret du 6 mars dernier supprime le mot « national » dans toutes les dénominations du service public d'éducation. Ainsi il n'y a plus de ministre de l'éducation nationale, mais un ministre « chargé de l'éducation ». On se dirige à moyen terme vers une privatisation des services d'enseignement qui seraient assurés par des entreprises concurrentes (écoles privées), le ministère se contentant de définir un programme d'enseignement commun.

La décentralisation, c'est l'éparpillement des personnels :
Les assistantes sociales seront gérées par le département, les techniciens et ouvriers par la région ou le département, les médecins scolaires par la région... Aujourd'hui, ces personnels travaillent sous la même autorité : pourquoi casser des équipes qui fonctionnent ensemble et bien ? En quoi le fait d'éparpiller la gestion de tous les personnels va-t-elle amener plus de cohérence dans la politique des établissements ?

La décentralisation, c'est l'inégalité devant l'information :
Les trente délégations régionales de l'ONISEP (Office National d'Information sur les Enseignements et les Professions) vont être supprimées : le champ de l'information sur l'orientation, les formations et les métiers va donc être investi par des éditeurs privés (exemple : L'Etudiant) : l'information aux élèves sera donc payante. Le métier de conseiller d'orientation psychologue va disparaître.

La décentralisation, c'est moins de personnel dans les établissements scolaires :
Les assistantes sociales, les médecins scolaires, les conseillers d'orientation psychologues vont être dispersés dans les départements ou les régions. Ils vont disparaître totalement ou partiellement des établissements. Le contenu de leurs missions va être redéfini dans un sens plus réduit. Les personnels d'entretien seront moins présents puisqu'ils pourront également intervenir dans les salles des fêtes ou les gymnases.

La décentralisation, c'est la mort du service social et de la médecine scolaire :
Aujourd'hui, les infirmières scolaires travaillent en collaboration avec les assistantes sociales et les médecins scolaires dans la prévention des troubles de l'apprentissage et de l'échec scolaire. Demain, les infirmières isolées ne pourront plus faire le travail de repérage et de suivi des élèves en difficulté.

La décentralisation, ce sont des services de restauration ou d'entretien privatisés :
Les services de restauration, l'hébergement, l'entretien des locaux semblent particulièrement menacés : déjà plusieurs établissements (lycées ou collèges) ont un service de restauration privatisé. Qui informe les parents du risque d'augmentation des coûts des repas ?

PARENTS, SOYEZ VIGILANTS : LE DROIT A L'INSTRUCTION EST EN DANGER !

Collectif des personnels grévistes des établissements scolaires du Nord-Isère.

20/05/03